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La Bretagne des écrivains. De Vannes à Brest
Monot Alain-Gabriel
ALEXANDRINES
17,00 €
Épuisé
EAN :9782912319791
Extrait En guise de prologue MAUPASSANT SUR LES PAS DE FLAUBERT, DE VANNES À BREST par Édouard Passanmeau Pour nous balader en Bretagne, ne suivons pas les conseils des guides touristiques écrits, nous enseigne Maupassant, «par des commis voyageurs en kilomètres, avec des descriptions odieuses et toujours fausses». Et, ajoute-il, «ils mentent, ils ne savent rien, ils ne comprennent rien, ils enlaidissent, par leur prose emphatique et stupide, les plus ravissants pays». Bigre ! Prenons donc plutôt pour guides des voyageurs écrivains. Maupassant en l'occurrence ! Il parcourut en effet deux fois la Bretagne en suivant le même parcours que son cher Flaubert, son maître en littérature, évidemment. En septembre 1879, de Vannes à Brest, Dinard et Saint-Malo. Puis, en juillet 1882, de Vannes à Carnac, Penmarc'h, Audierne, la pointe du Raz et, enfin, Douarnenez. Il relata ses balades dans trois chroniques, Le pays des Korrigans, La pointe du Raz et En carême. Il en reprit l'essentiel dans En Bretagne qu'il publia dans Au soleil, un de ses trois recueils de récits de voyage. Oui, dans... Au soleil. La Bretagne lui en est pour toujours reconnaissante ! Comme Maupassant, visitons la région comme les «vrais routiers qui vont, sac au dos, canne à la main, par les sentiers, par les ravins, le long des plages». Et démarrons tôt le matin car, dit l'écrivain : «Partir à pied, quand le soleil se lève, et marcher dans la rosée, le long des champs, au bord de la mer calme, quelle ivresse !... Je me souviens d'un jour entre autres. J'allais le long de l'Océan breton, vers la pointe du Finistère. J'allais, sans penser à rien, d'un pas rapide, le long des flots. C'était dans les environs de Quimperlé, dans cette partie la plus douce et la plus belle de la Bretagne». La Bretagne de Maupassant c'est en premier lieu, comme celle de Flaubert, celle des sentiers dans les landes peuplées d'ajoncs qui vont se perdre dans l'Océan, loin des villes où passent les touristes. Mais c'est surtout un pays druidique dans lequel on peut être saisi par «l'effroi mystique qui fait trembler les dévots repentants», où le fantastique qui lui est cher peut surgir à l'improviste. En effet, «voilà le grand charme de cette contrée : elle est la nourrice des légendes. Mortes partout, les vieilles croyances demeurent enracinées dans ce sol de granit». C'est «une terre de religion ; il ne faut jamais plaisanter avec les croyances éteintes ; car rien ne meurt. Nous sommes [...] chez les druides, respectons leur foi !» Avec lui donc, allons «de Vannes à Douarnenez en suivant la côte la vraie côte bretonne, solitaire et basse, semée d'écueils, où le flot gronde toujours et semble répondre aux sifflements du vent dans la lande». Commençons par traverser le golfe du Morbihan «plein d'îles druidiques, mystérieuses, hantées», qui «portent au dos des tumulus, des menhirs, des dolmens, toutes ces pierres étranges qui furent presque des dieux». Visitons le vieux manoir de Sucinio, encore en ruines à l'époque, ce «château carré, flanqué de tours, debout, là, tout seul, entre ces deux déserts : la lande et la terre». Passons par Saint-Gildas «où semble errer le spectre d'Abélard» puis entrons par Locmariaquer «dans la patrie des druides». Visitons bien sûr «les champs de pierres de Carnac [...] qui semblent vivantes. Quand on les regarde longtemps, on les voit remuer, se pencher, vivre». Nous y apercevrons peut-être «l'enchanteresse Koridwen», vous savez, «la femme du Dieu Hu et la mère des korrigans». (...)
Résumé : Ce livre brosse les portraits de 35 écrivains, romanciers, poètes, auteurs de récits, vivant ou ayant vécu en Bretagne (5 départements). Ces écrivains sont décrits " en mouvement " dans le lieu le plus habituel ou le plus emblématique de leur vie en Bretagne. Chaque portrait est illustré par des citations éclairantes. Jean-Pierre Abraham (44, 29) ; Gilles Baudry (44, 29) ; Hervé Bellec (29) ; Louis Bertholom (29) ; Bernard Berrou (29) ; Hélène Cadou (44) ; René Guy ; Cadou (44) ; Tristan Corbière (29) ; Patrick Deville (44) ; Heather ; Dohollau (22) ; Yves Ellouet ; Claire Fourier (56, 29) ; Alexis Gloaguen (56) ; Jean Guehenno (35) ; Guillevic (56) ; Louis Guilloux (22) ; Paul Guimard ; Xavier Grall ; Hervé Hamon ; PJ Helias (29) ; Fabienne Huhel ; Hervé Jaouen ; Emilienne Kerhoas (29, 22) ; Michel Le Bris (35, 29) ; Marie Le Gall ; Arnaud Le Goueffec ; Philippe Le Guillou (29) ; Gérard Le Gouic (29) ; Yvon Le Men (22) ; Mona Ozouf ; Georges Perros (29) ; Henri Queffelec ; Yann Queffélec (29) ; Armand Robin (22) ; Tanguy Viel (29). Préface de Philippe Le Guillou
Elie Fréron, Max Jacob, Pierre-Jakez Hélias, Julien Gracq : les passerelles de la rivière Odet et les hautes tours de la cathédrale Saint-Corentin n'ont presque jamais cessé d'aimanter les écrivains les plus divers et les plus poignants - souvent les plus talentueux. Qui étaient ces auteurs ? Qui sont-ils encore ? Quelle vie ont-ils menée ? Quelle relation singulière entretiennent-ils avec la ville des faïenceries, où la mer, deux fois par jour, remonte jusqu'au pont du vieux théâtre, où le premier soleil du matin jette son rayon vif sur les pierres grises des anciennes demeures ? Quimper des écrivains nous entraîne dans la capitale de la Cornouaille finistérienne sous la houlette précise de celles et ceux qui ont sculpté des mots de fantaisie et des mots de gravité pour dire la vie secrète et merveilleuse, étrange et joliment décalée de cette agglomération décidément singulière.
Un homme qui fut un grand témoin de son temps est aujourd'hui porté disparu. Un écrivain qui représenta l'honneur des lettres françaises des années 30 aux années 70 n'est plus lu. Cet intellectuel brillant est partiellement méconnu jusque dans sa Bretagne natale.
C'est Durrell à Sommières, flânant sur le marché inondé de soleil avant de retourner écrire, à son maset. C'est Chabrol sur le mont Lozère, arpentant "sa" Cévenne à pas de géant. Et Daudet le Nîmois, jouant enfant sous la porte d'Auguste à la marelle. Le Gard, depuis toujours, aime les gens de lettres. Et ils le lui rendent bien, comme le rappelle ce savoureux ouvrage. Il y a ceux qui y sont nés, comme Marc Bernard et Jean Carrière, et ceux qui l'ont adopté: François Nourissier, ouvrant les portes de son château bohème d'Arpaillargues, ou Pierre Combescot devenu camarguais par l'entremise de Jean Lafont. Ainsi nourris de leur terre natale ou d'élection, les auteurs deviennent de formidables guides. On songe évidemment au plus célèbre d'entre eux, Robert Louis Stevenson, et à son Voyage avec un âne dans les Cévennes. Son récit, écrit en 1878, prouve encore aujourd'hui que les trésors ne sont pas seulement dissimulés dans les îles. "
Je suis un vieux Parisien depuis 1940. J'ai toujours aimé passionnément Paris. Si l'on pouvait se faire naturaliser parisien, je le ferais". Si Georges Brassens était Sétois d'origine, c'est à Paris qu'il choisira de vivre dès l'âge de 18 ans dans le quatorzième arrondissement. Grâce à la bibliothèque du quartier où il passera des jours entiers, il découvre la littérature et la poésie. Réquisitionné en Allemagne par le S. T. O. (Service du Travail Obligatoire) en 1943, c'est dans une impasse misérable qu'il viendra se réfugier pendant l'une de ses permissions, hébergé chez la fameuse Jeanne, qui deviendra l'héroïne de plusieurs de ses chansons. Il y restera 22 ans. Les premières années dans le plus grand dénuement (J'en ai gardé un certain sens de l'inconfort, dira-t-il plus tard) . C'est le temps des vaches maigres, de l'extrême pauvreté dans un Paris populaire, où l'on pouvait vivre encore sans eau courante et sans électricité. En dehors de tout conformisme social, Brassens refuse tout travail salarié et se consacrera à l'écriture et la lecture. C'est là qu'il écrira quelques-unes de ses chansons les plus célèbres qui font désormais partie de notre patrimoine. Les débuts seront longs et difficiles avant la rencontre avec Patachou en 1952 qui le fera sortir de l'ombre. Le Paris de Brassens vous invite à un parcours, sur les traces de Brassens entre la rue d'Alésia, l'impasse Florimont et la rue Santos-Dumont, entre les années miséreuses d'après-guerre et les années de succès dans le Paris noctambule des cabarets et des music-halls des années cinquante et soixante. Un parcours qui permet de percer les secrets de certaines grandes chansons comme La mauvaise réputation, Les quatre bacheliers, Chez Jeanne, Les copains d'abord, Les ricochets ... Cette balade, parsemée d'anecdotes, de témoignages et de déclarations de Brassens lui-même (extraites de différents entretiens) permettent de mieux comprendre le parcours d'un artiste à Paris au vingtième siècle, et aussi de tracer le portrait d'un de nos plus grands auteurs contemporains, héritier spirituel de Villon et La Fontaine, qui nous a légué une oeuvre sans équivalent dans l'histoire de la chanson française.
Ecoutez, c'est moi, le port de Marseille, qui vous parle. Gravissez les coupées de mes bateaux... je vous conduirai vers toutes les merveilles des hommes et de la nature", nous exhortait Albert Londres en 1926. Mais que nous importe cette invitation à faire le tour du monde, puisque le monde entier passe par Marseille ? Attablons-nous plutôt avec Joseph Méry autour d'une bouillabaisse alors qu'Alexandre Dumas, parti explorer le château d'If, décidera d'y enfermer Edmond Dantès. Découvrons le jeune Albert Cohen fraîchement arrivé de Corfou, tout émerveillé devant vitrines et cafés de la Canebière... Regardons alors défiler mille nations et mille aventures, et Tartarin s'embarquer pour le pays des lions, et Fabio Montale lutter contre le crime... Marseille des écrivains est un formidable guide pour voyager sans quitter cette cité inspiratrice des plus grands écrivains qui y sont nés ou qui y ont des horizons inconnus.
Baudelaire à Paris, c'est d'abord l'enfant heureux de la rue Hautefeuille, où il est né en avril 1821, puis le collégien du quartier Latin qui deviendra un jeune dandy, adepte d'une "vie libre" et fréquentant les milieux louches.