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Allitérations. Conversations sur la danse
Monnier Mathilde ; Nancy Jean-Luc ; Denis Claire
GALILEE
26,00 €
Épuisé
EAN :9782718606774
Une chorégraphe et un philosophe se rencontrent. Ce n'est pas un hasard: chacun pressent que son expérience propre passe aussi par celle de l'autre. De la danse à la pensée, une même et autre mise en jeu du corps, ce lieu de surgissement et d'échappement du sens. Ils ne cherchent pas à en construire une doctrine: ils se contentent d'échanger, de converser, après que la danseuse-chorégraphe eut inventé un spectacle dansé où le philosophe parlait (Allitérations). C'est un entretien, un pas de deux qui n'aurait pas de fin si la publication n'en mettait une, toute provisoire. L'amie cinéaste, qui les a filmés l'un et l'autre, prend part à la conversation. La question directrice, bien que discrète, voire secrète, serait celle-ci: pourquoi la danse semble-t-elle connaître aujourd'hui un temps d'invention particulièrement intense? Quoi donc, dans l'époque, appelle à cette pensée en corps, à ce corps éperdu de vérité? C'est tout sauf un supplément d'âme: c'est l'âme même, c'est-à-dire le corps rythmique, transi, attentif et abandonné, pensif.
Ce livre résulte d'une collaboration entre une photographe, une danseuse et un écrivain. Isabelle Waternaux a photographié Mathilde Monnier dansant, simplement nue, deux heures durant, dans un studio à Paris en mars 2001. De cette improvisation ininterrompue une centaine de photographies ont été prises, dont 38 sont réunies ici en une séquence accompagnée d'un essai-poème de Dominique Fourcade. Isabelle Waternaux, photographe, dont plusieurs oeuvres ont été achetées par le Fonds National d'Art Contemporain, ou la Bibliothèque Nationale de France, lauréate de la bourse "Villa Médicis hors les murs" expose sans interruption depuis 1991. Un ouvrage lui a été consacré par la Bibliothèque Nationale : "La confusion des genres", sous la direction de Philippe Arbaïzar, avec des textes de Thierry de Duve, Valérie Picaudé, Monique Sicard... Née à Mulhouse, Mathilde Monnier entre en danse "sur le tard" et se voit engagée à 19 ans chez Viola Farber, alors directrice du Centre national de danse contemporaine d'Angers. Partenaire de François Verret, au début des années 80, puis de Jean-François Duroure, avec qui elle fonde la Compagnie de Hexe, en 1985, elle entame une carrière solo en 1988 avec sa création "Je ne vois pas la femme cachée dans la forêt". Parmi ses oeuvres clés, rappelons "Chinoiserie", création conçue avec le clarinettiste de jazz Louis Sclavis, "Pour Antigone", en 1993, et "Nuit", en 1994, placées sous l'influence de l'Afrique. C'est en 1993 que Mathilde Monnier est nommée directrice du Centre chorégraphique national de Montpellier. Ses recherches sur l'inconscient la conduisent à travailler sur l'autisme (Bruit blanc) et la folie (L'atelier en pièces). Elle reçoit en juin 1999 le grand prix national des Arts du spectacle vivant par le ministère de la Culture et de la Communication... Dominique Fourcade a publié chez nous huit livres dont, tout récemment, "Est-ce que j'peux placer un mot ?".
La guerre a éclaté. Arin se retrouve au centre des affrontements, avec l'Orient comme allié et, pour ennemi, l'Empire qui l'avait réduit en esclavage. Il est enfin parvenu à fermer son esprit au souvenir obsédant de Kestrel, même s'il ne parvient pas tout à fait à l'effacer de sa mémoire. Mais sa décision est prise : il n'a plus que faire de celle qui, le croit-il, soutient l'Empereur envers et contre tout, malgré les innocents massacrés, malgré le danger qui menace Arin et les siens... Mais la vérité est tout autre. C'est loin au nord, dans un des nombreux camps de travail impériaux, que dépérit peu à peu Kestrel, fiancée déchue de l'héritier de l'Empire. Droguée - une façon de s'assurer de son obéissance -, elle risque de perdre un peu plus chaque jour, comme les prisonniers qui l'entourent, tout souvenir de sa vie passée. Déjà, plus au sud, les combats font rage, et les vies d'Arin et de Kestrel se retrouvent prises entre le marteau et l'enclume... Pour elle comme pour lui, l'heure est venue de jouer cartes sur table. Mais quand les enjeux sont aussi élevés, est-il vraiment possible de remporter la mise ? Dans un monde nouveau, né de l'imagination d'une auteure unanimement saluée pour son talent, découvrez les jeux de pouvoir, les coups de bluff et les enjeux vertigineux de la partie de poker menteur à laquelle se livrent deux espions pris dans les nasses de deux causes ennemies !
Quand une réputation de galeux vous colle à la peau, s'intégrer à la société apparait comme un défi insurmontable. Tout enfant qu'il est, le narrateur a bien conscience de l'injustice qui frappe sa famille ? lui l'étranger, lui le paria, avec sa tante Libby, son oncle Darren, sa mère morte et son grand-père prétendument timbré. Bâtard et anonyme, comme tous ces autres qui ne trouvent pas leur place, il cherche sa nature dans les espaces brûlants du sud des Etats-Unis, la bestialité à bras-le-corps. Et pour l'aider à tenir sur la route sauvage qui sinue sous ses pattes, il ne lui manque peut-être qu'un peu de cette tendresse humaine, celle qui rend l'exil plus doux.
L'étrange parfum des fleurs exotiques, la couleur des balisiers, la poétique de la toponymie, les formes tropicales transformées en forces, le cimetière qui est une plage, la trace sur le sable d'un enfant à venir, le pays natal où l'on n'est pas né, la vie sous l'eau, le regard d'un serpent, l'oeil d'un poisson flûte, la lenteur des animaux marins, les séquences d'une pêche miraculeuse, les lumières de la nuit dans un mouillage, l'ombre de Gauguin, la géométrie cosmique d'un squelette d'oursin, le surgissement d'un cercueil, la secousse d'un tremblement de terre, les temps de l'holothurie ou du colibri, le langage des bateaux, la déesse rousse du volcan, les lumières d'un vaisseau fantôme, la naissance de la nuit, la cérémonie d'une noce païenne, l'énergie du rayon vert, le partage des eaux avec une tortue, la furie d'un combat de coqs, la mélancolie du carnaval : la poésie est toujours autobiographique. Voici l'un de mes journaux.
Que puis-je faire d'autre aujourd'hui, pour camper ici, dans ce Collège d'études mondiales en création, la question si générale de l'altérité - peut-être la plus générale de la philosophie - que d'indiquer en commençant d'où - par où - je l'aborde? Donc, pour éviter des vues trop vagues et les banalités qui déjà nous menacent, de vous inviter à entrer dans la singularité - modeste - de mon chantier? Que puis-je faire d'autre, autrement dit, pour débuter ce périlleux exercice de la "Leçon", que de me justifier dans ma nature hybride: de philosophe et de sinologue? J'ai dit souvent, quitte à provoquer un haussement d'épaule chez mon interlocuteur, que, jeune helléniste à la rue d'Ulm, j'ai commencé d'apprendre le chinois pour mieux lire le grec... Nous disons si volontiers, en effet, que nous sommes "héritiers des Grecs". Mais, justement, la familiarité n'est pas la connaissance. Ce qui est "bien connu", disait Hegel, n'est, de ce fait, pas connu, weil es bekannt ist, nicht erkannt. Il faut, dirons-nous, de l'autre pour y accéder. Mais pourquoi le chinois? Pourquoi la Chine? Je n'avais, par famille et par formation, vraiment rien à voir avec la Chine. Mais justement...
Il y a une clé qui ne sèche jamais. Il s'agit de la clé qui déverrouillerait l'origine. La clé de la chambre interdite. On ne sait si elle est tachée de sperme ou de sang. On hésite toujours.