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Le Corbusier et le Japon
Monnier Gérard, Collectif,Bouissou Jean-Marie
PICARD
32,50 €
Épuisé
EAN :9782708407206
Aucun autre pays que le Japon n'a fait une telle place à Le Corbusier, à ses disciples et aux architectes qu'il a longtemps inspirés. Nulle part ailleurs, ses écrits n'ont été si rapidement traduits, publiés et commentés. Ce sont les jeunes architectes japonais, attirés par le prestige des textes de Le Corbusier, qui ont donné le départ d'un formidable intérêt pour l'agence de la rue de Sèvres; cet intérêt pour l'architecte était d'ailleurs sélectif, il laissait de côté aussi bien l'urbanisme que l'?uvre plastique du dessinateur ou du peintre, et combinait plusieurs images successives de Le Corbusier, qui était d'abord, dans les années 1920 et 1930, un "jeune héros", puis, après 1945, un "maître" du modernisme, et enfin, l'architecte de référence d'une nouvelle approche de l'espace qu'au Japon, en raison des conditions d'une intense démarche de modernisation, on expérimente avec passion. Jusqu'à présent cependant cette relation de Le Corbusier avec le Japon n'avait pas fait l'objet d'une étude. A côté des grandes sagas, celle de Le Corbusier en Amérique latine, celle de Le Corbusier en URSS, la relation de Le Corbusier avec le Japon était demeurée une page blanche, qui attendait son approche, son écriture, ses interprétations. C'est ce qu'apportent les travaux du colloque réuni à Tokyo en 1997, que nous présentons ici aux lecteurs de langue française.
Des édifices en nombre, en masse, qui au terme de trente années d'intense activité, logent une population croissante, équipent les villes, les périphéries, renouvellent les lieux de travail, les espaces de la distribution, des transports, des loisirs. Des procédés de construction bouleversés par l'industrialisation. Bref, dans ses formes bâties, la croissance. La période commence, entre 1967 et 1973, par de fortes innovations typologiques et techniques, et par des ruptures historiques: la formation des architectes quitte l'Ecole des Beaux-arts, tandis que s'achève le système académique d'accès à la commande publique. Après l'impact de la crise pétrolière et industrielle de 1973, effondrement de la production de logements, reconstruction des institutions de l'architecture et critiques de la modernité ne sont pas sans rapport avec les effets de la fin de la croissance. Mais l'engagement de l'Etat, dans les nouvelles orientations de l'architecture, tout au long de la période, est le fait marquant. L'action patiente et lucide de plusieurs hauts fonctionaires, parvient, entre 1967 et le début des années 1980, à imposer pour les commandes de l'Etat une politique de la qualité. Depuis 1980, des maîtres d'ouvrage attentifs ou même enthousiastes, et l'exemplarité affichée par les "grands travaux", entraînent la conviction d'un renouveau en France de l'architecture, qui prend une place nouvelle dans les missions du secteur public comme dans les enjeux des entreprises. Marquée par de violentes péripéties idéologiques et par le renouvellement des hommes, et aussi des programmes et des procédures - la décentralisation et les concours - cette période a une unité dans les édifices. Cette longue séquence est en effet dominée par des "oeuvres singulières", doublement singulières: parce qu'elles sont en général des équipements plus ou moins bien insérés dans le tissu existant, et parce qu'elles sont souvent marquées par la nouvelle compétition consécutive au bouleversement de l'accès à la commande. Cette étude est la première approche historique de l'activité d'architecture dans cette période récente, lorsque la procédure généralisée des concours conduit à l'émergence d'une nouvelle génération de chefs de file, interprètes d'une nouvelle modernité, dans une gamme qui va des actuelles approches technologiques à la production d'une esthétique de l'architecture publique et à la réhabilitation comme création.
La plupart des matériaux actuels de construction et des procédés mis en oeuvre sont récents et ont une origine industrielle. Cette mutation des techniques est restée en partie étrangère aux références culturelles utilisées dans les appréciations portées sur les édifices actuels. Ce livre souhaite réconcilier ces deux approches.
Après avoir été pendant longtemps au service de la pratique architecturale, l'histoire de l'architecture est devenue récemment un enjeu dans la légitimation culturelle d'une profession. Cette histoire elle-même, depuis le milieu du XIXe siècle, n'a cessé de gagner en autonomie : problématiques nouvelles, territoires et objets diversifiés posent à l'historien des questions fortes. En retraçant l'histoire de l'architecture jusqu'au développement de ses démarches les plus contemporaines, Gérard Monnier nous aide à mieux comprendre les orientations actuelles d'une discipline dont les enjeux esthétiques, mais aussi sociaux et politiques, se révèlent fondamentaux dans notre monde moderne.
Résumé : L'administration des Beaux-Arts, le Salon, la formation des artistes, les marchands de tableaux, les sociétés des amis des arts, la fonction du musée, le relais par l'Etat républicain de l'encouragement des artistes, et aujourd'hui le système de la Culture, la commande publique, le marché de l'art: voici la matière de cette étude, la première qui propose une histoire des institutions du monde des arts en France depuis la Révolution. Dans la perspective d'une histoire sociale des arts, elle montre la profonde transformation des doctrines et des pratiques dans le champ de l'art, depuis la liberté révolutionnaire conquise par les artistes jusqu'à la conception de l'art comme "service public" chez les républicains, depuis l'apothéose du Salon jusqu'à sa décadence, depuis 'économie de la copie jusqu'à la spéculation sur l'innovation de l'art. Histoire de la crise des "Beaux-Arts" et de l'unité de l'art, endémique depuis le milieu du XIXe siècle, chronique d'un retournement de la valeur du tableau, de l'usage à l'échange, inventaire des projets républicains qui orientent l'action de l'Etat après 1880, approche des moyens mis en oeuvre de 1936 à aujourd'hui pour que les arts plastiques disposent d'un espace plus large que celui du marché: l'auteur rassemble les éléments d'une histoire jusqu'à présent dispersée, montre les réussites et les échecs, et fait enfin le point sur la situation actuelle.
Arrivé au pouvoir en Brumaire 1799, Bonaparte se rendit vite compte que la seule solution aux querelles religieuses était un nouveau traité avec le pape. Après Marengo, il entama des négociations avec Rome, qui continuèrent jusqu'à la promulgation du Concordat en avril 1802. Ce nouveau livre traite de ces négociations, soulignant le rôle joué par l'abbé Grégoire et ses collègues constitutionnels. Se servant de nombreux documents inédits, trouvés aux Archives nationales et à la Bibliothèque de Port-Royal, Rodney Dean, docteur en Sorbonne et spécialiste de l'Eglise Constitutionnelle depuis plus de 20 ans, examine les idées religieuses, théologiques et politiques de ces ecclésiastiques révolutionnaires et gallicans et montre comment ils ont exercé une influence importante sur les négociations du Concordat et comment les évêques constitutionnels nommés à l'épiscopat concordataire se sont enfin réconciliés avec l'Eglise lors de la visite du pape à Paris en décembre 1804.
MARI: ville phare du Proche-Orient aux débuts de l'époque urbaine. C'est le premier exemple au monde qui donne l'image à la fois d'une ville nouvelle fondée à l'aube du IIIe millénaire et de ses métamorphoses au cours des douze siècles de son existence; le premier exemple d'une cité qui, pour exister dans un milieu désertique et remplir sa fonction - le contrôle d'un important trafic commercial entre les montagnes du Taurus et la plaine babylonienne -, doit entièrement aménager la région pour assurer sa survie et permettre les échanges par voie d'eau. Née vers 2900, elle s'installe, pour se protéger des inondations, derrière une digue circulaire qui commande le système défensif et toute l'organisation urbaine; elle développe rapidement des activités manufacturières qui lui assurent une position-clé dans l'essor de la métallurgie du cuivre et du bronze. Si l'histoire de ses démêlés avec les autres puissances orientales n'est qu'entrevue au milieu du IIIe millénaire (à l'époque d'Ebla) et assez bien connue pour les quarante dernières années de son histoire seulement, l'exploration archéologique, quant à elle, a mis en évidence l'existence de trois villes successives, fondées ou reconstruites après un abandon ou un désastre militaire, toutes trois représentatives d'une période caractéristique: l'essor et l'expansion de l'urbanisation au début du III millénaire, le premier empire mésopotamien connu au XXIVe siècle et le monde des cités rivales du début du IIe millénaire. C'est la modification des équilibres économiques et la montée en puissance de Babylone sous la conduite de Hammurabi qui entraîna au XVIIIe siècle la ruine définitive de la cité. Les palais et les temples, les maisons et les ateliers, les remparts et les rues ont révélé l'univers d'une des plus anciennes cités d'Orient dans toute sa complexité et sa diversité; mais c'est surtout l'homme oriental qui, réapparaissant sous de multiples facettes - artisan, artiste, architecte, urbaniste, entrepreneur, commerçant, soldat, croyant... -, exprime la maîtrise de son emprise sur le monde.
Résumé : L'ouvrage offre l'occasion d'actualiser et d'approfondir les connaissances sur François-Joseph Bélanger (1744-1818), l'un des architectes les plus talentueux de son temps. Il excella tout particulièrement dans la conception de l'habitat et des jardins, livrant alors quelques-unes des demeures les plus remarquées de l'Ancien Régime. Mais Bélanger ne fut pas seulement le chef d'orchestre des plaisirs d'un monde finissant : au cours de sa carrière, il traita aussi les programmes les plus divers tels que lotissement, halle, abattoir, bains publics ou encore salle de spectacle. Parallèlement, il mit ses talents au service de la sphère domestique en créant les décors intérieurs les plus originaux du temps.
Le siècle carolingien a été court. L'ordre politique et social se disloqua et sombra après 880. Ce naufrage ne peut abolir le projet de société que les clercs avaient élaboré. Dans ce schéma, la religion cimentait toute la construction sociale. Par le baptême reçu dans les premiers mois de la vie, l'enfant devient simultanément fils de l'Église et sujet de l'Empire. Tous apprennent le Notre Père et le Credo, symboles d'adhésion à la foi officielle. Les uns ont reçu la tonsure monastique ou cléricale et renoncé au mariage et au monde. Les laïcs se marient, mais désormais ils doivent choisir leur femme en dehors de leur parenté et la garder quoi qu'il arrive. Les nobles, qui ont reçu une éducation militaire et religieuse plus soignée, comme l'a décrite la princesse Dhuoda, conduisent les affaires du monde et font la guerre. Ces grands échappent à l'autorité de leur curé, qui s'exerce sans partage sur les paysans de sa paroisse. Pour eux, la dîme; messe et repos obligatoires, le dimanche; communion aux grandes fêtes après des jours de jeûne et de pénitence. L'évêque, le comte et les missi surveillent la pratique. Les récalcitrants sont soumis à la pénitence publique ou excommuniés. Cet aspect totalitaire et coercitif s'avère le plus déplaisant de la chrétienté carolingienne. Mais les germes d'évolution apparaissent. Le développement du culte des saints et des reliques, des pèlerinages, les premières étapes de la piété mariale, constituent autant d'amorces qui s'épanouiront plus tard. Encore fragiles, mais riches de promesses, les balbutiements d'une spiritualité du mariage, les progrès de la confession, la pratique de la communion plus fréquente, autant de germes d'une piété laïque plus personnelle et plus autonome. La chrétienté carolingienne est bien la mère encore rude de la chrétienté médiévale, qui deviendra plus humaine et plus raffinée. Charlemagne apparaît dans la mémoire des hommes l'idéal du prince catholique et son empire, le modèle de la société chrétienne. Il faut attendre saint Louis, pour que les hommes conçoivent un roi plus chrétien et une société plus évangélique.