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Monde commun : des anthropologues dans la cité N° 8 : Guerre civile
Mermier Franck ; Monsutti Alessandro ; Nechi Seif
PUF
18,00 €
Épuisé
EAN :9782130842323
La résurgence de la notion de guerre civile pour qualifier des réalités très hétérogènes allant des guerres internes, souvent à dimension internationale, aux situations de conflits politiques, sociaux et culturels, suscite des interrogations sur sa pertinence. Ce numéro de Monde commun a pour ambition d'aller au-delà des catégorisations, qu'elles relèvent des sciences sociales ou du droit international. Il propose de revisiter l'actualité des guerres contemporaines, de l'Afghanistan au Yémen, en passant par la Syrie, l'Ethiopie et la Birmanie, en retraçant les lignes de force, les dynamiques et les représentations vernaculaires de ces conflits hors du cadre géopolitique par lequel ils sont souvent perçus, tout en tissant des parallèles entre les guerres de l'ex-Yougoslavie et celle d'Ukraine. Il nous plonge aussi dans les réalités contrastées des Etats-Unis et de la Colombie où des antagonismes politiques, sociétaux et raciaux, attisent les braises de conflits jamais vraiment éteints.
Les Souks, porte de la ville". C'est bien là le propos de ce livre : pénétrer dans Sanaa, comme autrefois le voyageur, par Bâb al-Yaman, la porte sud de la cité, la seule qui n'ait pas été détruite après la Révolution de 1962. Depuis, la ville s'est développée au-delà de ses remparts, et dépassera bientôt le million d'habitants. Cette voie d'accès peut donc sembler bien étroite et ne conduire qu'à une borne témoin, celle d'une société citadine qui serait à présent confinée dans la cité intra-muros ou noyée dans la masse démographique des émigrants. Ce serait oublier que le souk, en tant que système, ne peut se réduire à quelques arpents de terrain bien délimités mais qu'il figure, par bien des aspects, un mode d'échange et un mode de relation sociale qui irriguent la société tout entière... Ce livre vise donc plusieurs objectifs : déterminer la place et le statut de la société citadine, en isoler ses formes d'expression sociales, culturelles et politiques, rendre compte de l'organisation socioprofessionnelle des souks tout en tentant de retracer certaines évolutions de la société yéménite.
Après la fin de la guerre au Liban (1975-1990), la loi d'amnistie de 1991 a imposé une forme d'amnésie officielle dont l'objectif était de protéger de toute poursuite judiciaire les principaux chefs communautaires, ralliés à l'époque à la Pax syriana. Le sort des centaines de milliers de victimes et de disparus était ainsi porté au passif d'une politique pariant sur le baume de l'oubli et sur la "reconstruction". Les traumatismes engendrés par ce long conflit dévastateur se sont cependant infiltrés dans le corps collectif pour entretenir les lignes de fracture de la guerre. Et cette fragmentation confessionnelle et territoriale de la mémoire ne pouvait qu'être avivée par la violence politique récurrente qui s'est accrue après l'assassinat de l'ancien Premier ministre, Rafic Hariri, en février 2005. Les études rassemblées dans cet ouvrage apportent des informations inédites sur les pratiques mémorielles dans le Liban d'aujourd'hui et, plus généralement, enrichissent la réflexion sur leurs enjeux. Y sont abordés des sujets occultés, ignorés, voire tabous, qui sont autant de noeuds à défaire pour éclairer l'histoire du Liban de 1975 à 1990, ruais surtout pour contribuer au travail de mémoire que beaucoup de Libanais appellent de leurs voeux.
Résumé : Beyrouth et Aden ont été ravagées par des conflits internes et externes : la première dans les guerres qui s'y sont succédé entre 1975 et 1990, la seconde dans la lutte fratricide de 1986, puis dans l'affrontement entre le Nord et le Sud du Yémen en 1994. Leur destin, radicalement transformé par la violence politique et communautaire, illustre de manière exemplaire le statut de la ville dans l'Orient arabe comme espace disputé. Les territoires urbains peuvent se changer en véritables champs de bataille ou faire l'objet de guerres plus silencieuses entre modes de vie concurrents, ce qui contribue dans les deux cas à reconfigurer les lieux et les centralités. Alliant coups de sonde historiques, réflexions théoriques et expériences du quotidien, Franck Mermier propose de reconsidérer la notion d'urbanité en la saisissant à travers les expressions culturelles de la ville. A l'urbain générique il substitue le citadin avec ses ancrages historiques et sociologiques différenciés. Ce faisant, il retrace à travers des lieux et des moments emblématiques son propre itinéraire d'anthropologue.
La Nakba n'est pas un souvenir. Elle est une structure, une matrice de sens et de silences, de résistances et d'effacements. Comment penser une culture lorsqu'elle se construit sur une absence ? Sur une perte initiale - celle d'une terre, d'un chez-soi, d'un avenir ? Dans cet essai majeur, l'anthropologue palestinien Ismail Nashef explore les fondements affectifs, symboliques et politiques de la culture palestinienne contemporaine. Il y déploie une lecture radicale et novatrice : la culture palestinienne n'est pas seulement marquée par la perte, elle est structurée par elle, particulièrement depuis les accords d'Oslo et l'affaiblissement des perspectives politiques qui ont suivi. Avec la rigueur du chercheur, l'acuité du témoin, et la sensibilité de l'écrivain, Nashef analyse les effets de la dépossession dans l'art, la littérature, l'espace urbain ou encore les récits collectifs.
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.
Héraclès, Thésée, Jason, Athéna, Zeus... Tous ces héros et ces dieux nous sont familiers, mais connaît-on véritablement les mythes qui s'attachent à leurs noms? Pourtant, Ceux-ci revêtent une importance considérable pour qui se passionne pour l'histoire de la pensée humaine. Mais l'intérêt de les connaître concerne aussi chacun d'entre nous. Constamment repris, réutilisés dans la littérature antique, médiévale, mais également contemporaine, ils sont devenus des références que nul ne peut ignorer, un patrimoine que chacun se doit de connaître. Pierre Grimal, grand spécialiste des études latines, n'a pas eu pour objectif de proposer un système explicatif de ces mythes, mais de les faire connaître et d'apporter ainsi des éléments indispensables à la compréhension de nombreux textes et oeuvres d'art. Fruit d'un colossal travail d'inventaire et de classement des textes, ce dictionnaire est d'un abord simple, clair et précis. Classés par ordre alphabétique, les mythes sont accompagnés des références des textes qui en font mention. Complet et pratique, cet ouvrage publié en 1951, réédité de très nombreuses fois, est toujours précieux.
La perte d'une personne aimée est toujours éprouvante et trop souvent aboutit à des perturbations émotionnelles durables et profondes, en particulier à de l'angoisse et de la dépression. Ce livre, troisième et dernier de l'oeuvre que John Bowlby a consacré au concept de l'attachement, décrit les réactions des enfants et des adolescents à la perte d'un parent en les comparant aux réactions des adultes à la perte d'un conjoint ou d'un enfant Une attention toute particulière est accordée aux perturbations du deuil aux différents âges et aux événements récents ou anciens qui les favorisent Les différents types de réactions ainsi que les circonstances qui aboutissent à des évolutions favorables ou perturbées s'avèrent être semblables à tous les âges. John Bowlby intègre à la théorie psychanalytique les notions les plus récentes tirées de l'éthologie, de la cybernétique et de la psychologie cognitive. Sa pensée stimulante est parfois controversée, mais elle a le mérite de conduire les cliniciens à une réflexion renouvelée sur les notions de perte, de deuil, de dépression, permettant des approches thérapeutiques nouvelles.