Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Participation et asymétries dans l'interaction institutionnelle
Mondada Lorenza ; Keel Sara
L'HARMATTAN
35,50 €
Épuisé
EAN :9782343117492
Ce volume étudie différentes formes d'organisation de la participation dans des interactions institutionnelles. Il se focalise sur les échanges présentant une asymétrie entre professionnels et profanes. Les analyses détaillent les conséquences des choix de format d'action et d'organisation de la séquence sur la participation qu'ils peuvent induire (ou empêcher). Les auteurs développent les enjeux conceptuels et empiriques d'une analyse interactionnelle qui s'intéresse à la manière dont le cadre institutionnel est à la fois établi et subverti par le participant censé occuper une position asymétrique — tels le patient dans la consultation médicale, le citoyen dans un débat participatif avec des professionnels de la politique, le client dans une interaction professionnelle spécialisée, l'aphasique dans une interaction avec des locuteurs non aphasiques, ou le demandeur d'aide dans des services sociaux. S'inscrivant dans le domaine de l'analyse conversationnelle et de l'ethnométhodologie, le volume offre, d'une part, une présentation détaillée de la manière dont ce courant a abordé les interactions institutionnelles avec leurs caractéristiques spécifiques, et des conséquences importantes pour leur approche en sciences du langage et en sciences sociales. D'autre part, il propose une démarche méthodologique fondée sur une analyse systématique des formats d'action, des tours et des séquences, qui illustre de manière exemplaire la démarche de l'analyse conversationnelle multimodale fondée sur des enregistrements vidéo et des transcriptions détaillées. En proposant huit études monographiques sur des interactions en contexte médical, politique et commercial, le volume montre comment la question de la participation se pose de manière cruciale dans les interactions institutionnelles asymétriques. Les études montrent comment cette asymétrie est établie et reconnue par les participants mais aussi comment elle est transformée, subvertie, ou déjouée, à travers des formats séquentiels spécifiques, par lesquels citoyens, patients ou clients parviennent à initier un cours d'action ou répondre à une action de manière à rétablir leurs droits et leurs occasions de participer. Ce faisant, il répond aussi à des enjeux sociétaux contemporains fondamentaux.
Les Bateliers de l'Ebre évoque la disparition d'une ville située au confluent de l'Ebre et du Sègre, qui fut naguère le centre d'un important bassin minier et d'un immense trafic fluvial avant d'être condamnée à être engloutie sous les eaux d'un barrage. Au rythme des guerres coloniales, des rébellions anarchistes, de la guerre civile puis des années difficiles du franquisme, une foison de personnages inoubliables peuples les rues de la ville, le quai des Veuves, le casino de la Roda, la place d'armes et les Ilaüts, ces felouques qui sillonnent l'Ebre chargées de lignite. Le vieil Arquimedes Quintana, patron de Ilaüt et prince du fleuve, Honorat del Rom, apothicaire rebelle, le peintre Aleix de Sagarra, la famille Torres y Camps qui, du salon des vierges martyres, règne sur la ville, composent une mémoire collective tourbillonnant au vent d'un passé riche en heurs et en malheurs. Avec une fougue littéraire hors du commun, Jesús Moncada a écrit une épopée bigarrée, une magistrale fresque narrative pleine d'humour et de nostalgie, qui classe d'ores et déjà Les Bateliers de l' Ebre parmi les grandes oeuvres de la littérature catalane contemporaine.
Atallah Marc ; Heudin Jean-Claude ; Mondada France
Résumé : Dignes héritiers d'une tradition symbolique que l'on peut faire remonter à l'Antiquité gréco-romaine ? voire à la civilisation égyptienne ?, les robots doivent originellement leur nom à l'écrivain tchécoslovaque Karel Capek et à sa pièce de théâtre R.U.R. (Rossum's Universal Robots), écrite en 1920 et jouée pour la première fois en 1921. Depuis lors, ces êtres de métal ? initialement des " travailleurs-esclaves " décidant de se rebeller contre leurs " employeurs-maîtres " ? ont à tel point contaminé les récits de science-fiction qu'il semble aujourd'hui difficile de ne pas pouvoir en citer quelques modèles illustres : la femme mécanique de Metropolis, le jeune Astro Boy doté d'un c?ur nucléaire, les robots positroniques d'Isaac Asimov, les répliquants-simulacres de Blade Runner, les machines dénuées d'émotions de Terminator, les êtres modulables de la saga Transformers, ou encore le robot-écolo émouvant du film WALL-E. Or, et même si les études sur cette figure paradigmatique de l'humanité moderne sont légion, il manquait un ouvrage rappelant que le robot, dans les productions fictionnelles, doit avant tout être considéré comme une métaphore ? au sens donné à ce terme par Paul Ric?ur ? de l'être humain tel qu'il se définit à l'aune de certains modèles philosophiques ou technoscientifiques. Autrement dit, le robot est une figure anthropologique dont le visage nous renseigne, au cours du temps, sur l'image que nous nous faisons du nôtre. Cet ouvrage, publié à l'occasion de l'exposition " Portrait-Robot " présentée à la Maison d'Ailleurs entre juin 2015 et janvier 2016, se compose de deux essais ? le premier par le scientifique Jean-Claude Heudin et le second par Marc Atallah, directeur de la Maison d'Ailleurs ?, tout en accordant une place de choix à la riche iconographie provenant du fonds documentaire exceptionnel du musée de la science-fiction, de l'utopie et des voyages extraordinaires.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.