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Lémistè Tome 2 : Partition noire et bleue
MONCHOACHI
OBSIDIANE
17,00 €
Épuisé
EAN :9782916447674
Le premier volume du cycle Lémistè, sous-titré "Liber America", était une approche par la parole de l'univers culturel et langagier du monde amérindien, à travers le choc entre les cultures européenne, africaine et caraïbe, qui se traduisit notamment, du point de vue de la langue et donc de la littérature, par l'invention à travers le créole d'une langue particulièrement sensuelle. Dans le présent volume, Partition noire et bleue, Monchoachi explore, à sa manière, le continent africain, sa puissance symbolique, son énergique vitalité. La grande originalité de la prosodie de ce livre, ? où l'incantation la plus mystérieuse et la réalité langagière la plus immédiate et triviale répondent par la parole poétique au génie tragique de l'Afrique, ? est de métaphoriser par une langue particulièrement riche et parleuse ses rites, ses masques, toute cette force merveilleuse qui "consiste à être relié par toutes les fibres du corps aux puissances de l'univers ". Monchoachi magnifie le Continent noir et ses riches cosmogonies face à l'emprise étouffante et froide de "la rationalité rapetissante, standardisante, nivelante, le fatalisme morne généré par un culte obtus rendu à l'évolutionnisme...". Un livre qui s'inscrit dans le continuum d'une incroyable et fascinante entreprise langagière. C'est à la fois le livre d'un explorateur, d'un penseur, d'un ethnographe aussi bien, mais par-dessus tout un grand poème fondateur.
Résumé : Après avoir atterri dans un univers de fantasy, Mika, jeune otaku humaine, obtient comme tout le monde un pouvoir, celui de reproduire des ouvrages magiques. Elle devient alors imprimeuse de grimoires ! En plus de faire fructifier son business d'une poigne de fer, elle espère secrètement trouver parmi tous ces sorts, celui qui la ramènera dans notre monde.
Ce volume, à l'architecture complexe, ouvre un cycle poétique nouveau chez Monchoachi ; nouveau par son ampleur, nouveau par son universalité. Les thèmes, plus ou moins visibles aussitôt (la mort, le temps, la terre, la parole, la vérité) s'imposent et se développent tout au long du chemin tracé ici à travers les mythes du monde, les magies, les rituels cérémoniels - en partie recouverts et masqués aujourd'hui par ce qu'on nomme la Civilisation. Mais c'est en poète que Monchoachi pénètre, pour les vivifier, ces arcanes de l'homme. Et il les subjugue par la force conjuguée de sa double langue (le créole et le français), par le magnétisme de sa parole et la richesse infinie des rythmes et des variations musicales qui la scandent...
La thèse du Terrorisme à l'état gazeux est que la crise pandémique est plus que sanitaire : la puissance du coronavirus est aussi la puissance d'une métaphore. Oui, lorsque nous nous représentons cet agent microbien comme un " ennemi invisible et insaisissable " (discours d'Emmanuel Macron du 16 mars 2020), nous commettons une métaphore, c'est-à-dire un mensonge littéraire ; mais il est rare que les mensonges de ce genre ne murmurent pas une vérité. Notre civilisation produit des virus mutagènes et des barbares vaccinés : c'est dire qu'elle n'a au fond plus d'autre ennemi qu'elle-même. Certes elle se fortifie dans l'adversité, tout fléau la provoque à de nouvelles mutations et fait le jeu, en fin de compte, de sa propre stratégie. Nous n'avons certes pas à craindre pour elle, mais pour nous-mêmes. Nous avons à craindre le sort toujours moins respirable que fera aux individus la logique toujours plus implacable de son fonctionnement.
Un seul poème, trente-trois rebonds le long des rives du fleuve-frontière Amour (par exemple) où s'embusque le léopard des neiges. Trente-trois salutations aux forces sauvages qui donnent élan et s'arrachent aux méandres de la mélancolie. Une voix souple et prudente s'adresse au fauve aux aguets, salue à sa splendeur menacée de capture et de disparition, concentré dans sa chasse, loin de la solitude des dangereuses foules humaines... En contrepoint, le dessin espiègle de Sébastien Pignon, s'épèle comme on jette par-dessus l'épaule ce qui entravait la marche et le saut". Dessins de Sébastien Pignon
Cet ultime recueil de poèmes, achevé quelques mois avant sa mort, Petr Kral avait choisi de l'accompagner lui-même, avec trois dessins d'une extrême rigueur qui font écho à la fermeté qui caractérisa et sa vie et son oeuvre. Cette manière d'intransigeance, on la retrouve dans sa prosodie si particulière construite sur l'alliance d'un réalisme imparable (cru même) et d'un humour teinté parfois de nonsens qui explicite l'absurdité des situations, des relations, des échanges. Marqué par Hrabal, Hasek, le Surréalisme et le cinéma muet (il écrit la-dessus des livres qui ont fait date), Kral élabore des saynètes qui dessinent un univers mélancoliquement banal que seul l'humour grinçant rend habitable...