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MON CAMELEON
MIOMANDRE (DE) F.
ARBRE VENGEUR
17,00 €
Épuisé
EAN :9791091504560
L'idée m'est venue de classer l'humanité en deux espèces, nettement antagonistes : d'un côté ceux qui aiment le caméléon, de l'autre ceux qui n'y comprennent rien. Je me suis aperçu, en effet, que la première espèce se caractérisait par l'ouverture de l'esprit, la générosité, le sens de la beauté, la rêverie, bref l'esprit de poésie et de musique ; alors que l'autre comprenait les profiteurs, les jaloux, les hypocondres, les insensibles, les saturniens et les mégalomanes. D'une prose impeccable parcourue d'une légère ironie et d'un humour malicieux, cette fantaisie autour d'un animal aussi célèbre que méconnu possède la double qualité de tout nous dire sur lui en révélant cette joie unique d'aimer un être que l'on découvre jour après jour. Et de nous rappeler aussi quel merveilleux écrivain était Francis de Miomandre. Déposez ce livre sur votre table de chevet : il ne changera pas de couleur, mais peut-être son silencieux caméléon hantera-t-il vos rêves. Vous saurez alors que vous avez été envoûté par l'étrangeté de son vert et son merveilleux mystère.
Cervantès Miguel de ; Miomandre Francis de ; Roull
Résumé : Gloire à l'ingénieux hidalgo Don Quichotte de la Manche et à son fidèle écuyer, Sancho Pança ! Et honte sur l'infâme imposteur Avellaneda, dont les récits apocryphes souillèrent l'épopée grandiose. Qu'à cela ne tienne, l'aventure recommence. Le digne successeur d'Amadis de Gaule parviendra-t-il à briser le sortilège qui pèse sur Dulcinée ? Ce brave Sancho gouvernera-t-il un jour cette île qu'on lui a promise, en récompense de ses services ? Le monde se pliera-t-il enfin au désir des fous et des poètes - pour qu'il soit comme dans un livre ?
Adieu, vieille Europe qui te crois jeune, tâche d'inventer une machine à vapeur pour confectionner de belles femmes, et trouve un nouveau gaz pour remplacer le soleil. Je vais en Orient ; c'est plus simple". Virata Sing, le rajah de Mazulipatam, lui, emménage au Ritz, s'éprend d'une "petite fille" originaire de l'Est de l'Europe et décide de s'installer dans la capitale. S'accordant progressivement au rythme de la vie parisienne, il perd ses valeurs et son identité, comme les perdent les gens de sa suite et le prince régent qui était venu le convaincre de rentrer dans son royaume...
Miomandre Francis de ; Quiriny Bernard ; Lejonc Ré
Résumé : Qui a dit que voyager en métro tenait du déplacement anodin ? Quand le héros de ce roman méconnu décide de prendre la direction Etoile pour rejoindre une fête entre amis excentriques, il n'imagine pas qu'il va croiser, dans une rame déserte, le visage bouleversant d'une jeune femme. Comme le destin s'en mêle, il est stupéfait, revenu à la surface, de faire la connaissance de l'inconnue, la diaphane Bellatrix, avec laquelle il passera deux heures qui changeront le cours de sa vie. C'est le début d'un voyage imprévu, celui d'une vie entière placée sous le signe, parfois douloureux, de la passion amoureuse, une passion faite, comme le métro, de stations qui se succèdent jusqu'au terminus. Francis de Miomandre savait, comme nul autre écrivain, "emballer les choses sérieuses dans des papiers de soie colorés" : il le prouve avec ce sublime, fantasque et mélancolique roman d'amour qui est aussi un chant sur ta fuite du temps. Le moment est venu de redescendre dans le sous-sol de Paris pour entendre sa voix nous conter cette ode aux étoiles.
Publiés dans la presse à un rythme soutenu, les contes de Mirbeau ont souvent été négligés par leur auteur qui les prétendait alimentaires... Et pourtant quelle nourriture pour l'esprit ! Leur exhumation par sa veuve a permis de redécouvrir à quel point ils étaient subversifs et drôles. Composés pour une presse bourgeoise, ils s'en prennent à la bonne conscience, au confort moral et intellectuel de lecteurs qu'ils espèrent bousculer. Car l'auteur du Journal d'une femme de chambre n'a jamais renoncé à effaroucher ces hommes qui ruminent dans un troupeau voué à l'abattoir sinon aux urnes... Grand démystificateur mais surtout écrivain brillant dont la modernité impressionne, il manie le tragique, le comique et te grinçant pour s'en prendre au cynisme, au cléricalisme, à l'hypocrisie, au nationalisme : à l'insondable bêtise en somme. Polémiques, radicaux, ces textes témoignent de la vigueur de l'un des auteurs les plus saisissants et les plus inspirés de la supposée "Belle Epoque"...
Que se passe-t-il quand un écrivain, par nature voué au confinement quotidien, se voit rejoint par l'ensemble d'une population qu'on invite à rester cloîtrée ? Au pire il écrit ce qui lui arrive pour constater que ses congénères font comme lui et se racontent à grand renfort d'adjectifs égotistes et d'évidences narcissiques. Engagé dans L'Autofictif depuis treize ans, Eric Chevillard a pris l'habitude de concentrer en quelques phrases l'expérience d'une journée ou d'un moment, faisant d'une contrainte une stimulation. Avec Sine die (à l'origine à une commande du journal Le Monde venue se greffer à l'entreprise journalière), il réinvente le reportage immobile, le voyage autour de ma chambre (et mon jardinet), il s'amuse à voir son univers si habituellement balisé éclater en bulles inattendues, laissant venir à lui de dérisoires mais souvent hilarantes épiphanies.
Surgissant au Nord de la France, la maladie bleue s'attaque aux métaux qu'elle détruit impitoyablement et se répand dans l'Europe avant de gagner le monde entier. Engendrant un chaos sans nom qui révèle les pires penchants de l'espèce humaine, cette apocalypse inattendue va réveiller une humanité endormie, la pire qui se déchaîne, et la meilleure qui va trouver une occasion de rédemption. Politique, satirique, saisissant dans sa peinture des moeurs et des comportements, La mort du fer impressionne par sa capacité à nous emporter dans une fable réaliste et sa volonté de nous édifier sans cesser d'être littéraire. Un petit chef-d'oeuvre inconnu du roman d'anticipation.
Résumé : On ne se méfie pas assez des fées, surtout celles qui errent dans les landes désertes et ont tôt fait de vous transformer en fourmi si vous acceptez de les prendre au sérieux. C'est cette aventure hors du commun que le héros de ce livre, tout d'abord incrédule avant de céder à l'émerveillement, va vivre pendant une année. Projeté dans l'univers d'une fourmilière, il découvre la grandeur d'une espèce minuscule dont, revenu au triste monde des hommes, il peinera à traduire les beautés, les intelligences et les héroïsmes. Sur un thème qui inspirera des auteurs plus ou moins fameux, Han Ryner le premier a imaginé une remarquable et passionnante plongée, vibrante de poésie. Il a surtout cherché "un prétexte à blâmer nos orgueils, à nous qui par les sens, sommes inférieurs à tant d'animaux, à nous qui souvent croyons tout savoir et dont l'intelligence très probablement doit errer magnifiquement parmi une foule d'erreurs insoupçonnées". Une leçon de littérature en même temps qu'une leçon de vie. Et un roman inoubliable.