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Michel et Calmann Lévy ou la Naissance de l'édition moderne. 1836-1891
Mollier Jean-Yves
CALMANN-LEVY
27,80 €
Épuisé
EAN :9782702112823
En 1841, Michel Lévy a vingt ans. Ce fils de modestes colporteurs juifs venus de Lorraine à Paris, élevé à l'école de la rue, a quitté le conservatoire d'art dramatique pour l'apprentissage du métier de libraire dans le cabinet de lecture ouvert par son père. A la faveur de la révolution de 48, il va bâtir une des plus grosses entreprises de librairie françaises. En 1856, un véritable coup de génie fait de lui l'initiateur de l'édition moderne : il casse les prix du livre et oblige ses concurrents à s'aligner, favorisant le développement de la lecture dans tout le pays. Il sera l'éditeur de Mérimée, Baudelaire, Vigny, George Sand, Lamartine, Labiche, Victor Hugo, Flaubert, Balzac, Stendhal, Nerval, des deux Dumas, de Renan et de centaines d'écrivains. A sa mort, en 1875, c'est son frère, Calmann, qui lui succède et assure à la maison de la rue Auber la première place en Europe parmi les éditeurs littéraires. Loti, France viennent ajouter au rayonnement international de Calmann Lévy. La vie des frères Lévy, intimement mêlée aux mouvements politiques, économiques et artistiques du xixe siècle, est tout à la fois une destinée hors pair et l'éblouissante traversée intellectuelle d'une époque. Jean-Yves Mollier, utilisant maints documents inédits, la restitue ici avec une précision extrême qui, alliée à la passion du chercheur pour son sujet, fait de ce livre une exceptionnelle aventure de l'esprit. Né en 1947 à Roanne, Jean-Yves Mollier est docteur en littérature. Il est actuellement professeur de Lettres et prépare une thèse d'Etat en histoire sur le jacobinisme au xixe siècle. Il a présenté et annoté Dans les bagnes de Napoléon III. Mémoires de C. F. Gambon (P. U. F 1983).
Trop souvent étudiées séparément, la presse et l'édition sont réunies depuis la fin du XXe siècle dans des groupes de communication qui se donnent pour vocation de dominer les marchés de l'information, du divertissement et de l'éducation. En France, la Librairie Hachette et le Groupe de la Cité (aujourd'hui Editis) ont longtemps symbolisé ce combat qu'on observe ailleurs sur toute l'étendue de la planète. Pour la première fois, ici, l'accès à des sources considérables permet de revisiter toute l'histoire de l'édition du siècle dernier dans ses rapports avec le pouvoir politique, la banque et les autres médias. Partout, en effet, les pouvoirs - étatiques, financiers, politiques ou religieux - jouent un rôle important dans l'évolution de ces entreprises. C'est à tenter de déchiffrer ce mouvement incessant que s'attache ce livre où Jean-Yves Mollier revient, entre autres, sur la constitution des Messageries Hachette dans les années 1920, la confection des listes "Otto" en 1940, l'épuration et le non-renouvellement de l'édition après-guerre, la tentative avortée de nationalisation des NMPP en 1947, et s'attarde sur les multiples transformations qu'a subies l'édition française de 1918 à 2008. Biographie de l'auteur Jean-Yves Mollier est historien, professeur à l'université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines. Il est notamment l'auteur de L'Argent et les Lettres. Histoire du capitalisme d'édition (1880-1920) (Fayard, 1988), Louis Hachette (1800-1864). Le fondateur d'un empire (Fayard, 1999), Où va le livre? (La Dispute, 2000, 2002 et 2007) et Le camelot et la rue. Politique et démocratie au tournant des XIXe et XXe siècles (Fayard, 2004).
Depuis la publication en 1982-1986 d'une imposante Histoire de l'édition française en quatre gros volumes, de multiples travaux ont vu le jour qui modifient singulièrement les perspectives développées voici plus de trente ans par les pionniers de cette histoire. Jean-Yves Mollier, historien du livre, de l'édition et de la lecture, en France et dans le monde, propose ici de revisiter ce chantier en insistant sur ce que signifie l'acte d'éditer. En promenant le lecteur du XIIIe siècle à nos jours, en lui faisant sentir le grain du manuscrit calligraphié sur parchemin puis l'odeur de l'encre qui sort des imprimeries, il pose la question d'une survie de l'édition à l'époque de la lecture sur écran. Sans rien négliger des apports de l'histoire économique, car le livre est aussi une marchandise produite dans des conditions déterminées par l'état du marché, Jean-Yves Mollier s'intéresse à l'histoire politique comme à l'histoire religieuse, à ce ferment que constitue le livre quand il est brandi comme une arme destinée à changer le monde. Replaçant l'histoire littéraire à sa juste place mais sans négliger l'édition scolaire, juridique, scientifique, militante, édifiante ou de jeunesse, il situe son point de vue dans une perspective d'histoire culturelle, privilégiant les représentations des lecteurs et leur imaginaire. Conçu comme un livre de poche, découpé en une quinzaine de chapitres courts (vingt pages), cet essai est à la fois une synthèse qui rend compte de la diversité des recherches menées en France et à l'étranger et un essai très personnel qui résume trente ans de travaux consacrés au monde du livre. De L'Argent et les Lettres. Histoire du capitalisme d'édition en 1988, à Edition, presse et pouvoir en France au XXe siècle en 2008, ces deux livres ayant été traduits en plusieurs langues, Jean-Yves Mollier n'a cessé de s'interroger sur la spécificité du monde du livre et à ses acteurs. Auteur de biographies consacrées aux frères Michel et Calmann Lévy, à Louis Hachette et à Pierre Larousse, il a également publié une histoire de la censure en France aux XIXe et XXe siècles qui résume son engagement au service d'une histoire problème, jamais satisfaite des demi-vérités ou des légendes qui l'encombrent.
Résumé : Personnage familier des grandes villes dans les années 1870 à 1914, le camelot est à la fois l'héritier des colporteurs des campagnes d'autrefois et l'enfant de la modernité qui transforme alors la France. La rue est son royaume, le boulevard sa chasse gardée et le trottoir la scène sur laquelle il commente l'actualité et joue chaque jour une nouvelle représentation. Crieur de journaux et vendeur de chansons, satiriques, de brochures, de faire-part de décès humoristiques, colleur d'affiches ou de placards, il est omniprésent dans l'espace public. Grand maître du rire par la truculence de son boniment quand l'actualité est paisible, le camelot peut exciter la foule lorsque la presse est déchaînée : principal diffuseur de la littérature contestataire, il se révèle un personnage-clé des manifestations boulangistes, du scandale de Panama et de l'affaire Dreyfus. En ces temps d'apprentissage de la démocratie, le camelot s'improvise agent électoral lors des grandes campagnes nationales et n'hésite pas à truquer les résultats des élections quand il le peut. Recruté lui-même par quelques personnages tout-puissants, comme Napoléon Hayard, " Empereur" autoproclamé des camelots, il voit son rôle diminuer après la Première Guerre mondiale. Présent aujourd'hui encore sur les marchés d'Afrique et d'Amérique du Sud, parfois aussi dans nos villes, le camelot est un marginal qui accompagne la marchandisation progressive des sociétés et la politisation des masses. Dans ce livre où l'on entend vibrer la rue, Jean Yves Mollier suit pas à pas ces commerçants ambulants au c?ur des villes d'hier et d'aujourd'hui et propose une nouvelle lecture d'un moment crucial de notre histoire politique.
Quand, le 13 novembre 2014, Hachette rend les armes devant Amazon, nouveau cavalier de l'Apocalypse numérique, une page de l'édition se tourne. Le géant mondial du livre aux deux milliards de chiffre d'affaires a cédé devant quarante fois plus puissant que lui, Amazon, fort de ses quatre-vingts milliards d'euros de ventes annuelles. L'histoire de l'entreprise fondée par Louis Hachette en 1826 au coeur du quartier Latin n'en prend que plus de relief. S'appuyant sur des archives irréfutables, l'historien Jean-Yves Mollier montre comment, en devenant tour à tour pionnière du livre scolaire, de la vente des livres et de la presse dans les gares ainsi que de la distribution dans les librairies, l'entreprise que l'on surnomma "la pieuvre verte" traversa tous les régimes. Ainsi, elle travailla intensément pour trouver, avec l'assentiment de Laval, un accord avec l'occupant allemand, échappa grâce à des mensonges à la nationalisation lors de la Libération, rémunéra secrètement de nombreux responsables politiques pour garantir son ascension avant de connaître, dans les années 1970, quelques secousses qui en firent une proie de choix pour Jean-Luc Lagardère. En s'emparant au début des années 2000 des meilleurs morceaux de l'empire déchu Vivendi Universal Publishing puis en rachetant de nombreuses maisons d'édition de par le monde, le groupe Hachette croyait avoir étendu sur la planète la domination qu'il exerçait si bien et depuis si longtemps sur l'Hexagone. Survinrent alors, surgis de nulle part, Google, Apple, Facebook et Amazon, véritables Léviathan du monde moderne... L'histoire secrète d'Hachette se lit comme le roman vrai d'un monopole géant qui ne cesse d'étendre ses ailes sur le livre avant de trouver, après cent quatre-vingt-dix ans de conquête sans partage, plus fort que lui.
Le judaïsme libéral trouve-t-il une place légitime au sein du judaïsme? La tradition juive est-elle, par essence, immuable ou est-elle évolutive? Comment le judaïsme libéral comprend-il et interprète-t-il les textes de la tradition? Où trouve-t-il ses racines? Dans quelle mesure les lois ont-elles été influencées par l'Histoire? Un homme, une femme peuvent-ils s'identifier et se référer à une tradition ancestrale et la vivre aujourd'hui? En répondant à soixante-dix questions, Pauline Bebe présente les principes du judaïsme libéral, retrace son histoire, ses origines et ses perspectives, traite des questions de responsabilité et de commandements, de l'égalité des droits et des devoirs entre hommes et femmes, et enfin des rites et des pratiques du judaïsme libéral.
Dissuasion, subversion, persuasion : quelles stratégies pour sauver la paix ? Raymond Aron propose ici l'une des analyses les plus pertinentes des rapports de force de la Guerre froide, et qui, au-delà de la chute du mur de Berlin, sont perpétués par la possession de l'arme nucléaire par quelques puissances militaires.Tout est là : si une seule bombe nucléaire dégage la même puissance que l'ensemble des bombardements sur l'Allemagne nazie en 1944, "le changement quantitatif entraîne une évolution qualitative". La guerre n'a plus le même aspect : l'analyse théorique montre des puissances qui définissent leurs tactiques politiques dans la sécurité précaire des rapports de force ; les conflits s'inscrivent dans un monde fini, où ceux qui ne peuvent dissuader doivent s'abriter derrière un "grand frère".Pour lecteurs motivés, cette géopolitique de la guerre est une réflexion sur le devenir de l'humanité dans des États souverains qui se définissent avant tout par un jeu de rapports de force. --Mattieu Reno
Le grand retour romanesque de l'auteure de Mange, prie, aime. 1940. Vivian Morris, 19 ans, fille de bonne famille, est en échec scolaire. Elle est envoyée à New York vivre avec sa tante Peg, propriétaire d'un théâtre grand public à Times Square. Là, Vivian découvre ébahie le monde du spectacle, fantasque et trépident. Elle observe la vie des artistes, danseuses, musiciens et stars du cinéma. Très douée pour la couture, Vivian se met alors à créer tous leurs costumes. Mais aussi à se libérer du carcan familial, en enchaînant les rencontres avec sa nouvelle amie Celia, une sublime showgirl aux moeurs très légères. Cependant, Vivian commet le faux-pas lors d'une nuit arrosée qui devient un scandale et qui la force à retourner chez ses parents. Mais après des fiançailles rompues, elle décide de retourner à New York pour reconstruire son existence en montant une boutique de robes de mariées, alors que la guerre éclate.
De nature réservée, Julien Clerc doit pourtant ses débuts à son audace : à dix-sept ans, alors qu?il fait du camping en Corse, il se propose comme chanteur dans un groupe pour un concert au Bout du monde. Il n?a encore jamais chanté de sa vie. Trois ans plus tard, attablé à L?Écritoire, un café parisien place de la Sorbonne, il se lève et déclare à voix haute qu?il cherche un auteur. Un homme répond, c?est Étienne Roda-Gil.S?ensuit une carrière éblouissante, jalonnée de tubes : de La Cavalerie à La Jupe en laine en passant par Ce n?est rien, Ma préférence, Femmes je vous aime ou encore Mélissa?Personnage discret et jaloux de sa vie privée, Julien Clerc accepte pour la première fois de se livrer dans cette biographie écrite par Sophie Delassein. Ce mélodiste surdoué nous raconte les coulisses de son métier et aborde avec beaucoup de pudeur sa « double enfance », liée au divorce de ses parents, mais aussi sa vie sentimentale, ses idylles avec France Gall et Miou-Miou.UNE BIOGRAPHIE INTIMISTE QUI RETRACELE PARCOURS D?UN ARTISTE EXIGEANT. Notes Biographiques : Sophie Delassein est journaliste au service culture du Nouvel Observateur, en charge de la chanson française. Grâce à ses heures d?entretiens avec l?artiste, elle a glané de nombreuses anecdotes inédites, enrichies par de précieux témoignages (Carla Bruni, Jean-Loup Dabadie, Françoise Hardy, Bertrand de Labbey, Maxime Le Forestier, Luc Plamondon?).