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La cathédrale d'Evry
Mollard Claude
JACOB
22,90 €
Épuisé
EAN :9782738103833
Pourquoi construire une cathédrale, en France, aujourd'hui ? Qui a eu l'audace de lancer un tel projet ? L'esprit des bâtisseurs de cathédrales peut-il être aujourd'hui ce qu'il fut à Reims, Chartres et Paris ? L 'histoire de la cathédrale d'Evry montre ce que peut être cet esprit au XXe siècle. Comment le défi architectural, financier et artistique est relevé. Comment a été pensé le statut d'un tel bâtiment dans la société contemporaine et dans l'espace d'une ville nouvelle. Le livre de Claude Mollard nous introduit à cette aventure. En nous dévoilant les coulisses de ce projet qui a mobilisé ministres, évêques, élus, artistes et fidèles, il révèle les secrets de la cathédrale et les dessous de l'histoire... Mais, en retraçant la manière dont les bâtisseurs ont été captivés, puis guidés par la nature même du défi, il nous initie aussi au mystère et nous fait penser différemment le rôle du signe et du symbole dans nos villes, la désaffection des chrétiens pour leurs rites, ou les rapports de l'art et de la spiritualité.
Résumé : Il peut sembler paradoxal d'unir dans une même définition les mots " ingénieur " et " culture ". Il ne s'agit pourtant pas de mettre la création en équation, mais de prendre en compte la complexité d'un des réseaux les plus denses au monde d'équipements et d'institutions culturels. Car si l'artiste est évidemment au coeur du système culturel français, l'essor de l'ingénierie culturelle est le reflet de la professionnalisation de ses partenaires. C'est elle qui permet d'améliorer la mise en oeuvre de projets culturels et d'appuyer la création et la production dans ce secteur. C'est donc sur elle que s'appuient les politiques culturelles.
De nationalité grecque, Vana Xenou figure parmi ces artistes qui, consciemment, construisent leur ?uvre à partir d'une longue méditation de la création passée. Elle fait sien le jugement de saint Augustin pour qui nous ne sommes que des nains juchés sur les épaules des géants qui nous ont précédés, à l'image des vitraux de Chartres montrant les " apôtres modernes " assis sur les épaules des " prophètes anciens ". Mais si la fréquentation assidue des musées et des plus belles créations du monde, crayon en main, en font un artiste de l'universel, son attachement à l'histoire et à la culture grecque - elle-même universelle - la conduit à insérer ses inspirations dans des références et des lieux familiers. L'île d'Egine, les rites attestés par la statuaire et la peinture antiques imprègnent également sa réflexion et son esthétique. Se situant entre Orient et Occident, la référence que Vana Xenou veut faire au passé ne se résume pas à un art de citation, mais génère plutôt une réinvention qui écarte toute nostalgie esthétique pour offrir un travail original et contemporain. A l'instar de l'Alice de Lewis Carroll, elle veut au contraire traduire dans un langage d'aujourd'hui, élaboré avec sa syntaxe et son vocabulaire personnels, les sédiments culturels et artistiques de sa mémoire.
Que se passe-t-il entre un psychanalyste et son patient? Qu'est-ce que cette relation a de particulier? Pourquoi, dans des cas trop nombreux la cure ne procure-t-elle aucun bienfait? Pourquoi, bien souvent, est-elle le théâtre de détériorations persistantes? "François Roustang excelle dans ce texte très polémique." (Corinne Ehrenberg, Esprit.) "François Roustang: un hérétique particulièrement astucieux, des essais toujours surprenants et excitants pour l'esprit. Ce qu'il nous propose: un" gai savoir "de l'inconscient. Il y a donc urgence à le lire et à le relire." (Le Monde.)
On apprend beaucoup sur les gens sains en étudiant les mal-portants. Les médecins le savent depuis longtemps, la sociologie le découvre. Il y a ainsi beaucoup à découvrir sur l'homme moderne par l'analyse de sa grande pathologie : la dépression. Nouvelle maladie ? Plutôt un mal-être diffus qui dépasse de loin les lumières de la médecine. Aucun psychiatre ne peut l'expliquer, ni même la définir. On sait seulement la "traiter" aujourd'hui à coup de Prozac. Troisième volet d'une enquête visant à cerner les contours de l'individu contemporain, l'essai d'Alain Ehrenberg propose d'envisager le phénomène dépressif comme l'expression d'une nouvelle figure de la subjectivité. Dans une société démocratique, libérée des modèles autoritaires reproduisant des antagonismes de classe ou de sexe, l'individu n'a plus d'autre objectif que de se promouvoir lui-même. Initiative, projet, motivation, responsabilité...: le catéchisme d'aujourd'hui n'engendre plus le sentiment de la faute mais celui de l'insuffisance. Le déprimé se sent incapable, impuissant, comme fatigué d'avoir à n'être que lui-même. L'analyse est séduisante. Il reviendrait au psychologue ou au psychanalyste de la confirmer pour la rendre pleinement convaincante. --Émilio Balturi
Toutes les civilisations ont apporté des réponses qui aidaient au deuil. Toutes, sauf la nôtre. Les mourants et leurs proches restent le plus souvent seuls, désorientés, désarmés, dans une société qui refuse la douleur, qui valorise plaisir, jeunesse et performance. Au moment où le religieux et les rites s'effacent, où la communauté se disjoint, Marie-Frédérique Bacqué montre qu'il est de notre devoir d'inventer les moyens de faire face à l'écoulement du temps et aux drames qui accompagnent le mouvement même de la vie. Autrement dit, d'apprivoiser la mort.
Vous vous interrogez sur ces troubles mystérieux qui ont pour nom dépression, anxiété, boulimie, obsession, autisme et même schizophrénie. Vous vous demandez comment on peut les soigner. La psychiatrie vous inquiète ou vous fascine. Et si le meilleur moyen d'en savoir plus était de pénétrer dans le cabinet d'un psychiatre ? C'est ce que vous propose François Lelord. Vous rencontrerez ainsi la violoncelliste recluse, l'homme pressé, le fils rebelle, la jeune femme aux gants, le petit prince qui saignait, tous ces patients que la psychiatrie moderne a aidés et parfois guéris.