Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Monsieur de Pourceaugnac
MOLIERE (POQUELIN DI
LAROUSSE
3,95 €
Épuisé
EAN :9782035874009
Pour mieux lire l'oeuvreAu temps de MolièreNoblesse de naissance et noblesse acquiseComédie-ballet moins célèbre que Le Bourgeois gentilhomme. Monsieur de Pourceaugnac a été écrite un an plus tôt. Or, par bien de ses traits, Pourceaugnac préfigure Monsieur Jourdain. Les deux personnages ne sont pourtant pas de même condition: Jourdain est un bourgeois parisien qui se rêve gentilhomme et Pourceaugnac un hobereau de Limoges fier de ses titres de noblesse. Quel ridicule Molière a-t-il pointé chez ce gentilhomme de province? Pour le comprendre, il faut se rappeler que la noblesse perd nombre de ses prérogatives au cours du XVIIe siècle. L'autorité monarchique se renforce à ses dépens, particulièrement depuis la Fronde (1648-1653) qui a vu les nobles réagir brutalement à la montée de l'absolutisme royal. Pour réduire le pouvoir de la noblesse, mais aussi pour remplir les caisses de l'État, la monarchie met à la vente nombre de charges et d'offices. Des bourgeois enrichis par le développement du commerce s'en emparent et la noblesse de sang assiste impuissante à l'ascension d'une noblesse d'un nouveau genre, qui doit ses titres à sa fortune et non à sa naissance. Pourceaugnac, qui ne cesse de se vanter d'être un gentilhomme, a probablement hérité du titre acheté par son père avec une charge d'avocat. Il incarne de manière bouffonne cette noblesse récemment acquise qui veut bénéficier du prestige lié à sa nouvelle condition.Elle n'est cependant pas imprégnée des valeurs, léguées notamment par la chevalerie, que porte l'aristocratie depuis des siècles. Or, ces valeurs sont menacées, comme en témoigne l'interdiction du duel par Richelieu en 1626. Mais la lâcheté de Pourceaugnac s'en accommode avec une forfanterie grotesque. Ayant subi l'affront d'un soufflet par un gentilhomme périgourdin, le nobliau limougeaud se flatte d'y avoir répondu par des mots: «Il me donna un soufflet, mais je lui dis bien son fait» (acte I, scène 4).Vivant sur les vestiges d'un code de l'honneur qui s'étiole, la noblesse est désormais soumise par la cour à une étiquette très stricte. Souci obsessionnel de l'apparence, rivalité féroce entre courtisans pour obtenir une faveur du roi, contrefaçon de l'aristocratie par des bourgeois enrichis ou récemment ennoblis: la cour et ceux qui rêvent d'en être forment un petit théâtre en soi où Molière puise son inspiration.Un signe révèle avec éclat cette théâtralité sociale: lors des spectacles, les marquis avaient leurs places réservées sur les côtés de la scène, à proximité des acteurs. Or, l'une des sources probables du personnage de Pourceaugnac est, selon Crimarest, «un gentilhomme limousin, qui, un jour de spectacle et dans une querelle qu'il eut sur le théâtre avec les comédiens, étala une partie du ridicule dont il était chargé». Il est d'ailleurs remarquable que l'importun perturbant une représentation était déjà le premier des Fâcheux, la toute première comédie-ballet de Molière, écrite en 1661.(...)
Résumé : Arnolphe a élevé sa pupille Agnès dans l'isolement intellectuel et humain le plus total, afin de faire d'elle la plus soumise et la plus fidèle des épouses. Mais l'innocence équivaut-elle à l'ignorance ? A l'époque des mariages d'intérêt et des unions arrangées, Molière met en scène l'amour comme une force de libération et d'accomplissement de soi. Dans une pièce où se mêlent comique et poésie, il propose ainsi une réflexion originale sur l'émancipation de la femme et sur la puissance du sentiment.
Résumé : Comédie de caractères et farce dans la pure tradition du genre, l'Avare est aussi une satire subtile de la bourgeoisie au XVIIe siècle. Avarice et tyrannie d'un père, dissimulation, misère matérielle et morale du foyer : l'ambiance chez Harpagon n'est pas gaie ! Mais voilà que par ses deux enfants l'amour entre dans la maison. Dans leur course au bonheur, Cléante et Élise apprendront la désobéissance, assistés par le valet La Flèche : ils y gagneront leur indépendance.
Comment Alceste, qui n'aime que la vérité, la sincérité, la droiture, lui qui est la rigidité faite homme, comment a-t-il pu s'éprendre de Célimène, qui représente tout ce qu'il déteste : l'hypocrisie, la légèreté, le persiflage, les apparences ? Il a pourtant bien succombé aux charmes de la jeune veuve, et voudrait qu'elle ne se consacre qu'à lui, qu'elle renonce à cette mondanité qu'il hait tant. Évidemment, elle n'en a aucunement l'intention : c'est tout l'enjeu de la pièce, qui orchestre le spectacle des bassesses, des manoeuvres, mais surtout des faiblesses des deux protagonistes. Difficile alors de dire qui a tort et qui a raison... Pièce à part, avec Dom Juan, dans la production de Molière, Le Misanthrope reste une comédie, mais une comédie grinçante, qui fait tomber les masques et constitue une peinture sur le vif de la nature humaine. C'est sans doute pour cela que les plus grands metteurs en scène ont voulu s'attaquer à cette pièce et les plus grands comédiens se mesurer à ses rôles. --Karla Manuele
Pour épingler certains défauts de la préciosité, Molière choisit d'écrire une grande comédie en vers où les femmes savantes - Philaminte, sa fille Armande et la tante Bélise - semblent dominer et imposer leurs valeurs raffinées à tous leurs visiteurs et admirateurs. Mais c'est un univers d'apparences et de mondanités dans lequel l'esprit et le beau langage l'emportent sur le corps et le bon sens. Les sentiments authentiques finiront-ils par triompher ?
Le phénomène du harcèlement moral est aujourd'hui dans tous les esprits. Il participe aux peurs de notre époque et de notre société, particulièrement individualiste, rivale et violente. Est-il un prétexte à une nouvelle chasse aux sorcières ou un véritable fléau? Qui sont les bourreaux et qui sont les victimes? Quel est donc ce mal? Ce livre, illustré d'exemples vécus, a pour objet de clarifier ces notions, d'appréhender le harcèlement moral et la perversité tant dans le couple que dans l'entreprise, et de permettre aux personnes concernées de trouver des réponses aux questions, parfois urgentes, qu'elles se posent.
Comment va le monde ? Puisque la foi ou la métaphysique échouent à y répondre, Voltaire choisit le conte pour exprimer ses interrogations devant la vie. N'attendons pas de ses héros, même philosophes, des réponses fermes et assurées ! Mais suivons Micromégas, Babouc et Jeannot dans le dédale des paradoxes d'un univers aux limites incertaines, découvrons avec eux la variété de la nature humaine et décidons, ensuite, de notre propre chemin.
Résumé : Arnolphe a élevé sa pupille Agnès dans l'isolement intellectuel et humain le plus total, afin de faire d'elle la plus soumise et la plus fidèle des épouses. Mais l'innocence équivaut-elle à l'ignorance ? A l'époque des mariages d'intérêt et des unions arrangées, Molière met en scène l'amour comme une force de libération et d'accomplissement de soi. Dans une pièce où se mêlent comique et poésie, il propose ainsi une réflexion originale sur l'émancipation de la femme et sur la puissance du sentiment.
Le sultan Schahriar, déçu par une première femme adultère, a décidé d?épouser l?une après l?autre les jeunes filles de son royaume, pour les exécuter le lendemain de la nuit de noces. Mais Schéhérazade, en lui racontant des histoires qui ne se terminent jamais, va l?obliger à différer encore et toujours la sentence de mort. Le lecteur des Mille et Une Nuits se retrouve donc dans la même posture que ce despote passionné, charmé par la belle conteuse? devenue par la suite l?un des grands mythes de la littérature.Les autres contes de ce recueil : « Histoire du pêcheur », « Histoire du roi grec et du médecin Douban », « Histoire du mari et du perroquet », « Histoire du vizir puni ».
George Dandin a voulu s'élever dans la société en épousant une jeune fille noble : un beau mariage ? En fait, il n'en retire que mépris, trahisons et mensonges. Bien pire, chaque fois qu'il tente de prouver l'infidélité d'Angélique, le sort s'obstine à retourner les évidences contre lui et, d'accusateur, il devient accusé. Comédie amère sans doute, mais comédie, puisque tout peut se réparer par une grande fête à la cour du roiet finir par des chansons...
Peut-on épouser un inconnu ? Ce n'est pas l'avis de Silvia, promise à un certain Dorante qu'elle n'a jamais vu. Avant d'accepter ce mariage, elle décide donc de tester son prétendant sans se faire connaître : elle prendra l'identité et les attributs de sa servante Lisette, pendant que celle-ci se fera passer pour Silvia. Mais ce qui était une bonne idée se transforme en situation cocasse, puisque Dorante a lui aussi échangé les rôles avec son serviteur. L'entrevue des deux valets subitement élevés au rang de maîtres laisse présager de savoureuses répliques, mais pourra-t-elle changer la donne amoureuse de la pièce ? Rien n'est moins sûr, à moins que derrière les travestissements, l'amour ne finisse par reconnaître les siens... Comme souvent chez Marivaux, le jeu amoureux passe par un jeu de masques : le spectateur, lui, sait toujours qui est qui, mais la naissance du sentiment amoureux et ses multiples secrets n'en finissent pas de le surprendre et de le charmer. --Karla Manuele
De jeux de scène burlesques en pitreries, Le Médecin malgré lui est une farce réjouissante où le bûcheron Sganarelle. successivement mari dupé, faux médecin et marieur, réussira quelques jolis tours de force. Quand il aura battu Géronte, séduit la nourrice, acheté la confiance des tourtereaux Lucinde et Cléante, et risqué la pendaison, il n'aura plus qu'à faire la paix avec sa femme ! Le rire faisant fi des convenances, les serviteurs endossent ici l'habit des maîtres avec la bénédiction du spectateur.
Résumé : La nuit, sur un chemin de ronde, au château d'Elseneur, un spectre apparaît à des gardes terrifiés. Ainsi commence Hamlet, la pièce la plus célèbre de tout le théâtre mondial. Un prince mélancolique, fils du défunt roi de Danemark, y promet de tuer l'assassin de son père. Tragédie élisabéthaine de la vengeance, ce chef-d'?uvre - dans lequel Shakespeare passe avec virtuosité du vers à la prose et de la noblesse de ton à la verve bouffonne - est aussi un drame métaphysique sur le sens de l'existence.