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Histoire d'un dynamisme apostolique. La Compagnie des prêtres de Saint-Sulpice
Molac Philippe
CERF
29,70 €
Épuisé
EAN :9782204087131
Chacun doit être seulement ce que Dieu veut, et non autre chose. Nous, prêtres de Saint Sulpice, nous sommes la racine de l'arbre sacerdotal. Il faut laisser la racine en terre; sortez la, elle se dessèche, et n'est plus bonne qu'à mettre au feu." Ces paroles de M. Lebas - supérieur général de 1901 à 1904 - rappellent d'emblée la vocation de formation de prêtres diocésains de la Compagnie de Saint Sulpice. Depuis sa fondation, le 31 décembre 1641, par Jean Jacques Olier, jusqu'à nos jours, une tradition de 350 années s'est développée, au milieu de bien des changements et vicissitudes. Cette racine sacerdotale, le fondateur l'avait mûrie et réfléchie au coeur d'une expérience mystique dans ce renouveau spirituel de la France du début du XVIIe siècle. Il fallait, selon lui, retrouver le souffle de l'esprit apostolique qui avait encouragé les premiers disciples du Christ à annoncer l'Évangile aux nations. C'était la condition nécessaire pour redonner aux Français la vertu de religion. Et pour cela, une "élite" sacerdotale était l'un des moyens de reconstruction de la foi diluée. Une élite puisant sa force dans la contemplation et la méditation du mystère du Verbe incarné: le prêtre doit être proche du coeur du Christ, Lui, le seul vrai adorateur du Père. Cette intuition profondément missionnaire, Olier et ses successeurs la portent, au cours des siècles, en plusieurs points du globe: au Canada dès 1657, puis aux Etats Unis en 1791. Plus récemment, au XXe siècle, beaucoup d'autres pays et cultures découvrent l'expérience pédagogique de Saint Sulpice et font appel à elle. L'objectif de cet ouvrage n'est pas d'abord de dresser une histoire de type scientifique. Peut être celle ci viendra en un temps ultérieur. Il paraissait utile, à une heure où bien des interrogations se lèvent quant à la formation des prêtres, dans le monde occidental et particulièrement en France, de retracer de manière succincte l'histoire de la Compagnie. Biographie de l'auteur Prêtre de Saint Sulpice, Philippe Molac, docteur en théologie, est professeur à la faculté de théologie de Toulouse, dont il est actuellement le doyen. Il a publié Douleur et Transfiguration, contribution à une lecture spirituelle de l'oeuvre de Grégoire de Nazianze (Éd. du Cerf, 2006).
Elle, une jeune linguiste surdouée. Lui, il vit à ses côtés depuis toujours. Grand amour. Puis l'arrivée d'une considérable flotte alien. Auprès de ces "visiteurs", elle sera une traductrice d'élite. Et lui ? Cette nouvelle est extraite du recueil Douleur fantôme. Scénariste de bande dessinée et de jeu vidéo (sous la griffe de Greg Newman et pour des univers comme Night Watch, Renaissance, Zorro, Les Gardiens de la pierre, Popeye, Noeland, Blake & Mortimer, Jenny Everywhere), l'auteur écrit également des nouvelles et a reçu le prix international Hemingway 2015. Dans le registre des littératures de l'imaginaire, il a publié Petit traité de sorcellerie et d'écologie radicale de combat. Ainsi que Douleur fantôme. Photographie de couverture par Morgane Aubielle.
Le Jura. Ses (derniers) grands arbres. Ses chutes de neige (devenues rarissimes). Ses lacs (pollués ? ). Ses usines (délocalisables ? ). Ses zones isolées - et c'est un bonheur - où les caméras de surveillance ne sont pas encore installées et où les smartphones n'ont pas de réseau. Ses territoires oubliés ici et là où la faune, les vouivres et les fées existent encore un peu. Ses petites villes. De nos jours, en 30 nouvelles mêlant réalisme brutal et poésie souveraine des forêts menacées, un voyage singulier au pays du sapin président.
Ceux du Haut. Et ceux du bas. Frères ennemis. Dans un monde dystopique, effondré et soumis à une guerre éternelle, quatre combattants et leur histoire d'amour entremêlée. Une nouvelle extraite du recueil Petit traité de sorcellerie et d'écologie radicale de combat. Scénariste de bande dessinée et de jeu vidéo (sous la griffe de Greg Newman et pour des univers comme Night Watch, Renaissance, Zorro, Popeye, Les Gardiens de la pierre, Noeland, Blake & Mortimer, Jenny Everywhere) l'auteur écrit également des nouvelles et a reçu le prix international Hemingway 2015. Dans le registre des littératures de l'imaginaire, il a publié Petit traité de sorcellerie et d'écologie radicale de combat. Ainsi que Douleur fantôme. Photographies de couverture par Morgane Aubielle et Etienne Boulanger. HISPANIOLA LITTERATURES collection 1 nouvelle
Herbreteau Hubert ; Molac Philippe ; La Serre thib
Comme saint Hilaire a marqué l'église de Poitiers ou saint Irénée celle de Lyon, saint Phébade fut un évêque d'Agen (vers 350) célèbre en son temps. A l'époque troublée des premiers siècles du christianisme, il n'hésita pas à intervenir dans les querelles théologiques et au cours des conciles, notamment à propos des hérésies. Aujourd'hui, le contexte a changé. Mais il reste que bien des opinions courantes ne correspondent guère à la foi de l'Eglise. D'où l'idée de ce livre : reprendre quelques points essentiels de la foi catholique à la lumière de certains textes ou affirmations de saint Phébade. Ainsi de la Trinité, de la divinité de Jésus, du Père, du rôle du Christ dans le salut, du jugement dernier, de l'identité de l'Esprit, de la place de l'Eglise ou la résurrection des morts. Plus que jamais, nous sommes invités à retourner aux sources de la foi. Philippe Molac est professeur de théologie à l'Institut catholique de Toulouse. Thibaud de la Serre est prêtre du diocèse d'Agen.
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...