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Alger, capitale de la révolution. De Fanon aux Black Panthers
Mokhtefi Elaine
FABRIQUE
15,00 €
Épuisé
EAN :9782358721868
A partir de ses années parisiennes - en pleine guerre d'Algérie - et pendant deux décennies, la trajectoire d'Elaine Mokhtefi, jeune militante américaine, a épousé celle de la cause algérienne. Un combat qui la mène à New York, au siège des Nations unies avec la délégation du FLN ; à Accra, aux côtés de Franz Fanon pour la Conférence panafricaine des peuples ; à Alger, enfin, où elle atterrit en 1962, quelques semaines après l'indépendance. Elle y restera jusqu'en 1974. Journaliste, interprète et organisatrice efficace, elle assiste, remplie d'espoir, aux premiers pas de la jeune république, accueille les Black Panthers en exil et participe à mettre sur pied le Festival panafricain d'Alger. Ses mémoires témoignent de l'effervescence des luttes anticoloniales des années 1960, vécue dans l'intimité des grandes figures de l'époque - Ben Bella, Castro, Eldridge Cleaver -, dans une ville qui a gagné avec sa liberté des allures de capitale de la révolution mondiale. Une histoire fascinante, qu'Elaine Mokhtefi raconte avec une passion et une conviction intactes.
Résumé : "La colonisation a balkanisé l'Afrique !", accusent les dirigeants d'un continent qui se fixent pour projet officiel de (re)trouver une unité perdue. Le Sahara est-il un obstacle objectif, définitif, à cette unité ? Non, si l'on en croit les synthèses ici présentées sur les stratégies des pays du Maghreb en direction de leur Sud et sur les relations de toutes natures entre le Maghreb et l'Afrique sub-saharienne. Politiques africaines de l'Algérie et du Maroc, politique de l'Afrique du Sud vis-à-vis du Maghreb, mutations de la géopolitique saharienne après l'effondrement du régime libyen, conséquences pour la région de la sécession d'un Nord-Mali contrôlé par les islamistes radicaux, importance des échanges économiques (formels et informels) et des échanges humains de part et d'autre du Sahara : tous ces thèmes, ici traités par des spécialistes reconnus, éclairent sous différents jours les relations entre le Maghreb et l'Afrique subsaharienne. Ils révèlent que les migrants subsahariens qui s'installent désormais dans les pays du Maghreb ne font qu'exprimer l'unité croissante d'un espace jusqu'ici renvoyé à des logiques géopolitiques divergentes, et renouvellent aussi la vision que nous, Européens, pouvons avoir de notre Sud.
Un enfant qui continue à faire pipi au lit est-il un handicapé? Celui qui refuse d'ouvrir ses livres est-il un dyslexique? Le gamin turbulent est-il atteint de TDAH (trouble-déficit de l'attention avec hyperactivité)? Faut-il lui prescrire une cure de Ritaline? Telles sont quelques-unes des questions auxquelles s'attaque ce livre. Grâce à une langue médico-sociale (LMS) élaborée, en s'appuyant sur une version totalement dévoyée de la psychanalyse, l'Etat normalise et évalue à tout-va tandis que l'industrie pharmaceutique invente des maladies et des molécules pour les traiter. Ces deux forces conjuguées, si on les laisse faire, finiront par abattre les lieux, créés après la Libération, où un enfant peut encore parler de son symptôme.
Le Code civil, le Conseil d'Etat, la Légion d'Honneur, les préfets, les lycées... ces institutions familières ont en commun d'avoir été créées, refondées ou redéfinies sous le Consulat, le régime qui est issu du coup d'Etat de Bonaparte (1799) et auquel succède l'Empire (1804). Alors que le pouvoir législatif était le coeur de la Révolution française, il est laminé en 1799 et remplacé par un pouvoir exécutif omnipotent, concentré dans les mains d'un homme qui en fait sa chose. La centralisation administrative, telle que nous nous la représentons aujourd'hui, prend sa source dans la dictature de Bonaparte . Elle rompt avec la logique "décentralisatrice" mise en oeuvre depuis 1789 et renforcée par le Gouvernement révolutionnaire en l'an II. Aussi, ce que l'on nomme abusivement "le centralisme jacobin" devrait être désigné comme le "centralisme bonapartiste" . Le processus de centralisation s'accompagne d'une confiscation de la démocratie. Les décisions prises sont hors du contrôle du peuple, alors qu'il est prétendu souverain. L'administration se substitue alors à la politique, le fonctionnaire remplace l'élu et le citoyen est réduit au statut d'administré. Les experts choisis par Bonaparte sont les seuls habilités à définir l'intérêt général et les politiques censées l'incarner. La Déclaration des droits de l'homme et du citoyen disparaît et la référence à la république, de plus en plus formelle, n'a pour seule fonction que de légitimer le régime. L'ordre social repose sur le propriétaire qui a le "droit de jouir et disposer des choses de la manière la plus absolue" , le patron dominant ses ouvriers, le mari sa femme et le père ses enfants. La dictature de Bonaparte entend "dépolitiser" la nation et s'appuie sur la surveillance policière et la mise en place d'un régime où la liberté de la presse n'est plus qu'un mot. Le Concordat avec le Pape "recléricalise" la France et fait des prêtres les auxiliaires du pouvoir. Le culte du Chef de l'Etat et les valeurs militaires de l'ordre, de l'obéissance et de l'honneur sont érigés en culture politique dominante. A l'extérieur, le Consulat de Bonaparte est marqué par la construction d'une hégémonie autoritaire sur les peuples "libérés" par les armées françaises (Hollande, Suisse, Italie du Nord, Allemagne rhénane) et par une réaction coloniale sanglante en Guadeloupe et à Saint-Domingue, accompagnée du rétablissement de l'esclavage en 1802. Aujourd'hui, la société propriétaire et les stigmates "bonapartistes" de la Constitution de la Ve République - la monarchie républicaine, la "verticalité du pouvoir" , le législatif marginalisé - suscitent la critique et interrogent la nature de notre "démocratie" et ses dysfonctionnements.
Pourquoi le terme "fe ? ministe" est-il librement approprie ? a` la fois par l'extre^me droite, la gauche, et le capitalisme ? Dans un contexte, ou` les notions de fe ? minisme et d'e ? ga- lite ? sont vide ? es de leur sens hier radical, que peut signi- fier e^tre fe ? ministe aujourd'hui ? Quels sont les combats a` mener ? Comment mettre au coeur des luttes des femmes l'antiracisme, l'anticapitalisme et l'anti-impe ? rialisme ? Franc ? oise Verge`s s'attache d'abord a` interroger les deux re ? cits me ? diatiques qui dominent l'histoire du mouvement des femmes des anne ? es 1970 en France, l'un qui parle d'un mouvement qui aurait mene ? a` une reconnaissance de la place des femmes franc ? aises dans la re ? publique avec ses valeurs de lai ? cite ? et d'e ? galite ? , l'autre qui de ? nonce un mouvement qui aurait e ? te ? exclusivement "blanc" et essen- tiellement inte ? resse ? par la liberte ? sexuelle. Reconnaissant une profonde asyme ? trie entre ces deux re ? cits, Franc ? oise Verge`s questionne cependant les causes de l'effacement de fe ? minismes radicaux et anticoloniaux, antiracistes et anti-impe ? rialistes des anne ? es 1970. Il faut en effet analy- ser comment le fe ? minisme e ? tatique contribua a` la pacifica- tion du mouvement radical en faisant des discriminations et de la loi l'objectif des luttes ; comment il transforma le contro^le des naissances dans le Sud global ou aupre`s des femmes pauvres et immigre ? es et l'inte ? gration des femmes racise ? es dans le monde du travail globalise ? en politiques de la sororite ? . Il a su faire de l'inte ? gration des femmes dans le monde du travail et dans celui de l'e ? ducation la mesure du progre`s des gouvernements et des institutions internatio- nales. Le fe ? minisme carce ? ro-punitif a pris peu a` peu une place majeure, donnant au tribunal et a` la police le ro^le de prote ? ger les femmes des discriminations et des abus, ignorant l'analyse sociale et politique. Violences domes- tiques et sexuelles sont devenus le fait d'individus isole ? s, Franc ? oise verge`s Leur fe ? minisme et le no^tre 208 pages 11 x 16, 8 cm 12 euros 9782358721745 enferme ? s dans une pathologie de masculinite ? s arrie ? re ? es et n'ont plus e ? te ? analyse ? es comme faits sociaux. En faisant disparai^tre le radicalisme des mouvements de femmes des anne ? es 1970 qui furent porte ? s par l'e ? nergie des grandes luttes anti-impe ? rialistes et antiracistes pour passer a` un fe ? minisme de la pacification, c'est le de ? sir de faire e ? clater les structures qui est efface ? . Dans un deuxie`me temps, a` travers une lecture critique de la me ? taphore de "vagues" , l'auteure propose une temporalite ? et une spatialite ? des luttes des femmes pour la justice et la liberte ? , contre le racisme et pour l'e ? ga- lite ? qui exce`de celles du cadre national. En partant des luttes des femmes esclavagise ? es et colonise ? es, puis des luttes des femmes des socie ? te ? s postcoloniales franc ? aises, elle montre l'internationalisme des luttes. Puis, partant des gre`ves de ces dernie`res anne ? es de femmes ouvrie`res racise ? es qui font le me ? nage dans les ho^tels ou nettoient les gares, Franc ? oise Verge`s revient sur les analyses fe ? ministes autour de la question du travail dit "fe ? minin" - le travail de soin et de nettoyage. Elle propose de mettre au coeur d'un fe ? minisme politique et re ? volutionnaire ce travail dans ses dimensions de classe et de race. Enfin, Franc ? oise Verge`s fait une analyse critique des politiques gouvernementales actuelles - la parite ? et l'ine ? galite ? - et, s'appuyant sur les nombreux exemples d'offensive fe ? ministe a` travers le monde, elle sugge`re des pistes d'action et des axes de recherche pour renforcer un fe ? minisme politique et re ? volutionnaire.
Comment un certain désir s'y prend-il pour impliquer des puissances tierces dans ses entreprises ? C'est le problème de ce qu'on appellera en toute généralité le patronat, conçu comme un rapport social d'enrôlement. Marx a presque tout dit des structures sociales de la forme capitaliste du patronat et de l'enrôlement salarial. Moins de la diversité des régimes d'affects qui pouvaient s'y couler. Car le capital a fait du chemin depuis les affects tristes de la coercition brute. Et le voilà maintenant qui voudrait des salariés contents, c'est-à-dire qui désireraient conformément à son désir à lui. Pour mieux convertir en travail la force de travail il s'en prend donc désormais aux désirs et aux affects. L'enrôlement des puissances salariales entre dans un nouveau régime et le capitalisme expérimente un nouvel art de faire marcher les salariés. Compléter le structuralisme marxien des rapports par une anthropologie spinoziste de la puissance et des passions offre alors l'occasion de reprendre à nouveaux frais les notions d'aliénation, d'exploitation et de domination que le capitalisme voudrait dissoudre dans les consentements du salariat joyeux. Et peut-être de prendre une autre perspective sur la possibilité de son dépassement.