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La chasse royale
Moinot Pierre
FOLIO
8,10 €
Épuisé
EAN :9782070372737
Au milieu de l'immense forêt vosgienne du Herrenberg, Henri Guifred et son ami Philippe se sont installés chez Metzer, le vieux garde. Ils chassent. Mais cette chasse n'est point celle qu'on a coutume d'imaginer : elle est tout entière faite d'approches, de guets, de lentes découvertes, d'affûts patients, et le gibier y est l'objet de trop d'amour pour ne pas être le plus souvent épargné, une fois surpris dans le spectacle de sa liberté. Ces grands bois où le bruit des balles et des plombs se perd dans des mois de silence sont dévastés par une bande de braconniers de montagne, prêts à tout, et dont l'entreprise criminelle ne menace pas que les chevreuils. Metzer, Henri et Philippe vont mener contre eux une autre chasse, plus violente et plus dangereuse.
2 décembre 1851 : le " Prince-Président ", futur Napoléon III, déchire la Constitution de la République et prend le pouvoir. La chasse aux républicains est ouverte. Dans un petit village des Deux-Sèvres, près de Niort, Paris est loin. Mais Paul Méhus, un chef local de " Montagnards ", prévenu dans la nuit par ses amis, sait que dès l'aube il sera gibier. Dans une succession d'aventures où se mêlent les ruses, les combats, le feu des pis-tolets, les fuites ou l'asile mystérieux des caches, Méhus est blessé. Des personnages picaresques, pittoresques et généreux le porteront d'étape en étape à son ultime refuge, au c?ur du Marais poitevin. Méhus s'y éloignera des combats de son temps ; il y trouvera la naissance d'un amour, la paix de l'âme et le sentiment de l'éternel comme seule peut en inspirer la Nature dans l'étrange décor du Marais hivernal. P. M.
Le matin vient et aussi la nuit: les mots simples de ce verset biblique, qui évoquent l'écoulement inéluctable du temps, disent peut-être que la lumière et l'ombre se marient, ou que tout ce qui naît contient sa mort, ou que le bien et le mal font route côte à côte. Ainsi se mêlent, juste avant la moitié du siècle, dans un village poitevin, quelques existences ordinaires: une vieille servante que le souvenir d'un amour illumine; un garçon de l'Assistance publique dont les douze ans s'émerveillent devant la vie et la petite fille secrète qu'il aime d'amour; un couple de paysans entre lesquels le silence s'est peu à peu installé; un vieux compagnon menuisier dont le plaisir est de raconter, et son ami d'enfance, l'archéologue revenu habiter la maison forte du village. Un double crime inexpliqué, une arme qu'on cherche et dont ces enfants taisent la découverte lient ces personnages entrecroisés. Les uns se détachent durement de l'enfance, d'autres en sont à leur crépuscule mais ne se souviennent du passé que pour mieux désirer l'avenir.P. M.
Résumé : Un couple. Ils sont venus se retrouver sur une plage du sud de l'Espagne. Il revient d'un haut plateau des Andes où il dirigeait un chantier de fouilles. Il a redescendu, pour rejoindre Mo, de grandes étendues de temps, les millénaires qui sont l'espace de son métier de préhistorien. Mo, elle, vit dans le présent. Elle est peintre. Elle capture l'instant sur ses toiles. Le soleil-roi, le bonheur de la mer, la fête des corps... Il a pourtant du mal à rejoindre Mo. Il lui semble que quelque chose d'elle échappe à son amour, pour lui intact. Est-elle angoissée de vieillir ? Est-ce un autre homme qui projette son ombre ? Qu'attend-elle, qu'il ne sait peut-être pas lui donner ? Il écoute le ch?ur de ceux qui les entourent : un étrange berger, hanté par la haine des femmes, le vieux barman-jardinier de l'hôtel, qui voudrait mourir sage après avoir vécu fou. Et les absents, pourtant tellement présents : leur fille qui attend un bébé, et les amis fidèles, Jérôme et Claude. C'est avec Jérôme qu'il a descendu un grand fleuve africain, découvert ses sources, assisté aux sacrifices en l'honneur des génies des eaux, suivi une chasse à l'hippopotame, partagé le risque et vécu l'amitié. Quel fleuve intérieur Mo est-elle en train de descendre ? Est-ce que leurs temps vont à nouveau se confondre et les eaux se rejoindre ? Un homme essaie de marcher du même pas que la femme qu'il aime.
Nouvelle édition en 20034e de couverture : "Quant aux femmes de ces histoires, pourquoi ne seraient-elles pas les Diaboliques ? N'ont-elles pas assez de diabolisme en leur personne pour mériter ce doux nom ? Diaboliques ! il n'y en a pas une seule ici qui ne le soit à quelque degré. Il n'y en a pas une seule à qui on puisse dire le mot de "Mon ange" sans exagérer. Comme le Diable, qui était un ange aussi, mais qui a culbuté, - si elles sont des anges, c'est comme lui, - la tête en bas, le... reste en haut !"
Ce n'est pas un voyage de plaisance qui t'attend. Oh non! Nous n'irons pas à Disneyland ni au parc Astérix. Je t'emmène ailleurs. Là où la majorité des grandes personnes refuse de se rendre parce qu'elles n'ont plus le temps ou se sont tellement accoutumées à côtoyer la déraison que la sagesse leur semble définitivement hors de portée. Ce n'est pas un projet prémédité. Je l'avoue, je n'ai rien étudié du parcours. Nous improviserons.Mais il faut que tu voies.Je te livre tout en vrac. Ce sera à toi, à vous, de faire le tri et de décider s'il faut laisser le monde se déconstruire ou tenter de réparer les dégâts. Et si d'en bâtir un tout neuf vous semble l'utopie suprême, alors surtout n'hésitez pas. Rien n'est plus jubilatoire que de transformer une utopie en réalité. "
Changer d?activité, de femme, d?environnement, de personnalité voire même d?apparence physique? tout mettre en oeuvre pour devenir quelqu?un d?autre, c?est le pari improbable qu?ont décidé de se lancer un soir deux inconnus alcoolisés, l?encadreur Thierry Blin et le commercial Nicolas Gredzinski. A travers le portrait taillé serré de ces deux anonymes, Tonino Benacquista revisite le mythe de la quête identitaire, de ses enjeux incertains à ses implications souvent cruelles. Blin et Gredzinski avaient tout pour être heureux, un travail, des amis, une femme, mais pour autant, ils ne l?étaient pas. Leur rencontre aussi fortuite que déterminante sur un court de tennis va renverser leur vie, qui prend alors une direction distincte et inconnue. Mais si les deux hommes finissent bien par changer, en bien ou en mal, leur façon de faire est très différente. Quand le premier agit avec conscience et méthode pour se transformer point par point en son contraire, et devenir détective privé à l?identité nouvelle, le second ne fait rien, ou plutôt croit ne rien faire, si ce n?est de se laisser tomber dans l?alcool, avec un plaisir grinçant... Cette opposition de styles dessinée chapitre après chapitre autour des deux personnages qui ne se reverront plus, confère au roman toute sa verve et son originalité. Certes, on ne rit pas là beaucoup, le sujet ainsi traité nous renvoyant souvent à nos propres questionnements, mais on apprécie d?être le spectateur discret d?une transformation qu?on aurait rêvé être la nôtre sans oser se l?avouer? --Guillaume Folliero
«Chacun de nous vit avec un ange, c'est ce qu'il dit, et les anges ne voyagent pas, si tu pars, tu le perds, tu dois en rencontrer un autre. Celui qu'il trouve à Naples est un ange lent, il ne vole pas, il va à pied: "Tu ne peux pas t'en aller à Jérusalem", lui dit-il aussitôt. Et que dois-je attendre, demande Rafaniello. "Cher Rav Daniel, lui répond l'ange qui connaît son vrai nom, tu iras à Jérusalem avec tes ailes. Moi je vais à pied même si je suis un ange et toi tu iras jusqu'au mur occidental de la ville sainte avec une paire d'ailes fortes, comme celles du vautour." Et qui me les donnera, insiste Rafaniello. "Tu les as déjà, lui dit celui-ci, elles sont dans l'étui de ta bosse." Rafaniello est triste de ne pas partir, heureux de sa bosse jusqu'ici un sac d'os et de pommes de terre sur le dos, impossible à décharger : ce sont des ailes, ce sont des ailes, me raconte-t-il en baissant de plus en plus la voix et les taches de rousseur remuent autour de ses yeux verts fixés en haut sur la grande fenêtre.»