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NOSTALGIE DE LA RIZIERE
MOI ANNA
DE L AUBE
8,20 €
Épuisé
EAN :9782815903929
«Ah, je veux vivre dans ce rêve...»L'été dernier, mon fils a sauté du plongeoir de dix mètres, celui de la piscine municipale de Condom, dans le Gers. L'année précédente, il avait sauté de celui de trois mètres, puis du cinq mètres, puis, à la fin de l'été, du sept mètres cinquante. En haut du plongeoir de dix mètres, il est resté à fixer l'eau pendant longtemps. Cette année, il a de nouveau contemplé l'eau longuement et j'ai failli lui dire: «Tu sais, ce n'est pas grave si tu ne sautes pas.» Mais je n'ai rien dit. J'ai attendu, comme lui. D'un oeil, je lisais; de l'autre, je suivais le manège. Il a avancé, et reculé, plusieurs fois. Puis il s'est avancé et m'a regardée. Le livre refermé, j'ai compté silencieusement, en levant le pouce puis l'index puis le majeur. Au troisième doigt levé, tout en continuant de me regarder pour se donner du courage, il a sauté.Je n'ai jamais sauté du plongeoir de dix mètres, ni à onze ans ni plus tard, sans doute car personne n'a compté «Un, deux, trois». J'ai plongé dans le vide (...)
Revue de presse Anna Moï est née et réside une partie de l'année au Vietnam. Riz noir est son premier roman. --Ce texte fait référence à l'édition Poche .
L'espace d'un an, l'année du Cochon de Feu, soit entre février 2007 et février 2008 selon le calendrier chinois, Anna Moï a séjourné sur des territoires où son regard fut encadré par une deuxième fenêtre, celle de sa vie intérieure. En se baladant entre Saigon, Paris, Bangkok, Bombay, Rome, Venise, New York, Los Angeles, Guadalajara, invitée à des rencontres littéraires ou par simple rapprochement de sa famille éclatée sur différents continents, elle livre ses désirs de "Maison du Bonheur" et les aspects doux-amers de l'éviction de sa maison saïgonnaise en les intercalant avec une histoire d'amour, des observations sur l'actualité internationale, des quiétudes et des inquiétudes d'artiste, de femme et de mère.
Etre écrivaine me suffirait; mais je suis aussi écrivaine francophone. Comme Marcel Proust et Boualem Sansal. La francophonie est un concept exclusif dans le monde. Voyez: l'anglophonie n'existe pas. Les Anglo-Saxons se gardent de brandir la promesse d'une adhésion à une communauté linguistique et culturelle. (...) Au nom de la littérature et de l'identité française, autorisera-t-on un jour des adjoints de mairie à censurer les manuscrits des écrivains et à leur imposer de ne pas écrire des phrases de plus de 50 signes, d'asphyxier les mots en les privant d'r ou d'expulser de leur lexique les termes d'origine provençale, comme frousse; espagnole, comme bizarre; néerlandaise, comme varlope?"
Pour en finir avec notre déni ! Mes critiques s'adressent à ma "Famille", celle des intellectuels de la gauche, champions toutes catégories en matière de déni : de peur de "faire le jeu de la réaction", nous avons nié l'existence des camps soviétiques, la barbarie du maoïsme, la tyrannie des régimes du tiers-monde dès lors que ceux-ci se réclamaient de la gauche. Aujourd'hui, face au fanatisme islamiste, de peur d'être taxés d'islamophobie, nous replongeons dans le déni..." André Versaille. "Votre texte est un vrai régal. J'y ai trouvé mille choses passionnantes ! On ne pouvait mieux dire la crétinerie de nos "idiots utiles". La légèreté est très sûrement la meilleure façon de parler de leur lourdeur mortifère. Je suis sûr que ce livre va faire sensation dans le contexte d'aujourd'hui. Il apportera beaucoup au débat actuel ; en fait, il dit tout ce qui ne se dit pas, ne se dit plus. Il sera accueilli avec enthousiasme, mais certains, très agissants, lui feront la guerre ou l'ignoreront avec force pour le faire disparaître dans le silence." Boualem Sansal.
Fiancée humiliée, veuve manipulatrice et soumise évoluant dans une famille en apparence respectueuse des usages de la haute société victorienne... Qui est vraiment la comtesse Narona ? Une intrigante prête à tout pour toucher une prime d'assurance sur la vie de son époux, ou bien la victime de craintes superstitieuses sur laquelle le destin semble s'acharner ? Entre Londres et Venise, ce bijou de la littérature victorienne campe des personnages aux facettes multiples et complexes qui seront, consciemment ou non, les complices d'une mort naturelle qui ne tardera pas à se révéler suspecte.
Résumé : La Terre, être silencieux dont nous sommes l'une des expressions vivantes, recèle les valeurs permanentes faites de ce qui nous manque le plus : la cadence juste, la saveur des cycles et de la patience, l'espoir qui se renouvelle toujours car les puissances de vie sont infinies?