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Les mégalithes. Pierres de mémoire
Mohen Jean-Pierre
GALLIMARD
16,30 €
Épuisé
EAN :9782070534395
Qui a érigé les mégalithes, ces monuments en grosses pierres que sont les dolmens, menhirs, alignements et cromlechs ? Des géants, des diables ou des fées, comme souvent leurs noms semblent l'attester ? À quoi servaient-ils ? Lieux de culte pour les druides, d'autels pour les sacrifices, comme le prouveraient les ossements humains trouvés à l'intérieur des dolmens ? De fouilles en expériences, les chercheurs ont levé - en grande partie - le mystère des mégalithes. Ce sont les hommes du néolithique qui, entre le Ve et le IIe millénaire avant notre ère, ont élevé ces constructions monumentales, la première architecture du monde : les mégalithes étaient conçus symboliquement pour protéger les plus prestigieux de leurs morts, ou pour les évoquer. Et le culte des ancêtres légitimait leur possession du sol, tout en affirmant leur identité culturelle. En retraçant l'évolution de ces pierres de mémoire, Jean-Pierre Mohen, préhistorien, nous fait comprendre comment l'association de l'architecture, de la science, de la religion et du prestige social a permis la mise en place de la première organisation de l'espace de nos campagnes.
Les mythes et les légendes qui entourent les alignements de Carnac relèvent d'une intuition vérifiée par les hypothèses actuelles : leur fonction était bien sacrée. L'ouvrage invite donc à découvrir ces temples du Néolithique, leur signification, la société qui les a générés et les hommes qui les ont construits, il y a 6000 ans. Il évoque également les acquis des dernières recherches sur le site ainsi que le projet de restauration, de mise en valeur et de visite thématique qui renouvelle l'intérêt d'une promenade parmi les menhirs.
Désormais, les traditions n'assurent plus la transmission de notre héritage culturel. Comment, dès lors, garantissons-nous la survie de ce patrimoine ? Les sciences jouent à cet égard un rôle clé : ce sont elles, tout d'abord, qui permettent d'identifier les techniques et les matériaux utilisés jadis par les artistes ; ce sont elles qui permettent de comprendre les mécanismes naturels d'altération et de destruction ; ce sont elles, enfin, qui aident à la sauvegarde et à la restauration des ?uvres, des monuments, des restes du passé. De l'anthropologie à la chimie en passant par l'histoire et la politique, Jean-Pierre Mohen explore les techniques grâce auxquelles notre modernité scientifique assure la pérennité du legs des générations passées.
On s'émerveille à Carnac, on s'émeut à Stonehenge. Mais à quoi donc servaient les étranges mégalithes qui ont comme poussé partout à l'ouest de l'Europe, du VIIIe au IIe millénaire avant notre ère? Et pourquoi ces blocs ont-ils été érigés justement face à l'Atlantique? Pour faire parler ces "grosses pierres", comme disait Flaubert, c'est une véritable "ethnologie du passé" que propose ici Jean-Pierre Mohen, convoquant géologie, géographie, science de l'ingénieur et des matériaux, chimie et même psychologie. Seule cette approche pluridisciplinaire permettra de comprendre ce qu'était la vie du "peuple des dolmens", ces premiers hommes sédentaires. C'est ce qu'offre cet ouvrage, qui nous fait voyager dans l'Europe côtière de la fin de la préhistoire, de la Scandinavie à l'Algarve, du Morbihan à l'Irlande.
Les mythes et les légendes qui entourent les alignements de Carnac relèvent d'une intuition vérifiée par les hypothèses actuelles : leur fonction était bien sacrée. L'ouvrage invite donc à découvrir ces temples du Néolithique, leur signification, la société qui les a générés et les hommes qui les ont construits, il y a 6000 ans. Il évoque également les acquis des dernières recherches sur le site ainsi que le projet de restauration, de mise en valeur et de visite thématique qui renouvelle l'intérêt d'une promenade parmi les menhirs.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.