Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
LA CARTE AU TRESOR
MO YAN
PICQUIER
11,20 €
Épuisé
EAN :9782877306942
Le simple monologue d'un fâcheux rencontré sur le boulevard est le point de départ de ce récit éblouissant de virtuosité. Entraîné malgré lui dans un restaurant de raviolis, notre héros n'aura pas d'autre issue que de subir la conversation volubile et le verbiage désopilant d'un ami d'enfance. De fil en aiguille et du coq à l'âne, la conversation du bavard prend le tour d'une logorrhée où s'entremêlent brèves de comptoir et considérations métaphysiques. Le lecteur déconcerté par cet étrange banquet le sera encore davantage quand il apprendra qu'une moustache de tigre dans un ravioli peut conduire presque naturellement à un précieux grimoire. Un récit tourbillonnant et fantasque dont la bouffonnerie et les éclats de rire sont un délice pour le lecteur pris au piège. Né en 1956 ; de son vrai nom Guan Moye, Mo Yan préfère être connu sous le nom qu'il s'est choisi, qui signifie paradoxalement " ne parle pas ". Devenu écrivain au sein de l'Armée populaire de libération pour échapper à la misère, il vit aujourd'hui de sa plume. Il est l'auteur d'une dizaine de romans et de plus de soixante-dix récits.
Résumé : Par la fenêtre de l'appartement, les feuilles de peupliers scintillent et la voix de Wang Xiaomei se mêle au vent. " Non, non, ce n'est pas vrai ! " Son corps se couvre d'une sueur froide et moite, elle regarde son mari, qui la dévisage. Accroupi sur le réfrigérateur, Wang San, l'air féroce, retrousse ses babines et laisse s'échapper un cri ? espièglerie ou protestation ? Un pur jappement de singe. Né en 1955 dans une province rurale de Chine, Mo Yan a publié plus de quatre-vingts romans et nouvelles, dont Le Pays de l'alcool, Beaux Seins, Belles Fesses, La Dure Loi du karma et Le Clan du sorgho rouge, disponibles en Points. En 2012, il a reçu le prix Nobel de littérature. " Une ?uvre qui a réussi à transformer, grâce à la littérature, la boue en or et la misère en épopée. " Caroline Broué, " La Grande Table ", France Culture Traduit du chinois par François Sastourné et Chantal Chen-Andro
Époustouflant, rien moins qu'ambitieux et décapant. Le Pays de l'alcool de Mo Yan (Yuan Moyé de son vrai nom, né en 1956), nouvelliste et romancier parmi les plus doués de sa génération, critique littéraire hors pair, ce roman donc est aussi dense qu'un verre de whisky peut contenir d'alcool. Point de départ d'une histoire abracadabrante, l'enquête d'un flic singulier (véritable faux héros, touchant et sympathique), fondée sur une rumeur non moins singulière, celle d'un trafic de chair d'enfants dans une ville minière. Ville minière et surtout grand centre de recherches scientifiques en... vins et spiritueux. C'est bien assez pour que notre faux héros, imbibé de bout en bout, ne parvienne jamais à dessaouler. La saoulerie phénoménale est aussi le prétexte à tous les abus d'un écrivain narrateur passablement tenté par le fantastique, pris dans les rênes du réalisme. C'est dans ce contexte étrange, en contrepoint, que le narrateur vient correspondre avec un apprenti romancier, correspondance qui a aussi sa valeur de prétextes et de fantasmes, partagés entre les festins monstres d'enfants et les bienfaits de l'alcool. Sordide, cruel (et drôle tout au bout de la noirceur) entre taoïsme et grotesque, absurde et immoralité, Le Pays de l'alcool, hallucinant et halluciné, est une fable "naturellement" très alcoolisée qui, mêlant fantastique et réalité, joue l'art de la mise en abîme.
Résumé : C'est pour la publication du Radis de Cristal que Guan Moye signa pour la première fois de son nom de plume Mo Yan, "Celui qui ne parle pas". Dans l'univers fruste d'une campagne chinoise, un enfant vagabond qui ne communique jamais par la parole s'émeut d'une caresse, d'un crépitement, de brèves émotions furtives : à travers son regard, les sons, les odeurs, les matières et les couleurs prennent une intensité poétique poignante. En un monde d'adultes terre à terre, les descriptions de Mo Yan sont encore plus charnelles et émouvantes et les rapports entre les humains décrits dans leur plus grande tendresse comme dans leur plus grande cruauté.
Les treize pas, fugue brillante sur une base aléatoire, se présente comme un jeu de massacre. Deux professeurs de physique, occupant des logements mitoyens, Zhang Honqui et Fang Fugui, s'évertuent à enseigner la théorie de la relativité dans un établissement secondaire, le lycée n°8, qui possède également une usine autogérée de conserves de lapin. La femme de Zhang Honqui, Du Xiaying, y est préposée au dépeçage des bêtes encore vivantes tandis que l'épouse de Fang Fugui, Li Yuchan,est esthéticienne au funérarium. Héros du travail, Fang Fugui, mort de fatigue et ressuscité clandestin, se retrouve avec le visage de Zhang Honqui, et cherche à faire fortune dans le trafic de cigarettes. Cet épisode épique tourne à la catastrophe générale. Le faux mort devient fou en assistant à ses obsèques. Sa femme est promue et se suicide. Un tigre du zoo est empoisonné et dépecé. Prenant pour paramètres la misère des intellectuels et la libido inassouvie de leurs épouses, le récit se démultiplie dans une savante mise en abîme des différentes fonctions narratives, les personnages assurant tour à tour le rôle de héros et de narrateur. Roman d'un comique atroce, Les treize pas démontre comment le parti a vidé la vraie vie de sa substance, il expose la douloureuse reconversion des masses populaires au capitalisme sauvage, et à la course aux diplômes.
Une beauté zen ?C?est celle que nous proposent douze jeunes moines japonais du temple Eiheiji qui veulent faire vivre et partager leurs pratiques du bouddhisme zen dans la vie quotidienne. Rencontrer, saluer, se reposer, cuisiner, respirer, prendre le thé, ils ont rédigé ce livre pour transmettre leur enseignement avec simplicité et amitié.Il a été écrit pour expliquer le plus simplement possible comment aimer l?autre tel qu?il est en devenant soi-même.4e de couverture : Une beauté zen ?C?est celle que nous proposent douze jeunes moines japonais du temple Eiheiji qui veulent faire vivre et partager leurs pratiques du bouddhisme zen dans la vie quotidienne. Rencontrer, saluer, se reposer, cuisiner, respirer, prendre le thé, ils ont rédigé ce livre pour transmettre leur enseignement avec simplicité et amitié.Il a été écrit pour expliquer le plus simplement possible comment aimer l?autre tel qu?il est en devenant soi-même.
Ce livre, devenu aujourd?hui un classique, est une encyclopédie illustrée sur les moeurs et coutumes dans la Chine traditionnelle. Jeux, vêtements, nourriture, fêtes, religion, musique, écriture, organisation familiale et sociale, calendrier... Une infinie variété de sujets sont abordés, en trente-six chapitres qui peuvent se lire séparément et dont l?intérêt réside autant dans la facilité de lecture que dans l?extraordinaire richesse d?informations. Ce livre, illustré de gravures tirées d?anciennes encyclopédies chinoises ou de livres rares du XIXe siècle, se veut un panorama très large de la culture chinoise, à l?usage d?un vaste public, et devrait passionner tous ceux qui s?intéressent à la Chine.
Si Sôseki le romancier est de longue date traduit et commenté chez nous, une part plus secrète et à la fois plus familière de son oeuvre nous est encore inconnue. Sôseki a écrit plus de 2500 haikus, de sa jeunesse aux dernières années de sa vie: moments de grâce, libérés de l'étouffante pression de la réalité, où l'esprit fait halte au seuil d'un poème, dans une intense plénitude. Ce livre propose un choix de 135 haikus, illustrés de peintures et calligraphies de l'auteur, précédés d'une préface par l'éditeur de ses "Oeuvres complètes".
Il paraît que Tokyo est la plus belle des villes moches du monde. Plus qu'un guide, voici un livre d'aventures au coeur des quartiers de Tokyo. Pendant ces six mois passés à tenter de comprendre un peu ce qui m'entourait, je suis resté malgré tout un touriste. Avec cette impression persistante d'essayer de rattraper tout ce que je ne sais pas et cette manie de coller des étiquettes de fruits partout, parce que je ne comprends pas ce qui est écrit dessus. A mon retour en France, on m'a demandé si c'était bien, la Chine. Ce à quoi j'ai répondu que les Japonais, en tout cas, y étaient très accueillants."