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Poèmes du sud et autres
Mizón Luis
GALLIMARD
15,00 €
Épuisé
EAN :9782070240999
Roger Caillois lut, traduisit et publia en revues ses premiers poèmes : Terre prochaine (1977) et L'arbre (1978). Depuis, Luis Mizon a écrit Poème du Sud, inspiré par sa terre natale, le Chili, ou, mieux, les régions australes qui lui sont familières. Dans un paysage grandiose, au milieu des volcans et des terres de Chillan, toujours menacées et souvent ravagées par les cataclysmes, l'homme prend pleinement conscience de sa solitude en reconstruisant au jour le jour ce que la nature défait. Sur les plages désertiques ou les côtes abruptes de Valparaiso et de Concepcion, avec leurs cimetières de bateaux, leurs épaves, leurs planches et leurs barils vides qu'aucune marée n'emporte, l'érosion et la décomposition permanentes accentuent encore cette ambiance d'abandon. Marin ou paysan, forestier ou paria, l'habitant du Sud se définit pourtant, comme Mizon lui-même, par un attachement aux racines auquel s'ajoutent l'individualisme qui ne méprise pas la solidarité, le culte des chimères, la croyance aux fantômes. Mais n'y a-t-il rien d'autre ? Dans Poème du Sud, Luis Mizon marche au milieu des siens comme à travers une forêt d'ombres dont il cherche la motivation secrète, le mobile inconscient, la quintessence sous les actes et les effets, les folies, les résignations, les marottes. La poésie est pour lui une façon de lever délicatement les masques, d'interroger les labyrinthes creusés sous les apparences, de deviner les signes muets et les appels étouffés, de débusquer l'imaginaire derrière l'écorce rationnelle du réel", Claude Couffon.
Résumé : " Je me suis faite / Poète des rues de Paris ", nous dit Josée Tripodi, alors qu?elle enclenche la machinerie versifiante qui exfolie les étendues urbaines, afin de mettre la vie en pages. Cette vie pétrie autant dans l?anodin que dans la beauté qu?implique inévitablement l?être au monde, dont elle trahit, avec une simplicité émouvante et désarmante à la fois, les bonheurs secrets, les antagonismes et les lignes de faille?Josée Tripodi écrit pour déchiffrer les sens cachés d?une existence fugace simultanément belle, banale et déchirante. Aussi se change-t-elle au fil des vers en porte-parole des choses de toujours, du dire simple, concis et ludique, étranger aux artifices langagiers, qui touche autant par son ton sincère et tendre, que par son humanité...
En trois suites de sept poèmes, Luis Mizon trace un lieu de mémoire dans le ciel blanc. Par l'espace domestique d'abord, les objets sur la table, les photographies sur le mur, les pierres éboulées - tout est symbole. Symbole du silence blanc de la nuit. Viennent ensuite les mots, qui sont "notre unique luxe", qui se mêlent au rêve et à la transparence. Et les corps enfin, les corps absents. Les voix qui murmurent encore dans le feu. Contre l'oubli, Luis Mizon se fait le témoin "du visage sans yeux et de la couleur sans mémoire".
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.