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Le KGB à l'assaut du tiers-monde. Agression-corruption-subversion (1945-1991)
Mitrokhine Vassili ; Andrew Christopher ; Chambes
FAYARD
43,75 €
Épuisé
EAN :9782213632476
Il serait bien naïf de croire que jadis les combats idéologiques ou de puissance se déroulaient sans que chaque protagoniste se renseigne sur l'ennemi et même qu'il cherche à jeter chez lui la discorde... Pourtant la Tchéka et ses successeurs jusqu'au KGB inclusivement (dissous en 1991) ont battu tous les records de férocité - contrôle social, goulag, etc. - et d'efficacité froide à l'encontre des "adversaires" capitalistes (saur peut-être durant l'agonie du régime) en matière d'espionnage politique, militaire ou technologique. Après la Seconde Guerre mondiale et durant toute la guerre froide, l'un de ses terrains (l'action privilégiés furent les pays du tiers-monde que les puissances coloniales durent, de gré ou de force, laisser vivre leur destin. De l'Inde émancipée en 1947 à la Chine soumise aux communistes en 1949, de l'Egypte évacuée par les Anglais à la Guinée où Sékou Touré rejeta toute association avec la France, de l'Ethiopie du Négus et de l'Angola des Portugais à l'Afrique du Sud de l'apartheid, les "mesures actives" du KGB firent ou faillirent faire basculer ces rials dans le camp soviétique. Assassinats de leaders politiques locaux, corruption de ministres ou de hauts fonctionnaires, chantage, désinformation, tout fut bon pour couper les ex-colonies de leurs anciennes métropoles. Quant à l'"arrière-cour" des Etats-Unis, l'Amérique latine, indépendante depuis plus longtemps, elle était déjà un continent particulièrement mal disposé à l'encontre des gringos. Le triomphe des guérilleros à Cuba ou l'élection de Salvador Allende au Chili auraient-ils été possibles sans le coup de pouce tout à fait décisif de Moscou (entraînant par ricochet, il est vrai, de non moins réelles turpitudes de la part de la CIA)? Comme le premier volume consacré à l'action du KGIR dans les pays occidentaux, cet ouvrage, qui s'appuie sur une documentation totalement inédite et bien sûr jamais mise à la disposition des chercheurs, trouve sa source dans les dizaines de milliers de pages d'archives top secrètes recopiées clandestinement par Vassili Mitrokhine, officier du KGB réfugié à l'Ouest et révolté par ces pratiques, qui désirait que cette histoire on ne peut plus opaque fût connue de tous. Sans aucun doute, ce livre invite l'historien, le chercheur ou le curieux à interpréter à nouveaux frais l'histoire du monde depuis 1945. Biographie: Christopher Andreux, professeur d'histoire à l'université de Cambridge et spécialiste du monde contemporain, a déjà publié en France Le KGB dans le monde (Fayard, 1990) avec le dissident Oleg Gordiersky et un premier ouvrage composé avec Vassili Mitrokhine sur Le KGB contre l'Ouest (Fayard, 2000). Pour donner une idée des qualités d'investigateur de Christopher Andreux, il suffit de rappeler que c'est lui qui, en 1990, a révélé au monde la très célèbre affaire "Farewell".
Résumé : De 1917 à 1991, un certain nombre de transfuges et de dissidents ont périodiquement révélé au monde libre la puissance et l'agressivité d'un organe d'Etat tentaculaire chargé non seulement de la sécurité et de l'espionnage mais aussi et surtout du contrôle social et de la répression politique. Mais jamais personne avant Vassili Mitrokhine, colonel du KGB, n'avait livré sur la police secrète soviétique une telle masse d'archives ultra-confidentielles, opiniâtrement recopiées ou résumées pendant près de vingt ans puis sorties clandestinement de Russie. Testée à la lumière de ce que l'on savait auparavant et soumise à une rigoureuse critique historique, leur authenticité ne fait pas de doute : les agents que ces notes ont permis de démasquer dans plusieurs pays européens n'ont-ils pas presque tous reconnu les faits ? Par l'ampleur, la précision et la véracité des révélations et des confirmations quelles apportent, ces milliers et ces milliers de pages bourrées d'informations constituent le plus formidable dossier jamais obtenu par l'Ouest sur les entreprises menées par le KGB à l'intérieur de l'URSS et surtout à l'extérieur, chez l'ennemi, et elles imposent de remettre en cause d'innombrables idées reçues sur un passé proche ou déjà lointain. Assassinats, agressions en tous genres, infiltrations, sabotages, campagnes d'intoxication, pillage scientifique et technologique, chantage, achat des consciences, tout fut bon contre l'Ouest et contre ceux que la paranoïa tchékiste tenait pour ses alliés. Cet activisme permanent et cette débauche de moyens - qui nécessitaient une bureaucratie hypertrophiée - ne parvinrent certes pas à sauver un système à bout de souffle, mais ils lui ont assuré un long sursis. En cela aussi le livre de Vassili Mitrokhine et de Christopher Andrew, professeur à l'université de Cambridge et historien mondialement reconnu de la guerre de l'ombre, renouvelle en profondeur notre connaissance de l'histoire du XXe siècle.
Andrew Christopher ; Mitrokhine Vassili ; Delamare
1992. Réfugié en Lettonie après la chute de l'Union soviétique. Vassili Mitrokhine est exfiltré par les services secrets britanniques. Ancien colonel et archiviste du KGB, il a risqué sa vie pendant près de vingt ans en recopiant les archives secrètes du renseignement soviétique. Durant toute la guerre froide, dissidents et transfuges ont fait entrevoir la pénétration du KGB dans le monde occidental. Mais personne avant Mitrokhine n'avait livré une telle masse d'informations. Fruit d'une longue collaboration avec l'historien Christopher Andrew. cette somme unique lève le voile sur l'activisme stupéfiant du KGB et de ses services "frères". Assassinats ciblés, infiltrations des structures étatiques et des milieux politiques, recrutements de journalistes, campagnes d'intoxication, sabotages, pillage scientifique et technologique, chantage les révélations exposées dans ces pages, soumises à une rigoureuse critique historique, ont jeté une lumière crue sur l'étendue d'un conflit qui a durablement marqué les sociétés occidentales. Enfin réédité. le "dossier Mitrokhine" se lit comme un romande la guerre froide. Il renouvelle en profondeur notre connaissance de l'histoire du XXe siècle. Cette édition mise à jour livre notamment les noms des recrues françaises du KGB.
En 2014, la victoire électorale des nationalistes hindous, remportée en grande part grâce au populisme de leur leader, Narendra Modi, a fait basculer l'Inde dans la démocratie ethnique. Les tenants du sécularisme, des militants politiques aux universitaires en passant par les organisations non gouvernementales, ont été mis au pas. Cibles traditionnelles des nationalistes hindous, les membres des minorités religieuses - les chrétiens et les musulmans en particulier - ont été relégués au rang de citoyens de seconde zone. Non seulement leur mise à l'écart au sein des institutions indiennes - y compris les assemblées élues - est sans précédent, mais ils sont victimes de violences et d'une police culturelle visant tant leurs pratiques religieuses que leurs activités économiques. Cette transformation de la scène politique indienne s'explique par le pouvoir que le mouvement nationaliste hindou, fondé dans les années 1920, a acquis au fil du temps - au plan électoral comme sur le terrain, à travers l'infiltration systématique de l'appareil d'Etat et un dense réseau de militants actifs sur les réseaux sociaux. En retraçant la montée en puissance de Narendra Modi dans son Etat du Gujarat dès les années 2000, puis à l'échelle du pays, Christophe Jaffrelot livre une analyse saisissante de l'essor du national-populisme au sein de la plus grande démocratie du monde.
Josy Eisenberg est rabbin et anime "A bible ouverte" et "La source de vie" sur France 2. Il a notamment publié Le Judaïsme pour les nuls (First, 2009). Adin Steinsaltz, rabbin et mathématicien, a reçu le prix Israël pour son commentaire des deux Talmuds.
Abromont Claude ; Montalembert Eugène de ; Fourque
Extrêment complet et passionnant, un guide à conseiller à tous les musiciens, qu'il soit étudiant, professionnel ou simplement mélomane." --Piano, le Magazine
La Revue Blanche, dont l'aventure n'a guère duré plus de dix ans, a joué en France un rôle-charnière essentiel. La plupart des écrivains, peintres, musiciens, hommes politiques, intellectuels les plus marquants de la fin du XIXe et du début du XXe siècle y ont collaboré ou l'ont côtoyée. Créée, financée et dirigée par les trois frères Natanson, jeunes Juifs polonais, avec la complicité enthousiaste de leurs condisciples du Lycée Condorcet, la Revue Blanche devient vite un lieu de débat sur tous les sujets qui agitent la France. Elle mène des combats politiques sous l'impulsion d'anarchistes comme Fénéon, Mirbeau ; de socialistes, tels Blum, G. Moch, Péguy ; de dreyfusards et de fondateurs de la Ligue des droits de l'homme, comme Reinach et Pressensé. En témoignent ses campagnes dénonçant le génocide arménien, les dérives coloniales, la barbarie des interventions, européenne en Chine, anglaise en Afrique du Sud, et la diffusion des pamphlets de Tolstoï, Thoreau, Nietzsche, Stirner... Elle promeut les peintres Nabis, les Néo-impressionnistes et l'Art nouveau, anticipe le fauvisme, le futurisme et les arts premiers. Toulouse-Lautrec, Bonnard, Vuillard, Vallotton, Hermann-Paul, Cappiello illustrent les articles de la revue et les ouvrages publiés par ses Editions. Après avoir soutenu fidèlement Mallarmé, la Revue Blanche accueille Proust, Gide, Claudel, Jary, Apollinaire qui y débutent, tandis qu'elle édite une nouvelle traduction des Mille et une nuits et Quo Vadis, le premier best-seller du siècle. Elle salue l'innovation dramatique avec Antoine et Lugné-Poe, Ibsen, Strindberg et Tchékhov, sans oublier le triomphe de l'école française de musique avec Debussy. Humour et esprit de fête, liberté, engagement et créativité, pacifisme, laïcité, mondialisation sont les valeurs promues par cette génération emportée dans le sillage de la Revue Blanche. Cet ouvrage illustré et nourri de nombreuses citations décrypte l'histoire de cette avant-garde, nous familiarise avec ses membres, ses réseaux, ses utopies et ses réalisations. Il donne la mesure de l'étape majeure alors franchie par la société française vers le modèle culturel et politique qui est le sien aujourd'hui. . . Paul-Henri Bourrelier ; ingénieur général au corps des mines a dirigé plusieurs établissements publics. Chargé d'inspections aux ministères de l'industrie et de l'Ecologie et de missions de coopération internationales, il anime actuellement l'Association Française pour la prévention des catastrophes naturelles, et un programme d'économie d'énergies en Chine. Il a également fait des communications sur Mirbeau, Lorrain et l'affaire Dreyfus.
En 1815, le congrès de Vienne inaugure, après la longue césure des guerres révolutionnaires et napoléoniennes, une nouvelle ère dans les relations internationales, avec l'Europe pour théâtre principal et acteur essentiel. Le directoire des grandes puissances assure un siècle de paix globale, affirmant sur toute la planète la suprématie du Vieux Monde. Cependant, à partir du XXe siècle, le système se dérègle et le leadership européen cède la place à un monde déchiré par les crises, les guerres et le choc d'idéologies antagonistes avant d'hésiter, depuis l'an 2000, entre ordre et désordre. Cet ouvrage retrace l'histoire des relations internationales du XIXe siècle à aujourd'hui, apportant ainsi les connaissances indispensables pour comprendre quel nouvel équilibre mondial se dessine au début du IIIe millénaire.
Résumé : L' Art de la guerre de Sun Tzu exerce toujours la même fascination sur nos contemporains. Est-ce parce qu'il s'agit du premier livre de stratégie écrit il y a 2 500 ans ? Peut-être, mais cela ne suffirait pas à expliquer son succès jamais démenti. Il contient surtout des leçons qui ont franchi le mur des siècles et qui restent pertinentes. Pascal Boniface, avec la clarté pédagogique qu'on lui connaît, nous offre une mise en perspective de L'Art de la guerre avec l'actuelle stratégie chinoise. Il démontre que lire Sun Tzu permet de comprendre la montée en puissance de la Chine qui paraît aujourd'hui irrésistible. Mais aussi que ses leçons sont désormais au service de tous ceux qui veulent se les approprier, y compris Donald Trump.
La région méditerranéenne, berceau de grandes civilisations et des trois religions monothéistes, est le parfait témoin de plusieurs réalités universelles : l'interdépendance socioéconomique entre pays développés et pays en développement, le poids des prétextes religieux et de l'ethnicité dans les conflits, l'enjeu géostratégique des ressources naturelles... L'espace méditerranéen révèle également de grandes mutations actuelles avec le " Printemps arabe " au sud et la crise des dettes souveraines au nord. Des risques de conflits aux perspectives économiques en passant par l'analyse des modes de vie, cet ouvrage donne les principales clés pour analyser la situation du bassin méditerranéen. Il montre comment, marquée par l'hétérogénéité démographique, culturelle et économique et un fossé croissant entre les rives, la Méditerranée reste à la fois porteuse d'un idéal commun et de la peur de l'autre.
Résumé : A qui appartient la mer ? Quels sont les pays les plus corrompus ? Où se trouvent les réfugiés ? Y a-t-il encore des esclaves ? Quels pays partent à la conquête de l'espace ? Mister Geopolitix, globe-trotteur infatigable et youtubeur, vous embarque dans son tour du monde. Grâce à ce livre illustré de cartes et de graphiques, de photos prises par l'auteur pendant ses voyages, de chiffres et d'infos insolites, la géopolitique devient accessible et passionnante ! Après des études sur les pays en développement, Gildas Leprince a réalisé le tour de la Méditerranée en solitaire et a tourné des reportages dans plus de 16 pays. En 2016, il fonde la chaîne YouTube Mister Geopolitix pour continuer à partager sur les sujets qui le passionnent.