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Le paradigme chrétien autour de 1800. L'exemple de Chateaubriand et des romantiques allemands
Mite Colceriu Diana
PETER LANG AG
61,95 €
Épuisé
EAN :9782875740496
A situer dans le cadre d'une description du christianisme romantique, cette étude décrit les prédispositions et attitudes religieuses de Chateaubriand à deux moments décisifs de son parcours intellectuel et spirituel : l'exil en Angleterre et l'Essai sur les révolutions (1797), puis le retour en France et le Génie du christianisme (1802). L'analyse met en évidence les principes sur lesquels les positions de Chateaubriand sont établies et, pour y parvenir, fait appel au bagage théologique, historico-culturel et philologique qu'elles comportent. Cette application analytico-déductive a permis de con gurer la mise en oeuvre d'une certaine conscience chrétienne, les dispositions chrétiennes en France à la n des Lumières, discernables dans l'apologétique esthétique et l'apologétique utilitariste, les types de Providence présents chez Chateaubriand, et de constater la mutation conceptuelle observable entre les deux ouvrages de ses débuts littéraires. Ces résultats ont été confrontés à ce qui s'est manifesté, à la même période et dans le même domaine de préoccupations, dans l'espace allemand. Un réseau de similitudes est apparu entre l'apologiste français et d'autres romantiques : Schleiermacher, Hölderlin et Novalis. Tous semblent, en effet, participer d'un même Zeitgeist et traduire une forme mentale appartenant à un même paradigme intellectuel.
Figure peut-être la plus perméable de l'histoire occidentale, toujours à comprendre en fonction des tensions, des quêtes et des rêves de l'humanité et de son besoin constant du sacré, le Christ est investi à l'âge romantique des valeurs cardinales d'une sensibilité en train de se former au début du XIXe siècle. Le Christ beau de Chateaubriand, ami de l'humanité souffrante, le Réconciliateur des hymnes christologiques de Hölderlin ou le Médiateur de Schleiermacher renvoient tous à l'Ubereinstimmung, à la coexistence harmonieuse du fini et de l'infini, but suprême de toute expérience mystique. Conçu dans le sillage de Rousseau et de Kant, où il incarne l'idée universelle d'humanité, le Jésus du premier romantisme dépasse en envergure l'ethos des Lumières : à part le profil moral exceptionnel d'un homme total en vertu duquel il manifeste sa divinité, caractéristique de l'apologétique française (Le Génie du christianisme), il est également possesseur d'une intuition supérieure (Les Discours sur la religion), dernier messager du sacré (Der Einzige, Patmos), un modèle inédit de spiritualité pour un monde désenchanté (La Fête de Noël). Cette étude d'histoire intellectuelle se propose de reconfigurer le visage christique dans des contextes historiques différents (la France post-révolutionnaire, le romantisme d'Iéna) et de dégager, en dernier lieu, les ressorts conceptuels d'un paradigme nouveau, celui de l'alliance entre le moi moderne et le sacré, entre la liberté et la religion, qui dominent la pensée européenne du XIXe siècle.
Anguelova-Lavergne Dostena ; Le Roux Pierre ; Mite
L'Europe apparaît prise en otage par une économie du savoir et du pouvoir qui empêche l'évolution de la société en lien avec ses traditions et son expérience immédiat de la réalité. A lire pour comprendre la paralysie des élites européenne globalisées qui vivent à l'heure américaine. Ce livre offre une approche anthropologique inédite des réseaux des think-tanks après 1989 dont le développement explique l'endogamie croissante des élites financières, politiques, médiatiques et intellectuelles. En outre, il s'appuie sur des terrains d'observation directe en Bulgarie, en Grèce et en France et une base bibliographique et documentaire internationale, offrant ainsi une nouvelle perspective sur le rapport Est-Ouest.
Cet ouvrage part du postulat que le degré d'effervescence mémorielle est proportionnel au degré de violence subie dans le passé ou de silence imposé et perçu comme une injustice non réparée. Les mobilisations mémorielles autour d'un devoir de mémoire prennent souvent la forme violente de "guerres de mémoire" . Leur violence symbolique (ou autre) est en corrélation avec la violence des conflits passés : violence résultant de la conquête de territoires, violence politique des régimes dictatoriaux, violence des vainqueurs envers les vaincus, violence des empires à l'égard de leurs sujets, violence de guerres civiles et de luttes de libération nationale... Querelleuses, les mémoires de conflits alimentent des tensions politiques, susceptibles de déclencher de nouveaux conflits. Comment ces revendications à caractère purement mémoriel deviennent-elles un enjeu de lutte sociale et politique ? Quelle est l'attitude de l'Etat face aux visions alternatives, non officielles du passé ? Ces dernières parviennent-elles toujours à modifier le paradigme du grand récit national ? A quelles conditions peut-on arriver à un apaisement mémoriel durable ? Quelles sont les stratégies pour le rapprochement entre deux nations, autrefois belligérantes, ou pour la recherche d'une cohésion au sein d'une société divisée ? Un devoir de mémoire ne devrait-il pas s'accompagner d'un devoir de vérité pour toutes les parties impliquées dans le conflit ? C'est à ces questions, d'ordre d'abord éthique, que tentent de répondre les auteurs de cet ouvrage.
This volume is a collection of essays published between 1999 and 2015 in the review The Federalist Debate. The book highlights the issue of federalism intended as a theoretical paradigm to interpret the major problems of our age, and in particular the issues of peace and war in a world characterized by an uncontrolled globalization.
Van Raemdonck Dan ; Detaille Marie ; Meinertzhagen
Ceci n'est pas une grammaire. Quoique. N'est-il pas présomptueux de vouloir rajouter une grammaire à la grammaire ? Cependant, les enseignants que nous rencontrons depuis plusieurs années maintenant ressentent et pensent la grammaire comme arbitraire et dogmatique, peu systémique. Leur attitude révèle une certaine insécurité face à la matière à enseigner. D'où la démarche entreprise de rédiger un référentiel grammatical à leur usage. Plutôt qu'une parole dogmatique, nous proposons un chemin progressif d'acquisition, comme en spirale. L'appropriabilité du discours grammatical dépend, selon nous, de la réinstauration du sens. En effet, si le savoir a du sens pour l'apprenant, si le système présenté est organisé de manière cohérente et ne se réduit pas à une classification ou à un étiquetage décalés de l'usage et de la construction/interprétation de la signification, la grammaire, qui n'est dès lors plus orthocentrée, apparaitra plus en phase avec la langue telle que l'exploitent les divers usagers. Elle ne sera plus vue comme un discours abstrait et inappropriable car inadapté. Dans cette perspective, nous avons interrogé le savoir à transmettre, révisé le discours sur la langue afin de nous assurer de sa justesse – celui-ci ayant trop souvent été constitué en savoir presque en soi –, de sa cohérence et de son appropriabilité, et proposé une " linguistique applicable ".