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La science-fiction
Missa
VRIN
12,00 €
Épuisé
EAN :9782711630141
Pour Gilbert Hottois, la science-fiction nous aide à penser le futur en confrontant le lecteur à tous les avenirs imaginables. Pétrie de fantasmes et de spéculations transhumanistes, la science-fiction est un lieu idéal pour tester symboliquement les limites de l'humain. La grande science-fiction - de Stapledon à Egan, Banks ou Benford, en passant par Clarke, Lem et quelques autres - conduit de façon passionnante au seuil des singularités. Toutes les merveilles et toutes les abominations sont là, écrites : toutes les utopies, toutes les apocalypses, toutes les transfigurations et tous les anéantissements, tous les progrès et toutes les régressions... La rhétorique de la science-fiction dit que l'espèce humaine peut errer et s'autodétruire ou être victime d'un cataclysme cosmique, mais aussi poursuivre indéfiniment l'exploration et l'invention de soi-même et de l'univers. " (Jean-Noël Missa)
Ils sont jeunes, citadins, étudiants pour une part, et sont issus des "bonnes familles" locales du sud de la France, près de la frontière espagnole. Par appât du gain (ils ne "consomment" pas), et sur une période de quelques années seulement, ils entrent dans le commerce de l'héroïne entre l'Espagne et la France, devenant pour un temps des étrangers d'un genre particulier. Sont-ils de "mauvais héritiers" ? des "déviants occasionnels" ? Une sociologue qui enquêtait sur les Gitans les a rencontrés. Elle raconte sur fond de trafic de drogue une curieuse réconciliation, celle de certains membres de la communauté gitane et de ces jeunes bourgeois qui depuis longtemps les stigmatisent. A travers ses observations, elle se livre également à une réflexion sur la figure de l'étranger de l'intérieur - particulièrement intéressante pour comprendre ce qui se passe aujourd'hui en Europe où, les frontières et les identités subissant un profond remaniement -, c'est-à-dire non pas un marginal, mais celui qui sait être, momentanément ou durablement, dans le cadre d'échanges spécialisés ou généralisés, à la fois "d'ici et de là-bas". Elle montre enfin comment des familles "bien établies" fabriquent en leur sein les déviances les plus dangereuses tout en les masquant derrière l'image de l'autre, "ethnique" si possible, et toujours rejeté. Manière aussi de comprendre un peu mieux certaines des tensions sociales actuelles et les évolutions qu'elles sont susceptibles de produire.
Le dopage a accompagné depuis trente ans le développement de l'activité sportive, en particulier dans le sport de haut niveau. Les importants enjeux politiques, économiques, médiatiques et financiers créent des environnements propices à cette dérive alors que l'éthique majoritairement exprimée par les institutions sportives continue de combattre ce qui reste présenté comme un fléau. La tolérance zéro pour le dopage dans le sport contraste ainsi nettement avec la position plutôt laxiste de la société envers les techniques d'amélioration cognitive et les autres techniques d'améliorations de soi en dehors du sport. La progression de la pharmaco-chimie et des biotechnologies a rendu le débat beaucoup plus complexe car les systèmes de contrôle toxicologique ou de surveillance biologique mis en place ne garantissent pas l'efficacité des règlementations en cours. Dans ces conditions, l'hypocrisie est souvent de mise vis-à-vis de la problématique du dopage.Car si les contraintes que subissent les coureurs sont fortes, la logique « citius-altius-fortius » est toujours omniprésente. Et le positionnement de la médecine du sport est toujours ambivalent; le discours est opposé au dopage mais les actes vont dans le sens d'une aide à l'amélioration de la performance. Certains événements de l'actualité sportive suggèrent que le discours sur l'esprit du sport et plus généralement le pompiérisme moralisateur dont font preuve les voix autorisées du sport débouchent sur un double langage. On brandit bien haut le drapeau de la moralité sportive tout en sacrifiant dans les faits au principe qui veut que le gagnant emporte toute la mise.
Marie-Laure Schick, jeune ethnologue, raconte son voyage en Amazonie où elle se rend pour étudier le chamanisme local au contact de la modernité. Sur le terrain - au c?ur de la grande forêt, aux confins du Pérou, de la Colombie et du Brésil - la voici seule, exposée à toutes sortes de mésaventures. De façon très vivante, elle relate ses impressions, ses rencontres, ses tâtonnements, ses peurs et ses découragements et, en dépit des obstacles, son désir de pénétrer un monde si lointain et si secret. Au-delà des nombreuses péripéties qui animent l'enquête, Marie-Laure Schick révèle qui sont aujourd'hui les chamans. Comment vivent-ils? Quels sont leurs croyances et leurs rituels, notamment leur usage des plantes hallucinogènes? Comment réagissent-ils face à la curiosité occidentale en mal d'exotisme et de spiritualité? Elle nous permet aussi, souvent avec humour, de mieux comprendre les pratiques et les motivations de l'ethnologue - son attrait pour l'inconnu, son constant va-et-vient entre idéalisation et désillusion - et la difficulté à rencontrer l'autre... Biographie: Marie-Laure Schick est ethnologue. Elle a vécu deux ans en Amazonie auprès des populations indigènes.
Ce livre décrit la pédagogie Montessori et comment celle-ci, jusqu'à maintenant largement réservée à l'école privée, peut s'intégrer avec pertinence dans une pratique de classe à l'école publique en respectant à la fois sa propre quintessence et les objectifs de l'Education nationale. La confiance en soi, la motivation, la curiosité, la maîtrise de soi et les capacités d'adaptation sont des qualités indispensables et déterminantes pour s'intégrer au monde de demain. Leur développement est l'objectif premier de cette pédagogie qui propose un enseignement individualisé, respectant le rythme d'apprentissage de chaque enfant. Ce livre est le seul à l'heure actuelle à présenter une expérience concrète d'enseignement Montessori dans une école maternelle publique. Les enseignants peuvent y puiser tous les éléments nécessaires pour comprendre, à travers un éclairage actualisé, cette pédagogie et démarrer des ateliers Montessori dans leur classe. Les parents peuvent saisir les enjeux de celle-ci et comprendre combien il est important de ne pas dissocier scolarité et développement de la personnalité de l'enfant. La collection Pratiques et Enjeux Pédagogiques, dirigée par Michel Develay, propose des pistes de réflexion sur des questions d'éducation, d'enseignement et de formation avec le souci constant des auteurs, tous spécialistes dans leur domaine d'activité, de demeurer particulièrement clairs, concrets et accessibles à tous. Ces ouvrages sont destinés aux enseignants, aux étudiants, aux parents, et à tous ceux qui sont en charge de responsabilités éducatives. Sur chaque thème abordé, ils récapitulent les travaux existants et apportent les éléments essentiels pour réfléchir et pour agir.
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.