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La jouissance d'être. Le sujet et son désir
Misrahi Robert
ENCRE MARINE
59,00 €
Épuisé
EAN :9782350880181
L'auteur se propose d'élaborer une théorie du sujet qui prendrait en compte aussi bien le désir que la réflexivité. La méthode employée est une phénoménologie intégrale, seule adaptée à la richesse du pouvoir constituant du sujet, ce pouvoir étant considéré aussi bien dans sa dimension qualitative d'existence et de désir, que dans sa dimension cognitive de réflexion et de raison. Cette phénoménologie déploie une anthropologie philosophique, respectueuse de la liberté du sujet et attentive à son mouvement existentiel et réflexif. L'anthropologie philosophique, partant du "fait" du sujet, le découvre pourtant comme un acte: celui de la jouissance d'être. C'est la jouissance et la joie qui sont en effet l'origine et la finalité aussi bien de l'existence désirante que de la réflexion constituante. Le sujet ne se constitue et ne se justifie que de cette jouissance d'être et d'exister. Malheur et tragédie ne sont, malgré leur fréquence, que dénaturation de l'existence humaine. Dans cette théorie du Désir-sujet, l'éthique eudémoniste trouve donc son fondement et la joie, sa condition de possibilité.
Le philosophe Robert Misrahi l'affirme : "Le bonheur, chacun de nous y a droit." Et ce spécialiste de Spinoza d'énoncer, dans ce court et dense dialogue avec Denis Lafay, les conditions d'accéder au bonheur. Au bon bonheur, celui que l'on féconde dans "l'autonomie intérieure, la joie d'amour, la jouissance de vivre", celui que l'on cultive dans la considération inaliénable d'autrui et le principe de réciprocité. Une leçon de vie pour tout individu, et en particulier pour tout entrepreneur aspirant au bonheur pour lui-même, pour ses salariés et... pour l'entreprise.
Devant le paradoxe d'un antisémitisme de gauche, l'auteur s'est proposé de connaître les origines de ce phénomène, par une démarche à la fois philosophique, historique et critique. Mais il a dû reconnaître en même temps les insuffisances d'une explication objectiviste de l'antisémitisme de La Question juive, et il a dû dégager et comprendre l'attitude personnelle de Marx. Outre l'intérêt général de ce résultat pour la compréhension à la fois existentielle et sociologique des textes politiques, il faut insister sur l'apport que constitue cette étude à la connaissance du marxisme: La Question juive n'est un texte marxiste ni quant à la méthode, ni quant au contenu, et l'antisémitisme qu'il masque à peine ne laissera pas de traces chez Marx. Simplement, le philosophe projettera sur sa doctrine de l'histoire les deux images occultes du Juif qu'il porte en lui. L'auteur achève sa démarche en prouvant que l'espoir reste entier puisque l'antisémitisme de gauche n'est pas attaché par essence au socialisme, mais revêt seulement un caractère passager et contingent, justifiant ainsi le combat que tous les progressistes ont à mener contre lui.
Un match de football, un but marqué et cinq cents supporters crient spontanément leur joie. Robert Misrahi voit dans cette réaction immédiate le signe de notre liberté première : une liberté par essence, non choisie, antérieure à toute action. Sans le savoir, sans rien y pouvoir, nous sommes libres ! Mais il est une autre liberté. Une liberté qui s'apprend. Concrète et réfléchie, véritablement heureuse, elle est à l'origine de toute création.
Pour l'auteur, la question du désir est le noyau d'une philosophie qui voudrait être d'abord une anthropologie et ensuite une éthique. Le désir est ici pensé comme un acte et non comme une force mécanique et l'éthique est conçue comme recherche de la joie et réhabilitation du désir. Pour mieux poser cette question centrale, on élucide ici la différence entre désir et besoin, et l'on établit leur implication réciproque et leur unité foncière. On se réfère aux plus grandes philosophies sans ignorer le rôle et l'intérêt de la psychanalyse.
Angelus Silesius est le nom de poète que s'est donné à bon escient Johannes Scheffler, docteur en philosophie et en médecine, médecin à la cour impériale de Ferdinand III, prêtre ordonné en 1661, écrivain religieux, qui naquit en Silésie, à Breslau, en 1624, où il mourut en 1677. Le voyageur chérubinique - Der Cherubinischer Wandersmann - dont le seconde édition parue en 1675 (la première datant de 1657) contient 1676 distiques et brefs poèmes, est l'un des plus beaux livres de la poésie mystique européenne.
Marcel Conche, professeur émérite à la Sorbonne, membre de l'Académie d'Athènes, est l'auteur de nombreux ouvrages, publiés aux Editions Encre Marine, Cécile Defaut, Albin Michel, et surtout aux Presses Universitaires de France (collections "Perspectives critiques", "Quadrige" et "Epiméthée").
Quand point l'année nouvelle, chacun se soumet au cérémonial des voeux, interminables et impersonnels (la sacro-sainte triade santé-bonheur-réussite !), auquel se greffe la tragi-comédie des grandes résolutions dans une cascade déprimante de ne plus dont rien ou presque ne subsiste quelques jours après. S'y ajoutent les rituels et les folklores qui, sous toutes les latitudes et dans toutes les cultures humaines, leur font écho. Chacun s'y prête à chaque fois (cette répétition donne le vertige) avec un enthousiasme qui décroît en général au fil des ans. Et si, à l'heure d'entrebâiller la porte de Janvier, qui restera close un an encore, il devenait urgent et même vital de lever les yeux du compte à rebours universel pour passer du trompe-l'oeil de la carte de voeux et de la vraie-fausse résolution au rendez-vous enfin pris avec soi-même ? Et si dire oui, faire oui à la manière nietzschéenne, c'était simple comme le Nouvel An ? Telle est l'invitation philosophique que ce livre, écrit dans une langue volontairement accessible au plus grand nombre sans rien céder sur le fond de la pensée, adresse à toutes celles et à tous ceux qui souhaitent ne pas laisser filer indéfiniment, année après année, l'occasion de devenir ce qu'ils sont.
Au début du XIXe siècle, l'Europe découvrit le bouddhisme, et bientôt les textes bouddhistes parurent mériter l'attention des philosophes, lesquels écrivirent et épiloguèrent sur le chemin bouddhique et son but ultime: le "nirvâna". Mais comme ils échouèrent à s'en faire une idée positive - car le "nirvâna" suppose l'expérience "sui generis" de la vie allégée de toute souffrance -, ils l'interprètent comme néant. Le bouddhisme était un nihilisme. Ainsi le voient Hegel, Cousin, Renan, Schopenhauer, Gobineau, et Nietzsche avec eux. Mais tandis que les uns (les chrétiens) s'offusquent d'une sagesse d'anéantissement, que d'autres, tel Schopenhauer, y voient avec faveur la confirmation de leur pessimisme, Nietzsche lui oppose une sagesse néo-païenne, dite "tragique". Si "tout est souffrance", comme le veut Bouddha, nier la souffrance, c'est nier la vie: la sagesse tragique implique la "volonté de souffrir", non, certes, que souffrir soit bon en soi, mais, parce que, sans la souffrance, rien de grand ne se fait.