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Systèmes politiques et dynamiques conflictuelles en Afrique. Quel impact pour la mondialisation
Miscoiu Sergiu ; Preda Christian ; Bianca Urs Andr
CERF
24,99 €
Épuisé
EAN :9782204153508
Longtemps marquée par d'interminables débats sur la dépendance et le néocolonialisme, la politique de l'Afrique subsaharienne francophone a progressivement évolué vers la diversifi cation de ses thématiques dominantes et de ses principaux clivages. Pour autant, elle ne s'est pas complètement affranchie du spectre du discours sur les conséquences historiques de l'impérialisme occidental, auquel s'est ajouté depuis une trentaine d'années un autre discours, aussi légitime que le premier, portant sur les craintes à l'égard des tentatives des autres grandes puissances de s'emparer des ressources et des systèmes décisionnels du continent. Quels sont les marqueurs de la mondialisation de la politique africaine ? Est-ce que la mondialisation a contribué au recul démocratique actuel (coups d'Etat, rébellions, instabilité, dictatures, vagues de violence, etc.) ou bien, au contraire, a-t-elle inhibé les effets de ce recul, par le fait d'avoir mis l'Afrique subsaharienne au centre de l'attention publique mondiale ? C'est ce type de questionnements qui préoccupe les chercheurs ayant contribué à ce volume. Par la diversité des pays de l'Afrique subsaharienne étudiés, mais aussi par la complexité et la complémentarité des approches proposées par les seize auteurs, cet ouvrage tente de fournir une analyse riche et tranchante de l'impact de la mondialisation sur la dynamique de la politique africaine. Sergiu MiScoiu est professeur des universités en sciences politiques et directeur du Centre d'études afr icaines de l'université Babes-Bolyai de Cluj-Napoca, Roumanie. Cristian Preda est professeur des universités en sciences politiques et doyen de la Faculté de sciences politiques de l'université de Bucarest, Roumanie. Andreea Bianca Urs est doctorante en sciences politiques à l'université Babes-Bolyai de Cluj-Napoca, Roumanie. Domnica Gorovei est lectrice en sciences politiques à l'université de Bucarest, Roumanie".
La personnalisation charismatique du pouvoir, l'emploi de la télé-politique désormais sur internet, l'antiélitisme rampant, les débats participatifs (face-à-face ou en ligne), la fièvre référendaire, les flash-mobs citoyens et populaires, la people-isation de l'espace public, l'exaltation des vertus des gens ordinaires - voilà une liste trop courte des évolutions qui ont eu lieu tant en Russie qu'aux États-Unis, tant au Brésil qu'en Indonésie, tant en France qu'en Roumanie. Avec cette prolifération des formes alternatives d'expression collective et de communication publique, la logique populiste - ou plutôt néopopuliste - se fraye un large chemin grâce à sa flexibilité, à son aspect fourre-tout et à sa tendance à prendre les individus et donc le Peuple tel qu'il est. Dans cet essai, l'auteur offre une grille d'analyse du phénomène populiste et du passage du populisme au néopopulisme en employant une méthodologie qui relève de la théorie du discours.
Comment théoriser la formation des premières communautés nationales en Europe ? Ce livre offre une approche comparative des méthodologies classiques qui ont essayé de saisir le phénomène national, en montrant à la fois leurs limites et leurs marques idéologiques. En même temps, ce livre propose une théorisation alternative et plutôt interdisciplinaire, basée sur une approche constructiviste, qui repose sur la démonstration d'une hypothèse centrale selon laquelle les premières nations ont été des " communautés identitaires autonomes du point de vue politique ". La démonstration, dans le cadre de laquelle on utilise à la fois des concepts structuralistes - tels l'habitus et l'inertie identitaire - et des notions constructivistes - comme l'agence ou les connaissances partagées - comporte aussi une dimension empirique à travers l'analyse des processus de " nationalisation " exercée par les institutions étatiques dans deux cas révélateurs et radicalement différents - l'Angleterre et la France - et à travers l'étude de la manière dont les modèles nationaux ont été reproduits et adaptés dans d'autres pays européens.
L'Afrique (et ses conflits) se raconte en mille et une formes. Certains la disent à haute voix, certains par écrit. Certains avec l'exigence et l'objectivité de l'historien, du sociologue et du journaliste. D'autres avec la subjectivité du romancier, du dramaturge, du dessinateur ou de quelque autre forme artistique. Le présent volume réunit des textes multiformes pour dire, raconter, peindre et dessiner le destin d'une Afrique mutilée, souillée et déchirée par les conflits politiques depuis son accession à la souveraineté nationale. L'Afrique se raconte en rythme de tambours, en modulations de muezzin, en cris de guerre, en rires et en pleurs. Tout cela tissé en discours politiques, sociaux ou littéraires. Au regard de la production romanesque et dramatique africaine, depuis ses origines jusqu'à nos jours, la littérature africaine de ces catégories n'a jamais cessé d'être la voix des sans voix. L'Afrique continue de dire son histoire passée et présente. Simona Ji ? a est maître de conférences à la Faculté des Lettres de l'Université Babes-Bolyai de Cluj-Napoca, en Roumanie. Elle s'intéresse à la littérature française et francophone des XXe et XXIe siècles. Sergiu Miscoiu est professeur des universités en sciences politiques à la Faculté d'études européennes de l'Université Babes-Bolyai et directeur du Centre de coopérations internationales et du Centre d'études africaines de cette université. Il est aussi professeur associé et directeur de thèses à l'Université Paris-Est. Modibo Diarra est maître-assistant à l'Université des Lettres et des Sciences Humaines de Bamako (ULSHB) au Mali et spécialiste de l'étude du roman africain francophone".
L'Afrique, comme le monde entier, est confrontée aujourd'hui à des situations extrêmement brûlantes, qui mettent souvent en jeu la vie humaine. D'une beauté exotique pour les Européens ou tout à fait normale pour les Africains, ces pays de sables ou d'oasis vertes ont dû traverser des siècles de luttes : entre les communautés et les castes, contre les envahisseurs, contre eux - mêmes... Une histoire de violences comptabilisées en guerres dont la mise était le territoire, les richesses du sol et du sous - sol, les influences politiques ou la simple survie. Bourreaux ou martyrs, l'histoire a retenu ou oublié leur nom ; un acte de rappel nous semble nécessaire. Affirmer son identité par cris et colères s'est ajouté à l'entreprise plus délicate des artistes, dormeurs éveillés transformés en écrivains engagés, prêts à utiliser le français pour faire connaître, par leur plume, les problèmes mouvants que leurs pays devaient affronter. Leurs livres sont fortement ancrés dans la réalité politique, économique et sociale, et ils ne gardent d'idéal que le désir de dénoncer une réalité souvent terrible. Si leur style passe facilement de l'absurde à l'ironie, de l'humour au tragique, c'est qu'au - delà du délire et des mirages que savent montrer avec virtuosité les anciens et actuels griots, il y a un continent qui peine parfois à maintenir des régimes politiques démocratiques, qui milite pour améliorer la condition de la femme et de l'enfant, qui cherche ailleurs, par son destin de migrant, une vie meilleure.