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Parlons iaaï
Miroux Daniel
L'HARMATTAN
31,50 €
Épuisé
EAN :9782296565500
Langue austronésienne d'Océanie, le iaaï appartient au groupe des langues de la Nouvelle-Calédonie, plus particulièrement à celui de l'archipel des Loyauté, où se situe l'île d'Ouvéa. Langue d'origine mélanésienne, le iaaï est riche de par sa phonologie et sa morphologie verbale. Elle se caractérise également par un système de déclinaisons très élaboré dans les classificateurs possessifs. Dès le milieu du 19e siècle, le "hwen iaai" a eu sa propre écriture, avec la fixation d'une orthographe qui sert encore de référence aujourd'hui, en dehors de quelques modifications mineures. La pérennité de la langue semble assurée grâce à son enseignement dans les établissements scolaires d'Ouvéa, et ce, en conformité avec l'accord de Nouméa de 1998, sur l'enseignement des langues kanak en Nouvelle-Calédonie.
L'œuvre de Maurice Blanchot est difficile d'accès dans la mesure où elle met en jeu un grand nombre de notions -la patience, l'inspiration, l'absence, le neutre, la parole plurielle, le surnombre ou le fragmentaire-, visant à souligner la mort de la littérature ou, du moins, l'impossibilité radicale d'en atteindre le centre toujours éloigné. Ce bref essai tente de rendre compte des deux mouvements essentiels qui président à la constitution de l'œuvre blanchotienne : d'un côté les œuvres du ressassement et de l'étrangeté, parues principalement de 1935 à 1962, de l 'autre les textes fragmentaires parus à partir de 1962. Il s'agira par ailleurs de comprendre comment les textes critiques de Blanchot ont nourri son œuvre narrative et en quoi cette constante cohabitation a permis la naissance d'une réflexion essentielle sur la littérature.
Les pensionnats indiens du Canada laissèrent des séquelles durables sur les communautés autochtones. Dans leurs romans Kiss of the Fur Queen et Indian Horse, l'artiste nehiyaw/cri Tomson Highway et l'auteur anishinaabe Richard Wagamese mettent à profit l'écriture pour livrer leur récit de ce pan de l'histoire canadienne longtemps passé sous silence. Cet ouvrage analyse les stratégies narratives qu'ils mobilisent pour contribuer à l'historiographie de ces politiques visant à "dés-indigéniser" les enfants autochtones et à invisibiliser les peuples premiers du Canada. Il met également au jour la manière dont l'écriture permet la résurgence des cultures proscrites en agissant comme un antidote à la toxicité des pensionnats indiens.
Passage facile à isoler dans un texte et très souvent proposé lors des examens et concours, le portrait littéraire se prête particulièrement bien à l'analyse. Cet ouvrage fournit des catégories d'analyse précieuses pour l'étudiant qui doit faire l'étude littéraire d'un portrait. A travers le portrait littéraire, ce sont aussi les diverses façons de décrire les personnages qui sont ici évoquées. Un véritable parcours littéraire, montrant les spécificités de la description de personnages en fonction des genres et son évolution à travers les siècles, depuis les géants de Rabelais jusqu'aux personnages insaisissables de Proust, est ainsi proposé.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.