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Villèle, village réunionnais. Histoire d'un ancien camp d'esclaves
Miranville Alexis
L'HARMATTAN
15,50 €
Épuisé
EAN :9782747505369
Avant de devenir ministre puis chef ultra du gouvernement de Louis XVIII et de Charles X, le comte Joseph De Villèle avait, ainsi que son frère Jean-Baptiste, fui la tourmente révolutionnaire pour se réfugier à Bourbon, aujourd'hui Ile de La Réunion. Là, ils ont laissé leur nom à un village né du camp d'esclaves d'un vaste domaine colonial appartenant aux Panon-Desbassayns. La loi d'abolition de l'esclavage de 1848 vida ce camp d'une grande partie de ses occupants qui étaient d'origine principalement africaine ou malgache et furent remplacés par une main-d'oeuvre majoritairement indienne, libre et engagée sur contrat, mais qui connut en fait un sort bien peu différent. L'union réalisée ici entre les Desbassayns et les De Villèle s'inscrivait dans le grand mouvement de fusion, qui s'était amplifié en Europe après 1789, entre la riche bourgeoisie terrienne, en quête d'une plus grande honorabilité, et la noblesse malmenée par la Révolution mais soucieuse de sauvegarder son prestige d'antan. Déjà détenteurs des richesses et du pouvoir politique les maîtres ont souvent utilisé le catholicisme comme autre instrument de sujétion. En dépit de l'interdiction dont il a été longtemps victime à Villèle l'hindouisme y occupe aujourd'hui une place prépondérante. Point de rivalité cependant entre les religions, mais une harmonieuse et originale symbiose culturelle, à l'image d'une population métissée, à forte composante d'origine tamoule.
Histoire et mutations d'une petite ville coloniale L'histoire de la Réunion a commencé à Saint-Paul, lieu d'accueil et de résidence pour les premiers habitants de l'Ile arrivés au milieu du XVIIe siècle. Ville symbole donc mais gloire éphémère. Première capitale de la colonie, Saint-Paul perdit cette fonction prestigieuse dès 1738. Au cours de la deuxième moitié du XIXe siècle, restée simple chef-lieu de commune, elle connut une longue période de léthargie qui prit fin seulement à la suite de la départementalisation de l'Ile en 1946. Né en 1942 dans cette commune de Saint-Paul où il réside, l'auteur analyse les différentes phases de la genèse et de l'évolution d'une ville qu'il a vue prendre un nouvel essor au début des années 1960, déborder de son cadre originel, celui des quartiers anciens de La Caverne et du Centre, occuper La Butte et s'étendre en direction de L'Etang, dépasser La Rue Jacquot et atteindre la Rivière des Galets à Cambaie, englober l'ancien village sucrier de Savanna, escalader les basses pentes de La Grande Fontaine et s'étaler sur Plateau-Caillou.
L'Histoire rassemble, la mémoire divise "... C'est sur ces mots de l'historien et académicien Pierre Nora que cet ouvrage s'ouvre. Cette maxime semble en effet taillée sur mesure pour La Réunion, tant les dérives liées à une mémoire trop souvent manipulée sont ici source de potentielles divisions, dans un micro-territoire où cohabitent les origines ethniques et religieuses les plus diverses. Dans cet essai d'histoire globale, Olivier Fontaine, docteur en Histoire diplômé de l'Université de La Réunion, propose une nouvelle analyse, rigoureuse, documentée et sans complaisances de trois siècles et demi d'histoire de La Réunion. Il invite, reprenant point par point les grands domaines de l'historiographie locale, à une nouvelle vision du passé de ce petit territoire indo-océanique, pour en montrer finalement toute l'unicité, loin des partis pris et analyses orientées d'une certaine " fabrique de l'Histoire "...
Teddy Riner, Usain Bolt, Lewis Hamilton, Simone Biles, les soeurs Williams, sont des champions du 21ème siècle. Ils sont les dignes héritiers de tous ces athlètes noirs qui ont brillé par le passé sur les stades et dans les enceintes sportives. Ces derniers ont pour nom Jack Johnson, Jesse Owens, Pelé, Wilma Rudolph, Marie-José Perec, Michael Jordan, tous ces champions dont l'auteur a retracé le parcours avec une perspective historique et sociologique dans son précédent livre "Sport, malédiction des Noirs ?". Durant le 20ème siècle, ces hommes et ces femmes ont favorisé un certain esthétisme noir. Mais longtemps avant ces sportifs contemporains, d'autres champions ; leurs devanciers, ont utilisé leurs muscles noirs et leur corps d'ébène comme moteur de la réussite et facteur d'émancipation. Dès la Grèce antique, à Rome, les auteurs ont célébré le corps noir. Plus tard, durant la longue période de l'esclavage, des captifs sont parvenus à briser leurs chaînes grâce à la boxe dans les plantations d'Amérique ou grâce à la capoeira au Brésil. Ce livre, c'est l'histoire du corps noir rompu à la "pratique sportive" depuis l'Antiquité jusqu'au début du 20ème siècle ; prémices du sport moderne.
Rarement chanteur aura à ce point été au carrefour de tous les événe-ments. Au-delà de sa musique toujours actuelle 40 ans après sa mort, son en-gament de "combattant de la liberté armé d'une guitare" , comme on l'a baptisé, trouve un écho aujourd'hui encore. Première star du tiers-monde, il se trouve peu d'icônes à même de con-currencer Bob Marley. Sauf peut-être son compatriote Usain Bolt, mul-tiple champion olympique de sprint et amateur de foot comme lui. Son vrai héritier dans le coeur des Jamaïcains. Lui aussi force le respect hors de son île. S'il était toujours vivant, cette filiation aurait réjoui le chanteur qui a transcendé le monde de la musique et voyagé entre sport, politique et musique. Aujourd'hui, sa vision des événements et sa clairvoyance nous condui-sent à croire que Bob Marley est toujours vivant.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.