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La juridicisation de l'Eglise. Chanoines séculiers et droit canonique (1070-1130)
Miramon Charles de
BELLES LETTRES
35,00 €
Épuisé
EAN :9782251456683
Une scansion majeure de l'histoire juridique de l'Occident prend place au XIIe siècle. Vers les années 1140 se développe d'abord à Bologne, puis ailleurs, un enseignement savant de droit romain et canonique. Comment expliquer cette nouveauté ? Il est d'usage d'y voir la conséquence de deux causes : un facteur politique - la Réforme grégorienne - et un facteur textuel - la redécouverte des collections justiniennes de droit romain. Charles de Miramon propose une autre explication du développement du droit savant. Il faut en trouver la cause dans la juridicisation de l'Eglise entre 1070 et 1130, c'est-à-dire la croissance de la sphère juridique dans le fonctionnement des institutions ecclésiastiques. Cette rapide juridicisation est étroitement liée avec l'émergence des clercs séculiers, en particulier des chanoines des cathédrales et collégiales. L'enquête sur les liens qui se nouent entre les clercs séculiers et le droit passe par une étude des valeurs individuelles et collectives des clercs, et par la recherche d'une théorie du langage juridique et de sa mise en pratique. C'est en particulier dans les réunions cléricales, une institution nouvelle de gestion des collèges cléricaux, qu'un nouveau langage est mobilisé pour aborder les nombreux litiges, petits ou grands, qui structurent l'existence de ces collectifs. Enfin, les collections canoniques s'adaptent à ce nouveau lectorat de clercs. De la Loire au Rhin, en passant par la Tamise, les chanoines séculiers nourrissent le terreau fertile de la juridicisation de l'Occident.
Résumé : Le changement n'est pas un luxe réservé aux nantis, à ceux qui ont des financements ou des idées. Il est souvent une nécessité vitale pour la structure concernée. Le changement n'est pas synonyme de " grand soir " ou de révolution. Il peut être humble dans ses objectifs, pragmatique. Au moyen de petits effets, ponctuels ou durables, il modifie peu à peu les mentalités, les attitudes, les habitudes, qu'elles soient individuelles ou collectives. Changer, c'est avant tout oser se regarder, élargir le cadre de son expérience, interroger ses certitudes. Face au changement, de quelque ordre qu'il soit, nous avons généralement le choix entre deux options : le subir, avec le cortège de résistances, de discours nostalgiques, de comportements de repli, où l'amertume côtoie le non-désir, qui accompagne une telle attitude ; ou tenter de le maîtriser, au moins en partie, pour en être l'acteur. Ce livre ne retient bien sûr que cette seconde option.
L'exercice du pouvoir en général, la direction d'un établissement social et médico-social en particulier sont le plus souvent abordés sous un angle juridique, économique ou psychosociologique. Ces approches d'ordre scientifique tendent à envisager les aspects rationnels du management. Or manager, faire l'expérience de diriger des professionnels exerçant auprès des personnes accueillies dans les structures sociales et médico-sociales, c'est se confronter au quotidien aux affects, aux émotions, à l'irrationnel des comportements, les siens comme ceux des professionnels et des résidents. C'est adopter une posture plus ou moins conscientisée où interviennent ses choix, ses pensées, ses intimes convictions. Manager, ce n'est pas seulement agir en toute logique, en toute raison ou conscience. C'est pour beaucoup se montrer inventif, créatif, à l'écoute, évoluer d'expérience en expérience, se faire parfois rêveur et poète. C'est fort de sa propre expérience de direction d'établissement que Jean-Marie Miramon partage ici ses perspectives. S'appuyant sur l'universalité d'adages et d'extraits littéraires ou poétiques, il livre de multiples expériences de terrain qui sont autant de reflets de la fragilité intrinsèque au secteur social et médico-social, du caractère parfois impossible du métier de directeur, ou de la façon dont notre histoire conditionne l'exercice du pouvoir, notre manière d'être manager. Des témoignages de directeurs viennent enrichir son propos.
Miramon Jean-Marie ; Couet Denis ; Paturet Jean-Be
A l'origine de ce livre, un constat : dans les secteurs social et médico-social, l'exercice de la fonction de direction est un métier à part entière. Qui dit "métier" dit "savoir-faire" et "techniques" spécifiques. Mais pourquoi annoncer des fictions ? Simplement pour faire sa part au montage, symbolique et imaginaire, qui est celui de tout pouvoir. Le métier de directeur a cette originalité de détailler les aspects à la fois techniques et symboliques de la fonction : le lecteur est invité à réaliser "un travail sur soi" pour mieux connaître son propre rapport au pouvoir et les valeurs qui fondent son action. Cette édition actualisée fait état des nouveaux sujets auxquels les directeurs d'établissement sont confrontés (fusion d'établissements, évaluation externe, qualité de vie au travail...).
Ordine Nuccio ; Flexner Abraham ; Hersant Luc ; He
Biographie de l'auteur Abraham Flexner (1866 - 1959) a enseigné à Harvard puis à l'Université de Berlin avant de rejoindre la Fondation Carnegie pour la recherche éducative. Il a étudié la question de l'enseignement médical et rédigé en 1910 le fameux « Rapport Flexner ». Nuccio Ordine (né en Italie, à Diamante, en 1958) enseigne la littérature italienne à l'Université de Calabre. Visiting professor dans diverses universités européennes (l'ENS, l'EHESS et l'Université Paris-IV-Sorbonne à Paris; le Warburg Institute à Londres; le Max-Planck Institut à Berlin) et américaines (Yale, NYU), il a publié plusieurs ouvrages sur Giordano Bruno et sur la Renaissance: Le mystère de l'âne (2005, 2e tirage), Le seuil de l'ombre (2003), Giordano Bruno, Ronsard et la Renaissance (2004), Le rendez-vous des savoirs (2009, 2e tirage), Trois couronnes pour un roi (2011). Avec Yves Hersant, il dirige trois collections d'ouvrages classiques aux Belles Lettres.
Résumé : La Chine vient à nous : des textes prestigieux sont désormais traduits, des tournées théâtrales nous introduisent dans la légende et dans l'Histoire, le fengshui arrive en Europe. Mais que savons-nous de la civilisation qui leur a donné naissance ? La Chine classique est extraordinairement vivante sous ses habits modernes. La méconnaître serait voyager en aveugle là où il y a tant à voir.
Résumé : "Ce livre parle avant tout d'amour : le grec ancien a été l'histoire la plus longue et la plus belle de toute ma vie. Peu importe que vous connaissiez le grec ou non. Si c'est le cas, je vous dévoilerai des caractéristiques de cette langue dont personne ne vous a parlé au lycée, quand on vous demandait d'apprendre par coeur conjugaisons et déclinaisons. Si ce n'est pas le cas, c'est encore mieux. Votre curiosité sera comme une page blanche à remplir. Qui que vous soyez, cette langue recèle des manières de s'exprimer qui vous permettront de vous sentir chez vous, de formuler des mots et des idées qui ne trouvent pas d'expression exacte dans notre langue." Le grec est une langue géniale : voici neuf bonnes raisons d'en tomber éperdument amoureux.
This work, which is included in the new "Guides des civilisations" series, does not claim to be exhaustive ; it simply attempts to convey the most characteristic aspects of a civilization from which we have inherited most of our philosophical concepts, our literary and artistic heritage, and our vocabulary. What do we know about the Greeks - their cities,their ideals, or their lives ? What can we learn from the Nike of Samothrace or the Venus de Milo ? The primary purpose of this book is to refine ourpartial and fragmented perceptions, to avoid preconceived notions, and to help us to understand a civilization whose criteria are so foreign to us and yet which are still such an intimate part of our lives. Only part of the History of Ancient Greece is depicted in this book : the period ranging from its birth up to the death of Alexander the Great (323 B.C.). This distinction from the following period - that of "Hellenistic" Greece - is amply justified from a political, social, religious, moral and artistic point of view.Anne-Marie Buttin, whose agrégation degree is in Classical Literature, formerly taught preparatory classes for the grandes écoles.Table des matières : I. L'HISTOIREÉpoque préhistoriqueÉpoque mycénienneÉpoque géométriqueÉpoque archaïqueÉpoque classiqueChronologie fondamentaleII. ATHÈNES, LES CITÉS ET LES COLONIESAthènesAutres citésColoniesIII. L?ORGANISATION POLITIQUE ET SOCIALELes classes socialesLes institutions et l?exercice du pouvoir à AthènesLa justiceLes financesLe pouvoir militaireIV. LA VIE ÉCONOMIQUEAgricultureIndustrieCommerceMesure et poidsMonnaiesV. LE TEMPSCalendrierMesure du tempsJournée du citoyenÂges de la vieRites de passage VI. LA RELIGIONReligionCultes publicsCultes privésCultes à mystèresDivinationFêtesPrincipaux dieuxMythologiePrêtreTempleThéâtreVII. LA LITTÉRATURELangue grecqueGenres littérairesPhilosophieQuelques auteursVIII. LES ARTSArchitectureSculpturePeintureMusique et danseIX. LES LOISIRSJeux publicsJeux privésBainsVoyagesChasse et pêcheRepasX. LA VIE PRIVÉENomsHabitationsFamille, femme, enfantSexualitéSanté et médecineÉducation et écoleCostumes et paruresNotes Biographiques : Jean-Noël Robert, latiniste et historien de Rome, a publié aux éditions Les Belles Lettres une quinzaine d'ouvrages sur l'histoire des mentalités dans l'Antiquité romaine, parmi lesquels Les Plaisirs à Rome (1986, nlle édition 2005), Rome la gloire et la liberté (2008), Les Romains et la mode (2011) ou L'Empire des loisirs (Signet, 2011). Il dirige en outre la collection « Realia » et celle des « Guides Belles lettres des civilisations » dans laquelle il a signé deux volumes, Rome et Les Étrusques.