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Comprendre la construction européenne
Mioche Philippe
REF2C
14,50 €
Épuisé
EAN :9782952545143
Le bilan du XXe siècle est celui du ressaisissement de l'Europe. Combien de fois n'a-t-on pas annoncé le déclin de ce continent jusqu'au milieu du siècle et parfois plus tard encore ! L'Europe en 1950 apparaît aux yeux des autres mondes ainsi qu'à ceux des Européens eux-même comme un continent ruiné, déchiré en deux blocs antagonistes, dépendant de l'Amérique et en train de perdre son influence sur le monde. Cinquante ans plus tard, l'Europe s'est ressaisie. Son rayonnement commercial, monétaire et financier, sa capacité d'innovation et de recherche scientifique créent une situation nouvelle, très largement grâce à la construction européenne. Les succès sont là. Certes, au regard de l'ensemble des objectifs énoncés au cours de son histoire, bien des limites apparaissent. Mais, malgré tout, la construction européenne a été une bonne "affaire" pour l'Europe et pour les Européens. Elle pourrait le devenir plus encore en renouant avec les espoirs qui ont nourri les origines de cette aventure inédite.
Chaque jour, des mots nouveaux envahissent notre quotidien : titrisation, hedge fund, etc. Ils témoignent du fait que le système financier est au coeur de notre vie économique. Voilà qui rappelle que le bon fonctionnement de cette dernière dépend des liens qui unissent banques et industries. Cet ouvrage propose une synthèse de l'historiographie disponible sur ces rapports souvent frileux. Il s'agit de situer l'action des banques depuis le dernier tiers du XIXe siècle dans la thématique générale du financement de l'industrie. Les contributions issues des travaux de l'Académie François Bourdon portent sur l'ensemble des niveaux de la banque - des succursales locales aux politiques internationales. Ce volume met en lumière certains grands acteurs tel Eugène Schneider, président-fondateur de la Société Générale, dont on fête le 150e anniversaire en 2014. L'exploitation d'archives inédites et la confrontation des points de vue offrent analyses et pistes nouvelles pour la compréhension du fonctionnement de notre système bancaire.
Barbier Dauphin, le fin du fin..." le slogan en vogue dans les années 1950- 1960 fleure bon une France encore rurale dans ses aspirations et son imaginaire, même si depuis le XIXe siècle l'urbanisation n'a cessé de gagner du terrain, grignotant inexorablement le monde paysan. L'histoire de Barbier Dauphin s'inscrit dans ce contexte d'une France à double facette qui au cours des deux derniers siècles a pris le chemin d'une modernisation de son tissu socio-économique tout en demeurant attachée à ses assises rurales. En effet, l'entreprise a fondé sa croissance sur des produits alimentaires apprêtés et plus tard cuisinés aux saveurs culinaires traditionnelles, celles du terroir. Pour autant, ses marchés sont ceux du monde urbain où le temps des ménagères est maintenant compté, où les femmes entrent progressivement dans la vie professionnelle. Acteur de la modernité, Barbier Dauphin leur propose ainsi de s'émanciper des contraintes du quotidien pour mieux libérer leur force de travail ; "Barbier Dauphin libère la femme ! " suggèreront plus tard les accroches publicitaires. Pour cela, la conserverie n'aura de cesse d'élargir sa gamme de produits : boîtes de tomate, concentrée ou entière, conserves de légumes en tout genre, confitures et douceurs... Puis, avec le temps et les exigences du progrès, les préparations deviennent de plus en plus élaborées : plats cuisinés, soupes toutes prêtes des plus variées, sauces en boîtes, pâtes farcies... Cette modernité alimentaire ne rime pas encore avec "mal bouffe" ; c'est un autre aspect majeur de l'aventure Barbier Dauphin. Comme l'évoque son credo "le fin du fin", l'entreprise joue durablement la carte de la qualité, celle de produits frais, simples, issus d'un territoire généreux. Ambassadrice des saveurs provençales, elle se confond ainsi avec le terroir qui l'a vu naître. En effet, Barbier Dauphin est par excellence une industrie d'un terroir ; elle s'y est nourrie et en retour a façonné ce monde rural, ses territoires et ses populations. De Lambesc à Meyrargues, ce livre retrace l'aventure d'une entreprise dont le destin se confond avec l'histoire de la conservation et de la préparation des aliments, de la diffusion des produits culinaires provençaux, de l'évolution des goûts alimentaires... C'est aussi une histoire des hommes - chefs d'entreprise, contremaîtres, ouvriers, habitants du village de Meyrargues en Pays d'Aix-en-Provence - qui ont participé à cette aventure et dont la mémoire demeure encore aujourd'hui vivace, pleine de souvenirs d'une époque où la vie s'organisait autour et au rythme de l'usine.
La famille Terrin a profondément marqué l'histoire économique et sociale du littoral provençal. Depuis Fos jusqu'à La Ciotat, en passant par Port-de-Bouc et Marseille, les Terrin ont réussi à hisser la réparation navale provençale aux avant-postes de la modernité, renouant ainsi, pour mieux la dépasser, avec l'époque glorieuse du XIXe siècle. Cet ouvrage est avant tout un recueil de témoignages. Il laisse la parole aux différents entrepreneurs de la famille en apportant simplement, lorsque cela s'avère nécessaire, une mise en perspective historique pour mieux éclairer le lecteur sur les enjeux du moment. C'est avec les écrits de chaque génération que l'on découvre leurs projets, leurs succès, leurs échecs ou leur capacité à se renouveler. C'est dans leurs témoignages que l'on devine l'existence de ces entrepreneurs dans le quotidien d'un port méditerranéen en pleine transformation, depuis la fondation de l'entreprise en 1891 jusqu'à nos jours. Une traversée de siècle vouée à la mer et à ses métiers.
Martigues, Venise provençale, ville fleurie posée sur l'eau, le charme de ses canaux, de ses îles, de ses ponts, le Miroir aux oiseaux avec ses maisons colorées qui se reflètent à la surface d'un petit port pittoresque... Ces images, puisées dans un passé qui a su être préservé, demeurent toujours vivaces. Cependant, Martigues a connu une véritable mutation après la Seconde Guerre mondiale. La ville s'est transformée sous les effets conjoints de l'industrialisation de l'étang de Berre et de l'expansion de l'agglomération marseillaise. Pour accueillir l'afflux de population, il a fallu bâtir, aménager et structurer le territoire. La municipalité communiste élue en 1959 a voulu s'assurer la maîtrise de l'expansion urbaine. Pour cela, elle a créé en 1961 une société d'économie mixte - la SEMIVIM - chargée de réaliser des opérations immobilières puis, en 1973, une société d'aménagement, la SEMAVIM. Ces deux structures, fusionnées en 1998, ont participé à la transformation de ce petit port méditerranéen. Le livre "Une Aventure urbaine" raconte cette histoire, celle d'une ville qui se modernise et celle des réalisations d'une société publique immobilière et d'aménagement. Au-delà du territoire local, cette histoire est emblématique, à plusieurs titres, des processus de modernisation des paysages urbains à l'oeuvre dans la France contemporaine.