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Histoire de Roberta. Ca va
Minyana Philippe
THEATRALES
16,00 €
Épuisé
EAN :9782842602253
ECRIRE EN ROND... DE LA PAGE À LA SCÈNELa nature ne dit rien. Elle est le présent de l'informe qui fait la vie en train de se passer sous nos sens. Philippe Minyana représente la nature en passant par le mot, la ligne, la phrase et leur ordonnancement. La nature attend avant d'être écrite en langage. Philippe Minyana, que je vois guetter depuis si longtemps, est à l'affût de la langue qui va devenir «un corps qui comprendra la nature». À coups de dérapages, de sauts, de prélèvements, de rebonds, de crescendos, de retraits, il compose la représentation de la nature. Alors ce qu'il en restitue est la vue sur les êtres et les choses et, en même temps, la relation sans cesse mouvante qui les relie.Les arts visuels se sont transformés depuis belle lurette et représentent la nature non pas autrement (je n'avais pas envie de dire «autrement» mais «autrefois»), mais exactement comme elle fuit, de partout et toujours, avec joie, vers la mort de celui qui cherche à la saisir. L'art du théâtre est pris en tenaille entre le texte comme support d'une fiction reconstituée, reléguant le présent en tant que tel à l'événement de l'acteur parlant, et l'image comme feuilletée du sens, qui peut faire advenir le présent recomposé dans le pur plaisir innocent de l'absence de construction. Le texte chez Philippe Minyana assure la tension permanente, car jamais résolue, entre ces deux pôles. Sans doute est-ce pour cela que les descriptions dans ses pièces sont chirurgicales, exactes, pour assembler la représentation sur la feuille (le livre, première scène) et donner à voir ce que sa transformation en théâtre fera «entre» la parole et l'image. À chaque pièce, c'est plus précis, à chaque texte plus impermanent, car à chaque fois inventant une nouvelle façon de composer et donc d'interpréter la scène à venir. En fait, il décompose, en suivant les lignes de ses hantises, comme les fils du bois pour le sculpteur, l'état de nature que constitue le présent. Il écrit pour le théâtre la parole qui le rendra non pas vivant, mais présentable («être présentable» me disait ma mère avant d'aller voir un docteur, un enseignant, la famille...). Ses lignes de hantise sont le réseau des mouvements de la pièce. Mouvements qu'il faudra arpenter pendant les répétitions pour ajointer, pour former le tissu de la représentation. (...)Robert Cantarella, juillet 2006
Suite 1, Suite 2, Suite 3 : trois textes distincts et indépendants, mais trois univers proches et une seule atmosphère. Lecteurs et acteurs retrouveront l'écriture précise de Philippe Minyana et ses thèmes récurrents : des maisons refuges, la mort partout présente, une apparente banalité des dialogues, un langage dépouillé presque primitif. Grâce à un changement de focale, Minyana observe à nouveau l'humanité à trois distances différentes. Ces femmes et ces hommes sont des figures bercées de paradoxes, entre la peur de communiquer et son intense besoin. Avec une théâtralité éclatante et des trouvailles stylistiques surprenantes, ces Suites interrogent notre rapport au réel et à l'intime. Par là, elles deviennent essentielles.
Justin, le valet de Boriquet, possède des dons d hypnotiseur. Il en profite pour faire effectuer son service par son propre maître, qui ne comprend pas pourquoi il se sent si fatigué. Or, Boriquet souhaite épouser Émilienne, la fille du docteur Valencourt. Justin, qui veut empêcher ce mariage, persuade Boriquet qu il est un singe. Il parvient même à suggérer à la s ur de Boriquet qu elle est danseuse espagnole. Scandale! Pièce suivie de 9 monologues de 10 à 20 minutes chacun, de Georges Feydeau: Complainte du pauv propriétaire, L Homme économe, L Homme intègre, J ai mal aux dents, Le Juré, Un monsieur qui est condamné à mort, Un monsieur qui n aime pas les monologues, Patte en l air, Les Réformes. Comédie / 5 hommes - 2 femmes / 1:00
Fin d'été à Baccarat ou fin de partie dans une pension de famille d'une ville d'eau rouillée de la campagne vosgienne. Vacances au rabais pour des personnages en bout de trajet et vides de tout projet. Dialogues acides et involontairement grinçants ; gloussements de rires étouffés au bord du vide ou de la mort - rencontres ratées - petits assassinats sans y toucher... Philippe Minyana rit dans un coin de tableau avec humour, tendresse, dans une prose éclatée et serrée, pour notre plus grande joie.
Ce n'est pas une pièce de théâtre ; ce sont des textes, des monologues, des histoires, des confrontations, des petites scènes dialoguées à deux, des fragments à dire, à jouer. Un peu comme les rifts d'une partition musicale... Des états, des attitudes, des émotions. Chacun peut se les approprier et le nombre d'acteurs n'est pas limité. Pas de suite logique dans les textes, pas de noms de personnages. C'est là dans une forme brute pour que chacun puisse mettre son univers dessus. Véritables écritures contemporaines, ces Chroniques 2 font suite aux Chroniques des jours entiers, des nuits entières. Elles se répondent et constituent une matière vive pour de nouvelles formes théâtrales.
De temps en temps, Monsieur Barbe-Bleue sort de son conte où se rejoue indéfiniment la scène bien connue du meurtre de sa belle qui a ouvert la porte qu'il ne fallait pas ouvrir, et part en voyage. Ses voyages le mènent dans le monde d'aujourd'hui. Il y rencontre des personnages qui ont un coup de bleu: deux jeunes filles qui, après avoir volé une paire de chaussures, vont se noyer de honte, une vieille dame désespérée de ne plus habiter au bord de l'eau et qui va s'y laisser glisser... Dans le conte, soeur Anne ne voit jamais rien venir et le frère de la belle arrive toujours trop tard. Le grand K, ordonnateur des événements, suit Barbe-Bleue, du conte au monde d'aujourd'hui et finit par le tuer. Bruno Castan poursuit avec Coup de bleu sa confrontation des contes avec la réalité.
Grosse patate est le surnom qu?on lui donne à l?école parce qu?elle mange tout le temps surtout quand elle s?ennuie. Elle, elle sait qu?elle est ronde et douce. Dans sa classe il y a Rosemarie la timide, sa meilleure amie, Rémi son souffre-douleur trouillard comme une fille, Hubert qui est très beau et très bête et dont tout le monde est amoureux. La maîtresse se fâche quand elle s?aperçoit qu?on maltraite Rémi, elle se fâche aussi lorsque Rémi, qui ne se laisse plus faire, devient général d?une armée secrète pas si secrète que ça. Grosse patate essaie de comprendre le monde à travers des exercices de maths où il ne faut pas multiplier les tomates et les bananes et en regardant Rémi qui a une ombre de petite fille. Dans ses rêves elle rencontre l?Homme en noir qui l?aide aussi à mieux comprendre. Grosse patate raconte tout cela dans son journal, la tristesse, le bonheur, les interrogations, les adultes qui répondent toujours n?importe quoi. Elle préfère être Arakis le chat qui parcourt le monde que Narcisse qui reste collé à son miroir. Elle sait qu?elle va devenir grande. Ce texte, le premier de Dominique Richard, est drôle, cruel comme l?enfance et traite, sans avoir l?air de rien, de sujets graves comme l?amitié, l?amour, le deuil, la différence, dans une langue vive et inventive.
Un village entre Nîmes et Montpellier au milieu des vignes. C'est l'été. Comme chaque année depuis l'enfance des amis s'y retrouvent. Certains sont restés au village et vont au lycée à la ville voisine, d'autres n'y viennent qu'en vacances, chez les grands-parents ou dans une résidence secondaire. Entre eux des amitiés, des amours, des jalousies. Cet été-là va être différent. Deux jeunes étrangers, deux adolescents turcs, frère et sueur, viennent de s'installer au village avec leur mère. Qui sont-ils? Pourquoi sont-ils là? Leur présence va semer le trouble, bousculer les habitudes.Solitude amoureuse, conflit de cultures, les mangeurs d'étoiles vivront cela le temps d'un été.