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Habitations. Pièces
Minyana Philippe
THEATRALES
15,00 €
Épuisé
EAN :9782842600648
Habitations se présente comme un triptyque où respectivement, un commercial, une actrice et un narrateur donnent corps à trois actions : il vend, elle joue, il raconte. De trois " endroits " du discours naissent trois existences, trois fictions où la prise de parole laisse apparaître les fêlures, les dérapages de l'incroyable souffrance humaine. Pièces est le roman d'une fin de vie. Qui est Tac ? Comment en est-il arrivé là ? L'histoire du vieil homme spolié nous est contée sous tous les angles et par tous les moyens : du moment du scandale (le moment où il est expulsé de chez lui) à celui de sa chute (il en perd la raison). Encore une fois, Philippe Minyana, avec une immense pudeur et un humour nourri d'effroi, explore les limites du théâtral et du représentable.
Résumé : Deux épopées de l'intime sur la force vive du souvenir et l'ordinaire des jours. Dans 21 rue des Sources, deux revenants s'amusent et philosophent dans la maison familiale abandonnée. On rit. On se souvient. Tout se détraque dans L'Arbre après une terrible tempête. Gaby et Linette traînent leur amour comme un mal en patience. On se blesse. On ne sait pas aimer. Aurait-il fallu ne pas couper l'Arbre ?
Fin d'été à Baccarat ou fin de partie dans une pension de famille d'une ville d'eau rouillée de la campagne vosgienne. Vacances au rabais pour des personnages en bout de trajet et vides de tout projet. Dialogues acides et involontairement grinçants ; gloussements de rires étouffés au bord du vide ou de la mort - rencontres ratées - petits assassinats sans y toucher... Philippe Minyana rit dans un coin de tableau avec humour, tendresse, dans une prose éclatée et serrée, pour notre plus grande joie.
Suite 1, Suite 2, Suite 3 : trois textes distincts et indépendants, mais trois univers proches et une seule atmosphère. Lecteurs et acteurs retrouveront l'écriture précise de Philippe Minyana et ses thèmes récurrents : des maisons refuges, la mort partout présente, une apparente banalité des dialogues, un langage dépouillé presque primitif. Grâce à un changement de focale, Minyana observe à nouveau l'humanité à trois distances différentes. Ces femmes et ces hommes sont des figures bercées de paradoxes, entre la peur de communiquer et son intense besoin. Avec une théâtralité éclatante et des trouvailles stylistiques surprenantes, ces Suites interrogent notre rapport au réel et à l'intime. Par là, elles deviennent essentielles.
Qui n'a jamais entendu le nom d'Antigone ? Celle qui se dresse contre l'injustice demeure plus que jamais une source d'inspiration et un modèle. Suzanne Lebeau s'est emparée de ce mythe pour le raconter à hauteur d'adolescente. Depuis la méprise fatale d'OEdipe, tuant son père et épousant sa mère, jusqu'à la révolte d'Antigone, refusant de laisser son frère sans tombeau et enfreignant l'interdit de son oncle Créon, elle redonne vie à cette histoire terrible et fascinante. Mêlant le récit du choeur aux voix de Créon et d'Antigone, la pièce dévoile toute la complexité des liens du sang et interroge : que doit-on suivre, la loi ou notre conscience ? Qu'est-ce que gagner veut dire ?
Ce n'est pas une pièce de théâtre ; ce sont des textes, des monologues, des histoires, des confrontations, des petites scènes dialoguées à deux, des fragments à dire, à jouer. Un peu comme les rifts d'une partition musicale... Des états, des attitudes, des émotions. Chacun peut se les approprier et le nombre d'acteurs n'est pas limité. Pas de suite logique dans les textes, pas de noms de personnages. C'est là dans une forme brute pour que chacun puisse mettre son univers dessus. Véritables écritures contemporaines, ces Chroniques 2 font suite aux Chroniques des jours entiers, des nuits entières. Elles se répondent et constituent une matière vive pour de nouvelles formes théâtrales.
Salvador, le narrateur raconte sa vie d'enfant des montagnes depuis sa naissance qui n'annonçait rien de bon puisqu'il ressemblait à un rat, jusqu'à son départ à la ville pour y poursuivre ses études. Dans ses souvenirs d'enfance pauvre, il y a sa mère qui se levait toujours la première, lavait le linge des riches, ses sept frères et soeurs, l'apprentissage de l'écriture et la décision de sa mère pour qu'il devienne écrivain. Il y a ses premiers émois devant la beauté de la Senora dont sa mère lave le linge et ses premiers chagrins lorsque le père s'en va et ne revient pas, tué lors d'une manifestation de paysans. Lorsque son frère aîné meurt, il devient à sept ans l'homme de la famille et se fait écrivain public pour mettre quelques sous dans la boîte aux économies de sa mère puis il monte trop tôt dans le train qui l'emmène pour ses études en ville. Dans cette pièce le récit passe subtilement au dialogue pour dire, simplement, la peur de la montagne, la peur du froid et du dernier morceau de pain. C'est surtout un magnifique hommage à la mère et à la vie qui distribue les bonheurs et les malheurs.
Un village entre Nîmes et Montpellier au milieu des vignes. C'est l'été. Comme chaque année depuis l'enfance des amis s'y retrouvent. Certains sont restés au village et vont au lycée à la ville voisine, d'autres n'y viennent qu'en vacances, chez les grands-parents ou dans une résidence secondaire. Entre eux des amitiés, des amours, des jalousies. Cet été-là va être différent. Deux jeunes étrangers, deux adolescents turcs, frère et sueur, viennent de s'installer au village avec leur mère. Qui sont-ils? Pourquoi sont-ils là? Leur présence va semer le trouble, bousculer les habitudes.Solitude amoureuse, conflit de cultures, les mangeurs d'étoiles vivront cela le temps d'un été.