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Histoire d'Awu
Mintsa Justine
GALLIMARD
15,25 €
Épuisé
EAN :9782070757596
L'Histoire d'Awu est une histoire simple : c'est le destin, cruel, d'une femme de coeur dans l'Afrique rurale contemporaine, entre traditions absurdes et injustices administratives.Justine Mintsa est née à Oyem, au nord fang du Gabon. Elle est maître-assistante à l'Université de Libreville et elle préside depuis 1996 l'Union des écrivains gabonais. Elle publie cette année un roman bouleversant, Histoire d'Awu, dans la nouvelle, et belle, collection Continents noirs, chez Gallimard.Mariée à un homme encore jeune, mais veuf, et dont le c?ur est encore pris par celle qui a disparu, la vie d'Awu se passe comme un patient sacrifice jusqu'au jour où enfin il la regarde. Mais le sort ne veut pas qu'elle soit longtemps heureuse : il meurt peu après, accidenté, et elle se voit alors dépouillée de tout ce qu'une vie entière lui avait permis de construire autour d'elle.Histoire simple, donc, mais dont l'impeccable réalisme est servi par une écriture fine et sûre, souvent pleine de poésie, qui atteint à une sorte de sérénité, malgré les désillusions, l'ingratitude, l'invraisemblable méchanceté humaine, à laquelle le respect des traditions sert d'autorisation.Dans ce monde où chacun n'est jamais responsable que devant soi-même, de ses propres actes comme de ceux des autres, Awubadiran, épouse de l'instituteur Obame Afane, homme juste et bon, est un exemple admirable d'humanité, de patience, d'amour. A qui pourrait-elle s'en prendre ? Sa vie a filé comme une tragédie, en trois actes rapides. Le temps de faire ce qu'elle devait, et tout était fini, arrêté à cette image au-delà de laquelle son existence perdait son sens : "Ils étaient habillés comme pour un bal. Mais ce fut un bal singulier que le leur. Un bal plané à la fin duquel, sur les grosses feuilles vertes du superbe kaba ocre, avaient éclos d'étranges roses, grosses, rouges et chaudes ; et, sur la chemise jaune délicatement amidonnée, ruisselait en abondance une encre rouge et chaude, qui emportait dans sa course des promesses et des rêves."Avec l'Histoire d'Awu, Justine Mintsa ne nous offre pas seulement un magnifique roman sur la condition de la femme dans la société traditionnelle du Gabon, elle nous livre un apologue poignant sur notre condition humaine, dans un style à la fois retenu, bouleversant et juste. -- Naguib Arzel -- -- Afrik.com
La procédure pénale moderne repose sur des principes essentiels et fondateurs dont celui des droits de la défense qui est un pilier de toute procédure pénale. Cet ouvrage démontre que l'impact du droit français sur la prise en compte législative des droits de la défense au Gabon n'a pas abouti à faire de la procédure pénale gabonaise une procédure qui garantit totalement les droits de la défense à tous les stades du procès pénal. Malgré les nombreux renforcements, le droit gabonais cumule encore plusieurs insuffisances. A la lumière du droit français, l'auteure entend tirer les enseignements nécessaires qui participent à l'enrichissement de la connaissance des droits essentiels à la personne poursuivie dans le droit gabonais. Elle souligne les difficultés et les failles existantes dans le droit positif gabonais, dans une institution aussi complexe et évolutive qui est celle de la procédure pénale.
Son visage était pâle, sans doute à cause du rare contact avec le soleil. Ses yeux mi-clos invitaient à un abîme sans fond. Sa bouche s'inscrivait en permanent dégoût. Ses mâchoires constamment serrées semblaient manifester une férocité contenue. Et ce cou, naguère incitation à la caresse, et qui avait hanté mes nuits, affamé, assoiffé mes lèvres, semblait aujourd'hui attendre une corde, ou un joug".
Il s'agit là d'un journal ponctué d'humour et de pathétique d'une jeune femme dans une université d'un pays en voie de développement qui pourrait être le Gabon. Sous cette forme originale, avec une sensibilité certaine, les problèmes posés par les jeunes universités africaines, avec en arrière-plan politique, une démocratie balbutiante.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Mbëkë mi", c'est "le coup de tête" sur lequel on part, défiant tous les périls; et c'est devenu, tant elle est folle à accomplir, "la traversée" des milliers de jeunes Africains, le dos à la misère et à la désespérance, fuyant ainsi leur pays en pirogue... Dix jours de navigation et d'errance dans un tronc d'arbre évidé et chargé d'au moins quarante personnes pour un Éden européen rêvé, passant d'abord d'un Purgatoire villageois à l'Enfer océanien... Avec les personnages de cette histoire, le lecteur est emporté par l'espoir, l'immense beauté et cruauté de l'océan, la mort, le viol, la faim, la soif, les hallucinations, il est, lui aussi, le coeur au ventre, suspendu sur les abysses entre deux continents, empirogué jusqu'à l'autre rive... Biographie de l'auteur Abasse Ndione vit et écrit dans un village de pêcheurs à quelques kilomètres de Dakar. Il a publié aux Éditions Gallimard Ramata (2000) et La vie en spirale (2004) avec le succès que l'on sait.
Lauréate de la loterie des visas, Akunna quitte le Nigeria pour les États-Unis ; elle y découvre un pays qui a bien peu à voir avec celui de ses attentes. À Kano, dans le nord du Nigeria, une violente émeute intercommunautaire réunit deux femmes que tout sépare : une marchande d?oignons musulmane et une étudiante issue de la bourgeoisie chrétienne de Lagos. Dans Nsukka blanchie par l'harmattan, James Nwoye, ancien universitaire au soir de sa vie, repense au rêve biafrais et attend, la nuit, les visites de sa femme défunte, qui vient caresser ses jambes fatiguées? Voici quelques-uns des personnages des nouvelles d?Adichie ; ils composent une image complexe et riche de la réalité nigériane d?aujourd?hui, qui prend ses racines dans le passé et se prolonge dans l'expérience de l?émigration, une plongée émouvante, souvent poignante, tour à tour terrible et drôle, toujours vibrante d?humanité.
Leur quête d'identité était en réalité une quête de place. Quelle place ai-je dans ce monde? Se sentant rejetées, elles se rapprochèrent l'une de l'autre. Face à ceux qui les excluaient, elles s'allièrent pour résister. Cette union nouvelle modifia la nature de leur lien viscéral. Il devint protecteur. Ce besoin vital qu'elles avaient l'une de l'autre s'avéra à la longue une souffrance. Car, là où elles cherchaient à s'émanciper et à affirmer chacune son identité, elles se retrouvèrent enchaînées à un destin commun." Mais la beauté de Hawa, son corps presque normal lui valent très tôt des commentaires flatteurs et une bienveillance dont souffre Toumbou (nom qui veut dire "Asticot"), sa plus que jumelle, perçue comme un monstre. Ce tourment muet se transforme peu à peu en haine. La première rêve d'amour, la seconde, de devenir ministre. Or, comment avoir chacune un avenir propre tout en étant charnellement attachée à l'autre par une nature tragique et facétieuse? La douloureuse route commune de deux soeurs siamoises pourra-t-elle s'ouvrir un jour sur deux destins particuliers? Au meilleur de ses dons de conteur hors pair, Libar M Fofana revient nous tendre un miroir enchanteur et dramatique avec une histoire poignante et drôle, cruelle mais d'une grande humanité.
Que représente aujourd'hui le mouvement de la négritude? La réappropriation des "poupées noires", à laquelle appelait le Guyanais Léon Gontran Damas, compagnon de Senghor et de Césaire, est-elle encore à l'ordre du jour? L'héritage culturel, oral, d'une grand-mère bantoue devient-il suranné en ces temps de "mondialisation" et de "globalisation"? Faut-il, pour féconder sa création, cultiver son, ou ses, identité(s)? La francophonie constitue-t-elle un fructueux apport ou un obstacle à l'entreprise? Que signifie le métissage?Autant de questions que se pose Henri Lopes, en proposant des réponses qui ne ressortissent ni au domaine de la philosophie ni au domaine de la politique mais à celui de la création littéraire en ayant à l'esprit la singularité de la situation du continent noir. Des réponses en forme de "simples discours" pour le dire avec Paul-Louis Courier.Mais en nous éclairant sur les origines de la plus jeune des littératures, celle du continent le plus ancien, l'auteur s'adresse aussi à tous les écrivains et aux lecteurs de tous les continents."J'écris pour dépasser ma négritude et élever ma prière à mes ancêtres les Gaulois; Gaulois de toutes les races s'entend, de toutes les langues, de toutes les cultures. Car c'est pour moi que Montaigne s'est fait amérindien, Montesquieu persan et Rimbaud nègre. C'est pour m'aider à déchiffrer l'Afrique que Shakespeare a fait jouer ses tragédies, que Maupassant m'a légué ses nouvelles."