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Les sentiers de la victoire. Peut-on encore gagner une guerre ?
Minassian Gaïdz
PASSES COMPOSES
27,00 €
Épuisé
EAN :9782379330001
Cet essai en quatre actes s'ouvre sur un dialogue entre Achille (la force) et Ulysse (la ruse) en présence d'un Hector (l'humilité) venu en observateur les voir s'invectiver sur les ambivalences de la victoire du Néolithique à nos jours. Que signifie " gagner une guerre " dans l'histoire ? A quand remonte justement la dernière guerre victorieuse ? Les Vietnamiens contre la France et les Etats-Unis entre 1946 et 1975 ? La guerre de l'OTAN contre le Kosovo en 1999 ou encore l'intervention de la France au Mali en 2013 ? En second lieu, Hector et Achille écoutent le stratège Ulysse leur expliquer où se situe la notion de victoire sur la matrice guerre-paix et négociations-conflictualités. Dans un troisième temps, Hector et Ulysse se tournent vers le guerrier Achille, qui revisite nos trois dernières décennies d'hubris et s'explique sur ces impossibles victoires lors des guerres onusiennes ou des interventions humanitaires souvent ratées. Enfin, dernier acte de cet échange, Hector s'adresse pour la première fois à Achille et à Ulysse pour leur démontrer que la plus efficace des manières de " gagner une guerre aujourd'hui " consiste d'abord à renoncer à la puissance et à la ruse ; ensuite à endosser l'éthique d'humilité. Un livre ambitieux au propos fondamentalement original, extrêmement fécond, et appelé à devenir un incontournable des études sur la guerre et la paix.
Le terrorisme contre la Turquie (1975-1985) et la guerre du Haut-Karabakh (1988-1994), les deux thématiques de l'actualité de la question arménienne de 1970 à nos jours, ont pour principal fil conducteur une organisation révolutionnaire centenaire, la Fédération révolutionnaire arménienne ou parti Dachnak créé en 1890 et favorable à la création d'une grande Arménie entre la Turquie et la Russie. Cette Fédération est implantée dans plus de 30 Etats sous forme d'un réseau semi-légal, ayant participé au terrorisme contre la Turquie (1975-1985), puis à la guerre arméno-azérie du Haut-Karabakh (1988-1994) entretenant et réactivant aujourd'hui le rêve d'une grande Arménie.
Le Caucase du Sud (Arménie, Azerbaïdjan, Géorgie) se trouve au coeur de tensions régionales et mondiales. Carrefour des puissances, cette région instable est soumise à une pression géopolitique si forte que l'on parle d'une guerre froide d'un nouveau type. L'actualité du Caucase du Sud est décryptée dans tous les domaines d'activité. L'ouvrage recense l'ensemble des problématiques des trois États qui traversent une époque charnière après seize années d'indépendance. À noter : 2007 est l'année de l'Arménie en France. Du même auteur : Géopolitique de l'Arménie et contribution aux Fabriques du jihad.
L'un des plus vieux peuples christianisés de l'humanité vit sa très jeune indépendance dans l'incertitude entretenue par le conflit du Karabakh mais aussi dans l'espoir que lui offre une paix fragile dans le Caucase du Sud. A proximité de foyers de guerre majeurs (Tchétchénie, Irak, Afghanistan) et au carrefour d'enjeux pétroliers de grande ampleur, l'Arménie occupe une position stratégique sur l'échiquier géopolitique eurasiatique et fait déjà l'objet d'une rude compétition d'influence entre Washington et Moscou. Qu'il s'agisse de la guerre contre l'islamisme en Eurasie, de l'avenir énergétique de l'Europe, de la question iranienne, du vent des révolutions démocratiques "colorées" dans la périphérie russe, des relations futures entre la Turquie et l'Union européenne, la petite Arménie n'est jamais loin, elle est même une pièce fondamentale de l'échiquier. Outre le décryptage de l'actualité caucasienne qu'il permet par l'accès aux fondamentaux politiques de la région, cet ouvrage montre combien on ne peut comprendre les enjeux géopolitiques qui lient l'Europe, la Russie et les Etats-Unis sans faire le détour par la question arménienne.
Guillotiné le 28 juillet 1794 à l'âge de vingt-six ans, en même temps que Robespierre, Louis-Antoine de Saint-Just a suscité la fascination de tous les historiens de-la période révolutionnaire et inspiré de nombreux philosophes, artistes et écrivains. Membre du Comité de salut public, auteur de rapports qui contribuèrent à bouleverser le cours de la Révolution, organisateur de la victoire aux armées, penseur des institutions républicaines et incarnation d'une Terreur fanatique, celui que Michelet surnommait l'archange de la mort a tout d'un personnage singulier. Alors que sa dernière biographie a été publiée voici plus de trente ans, Antoine Boulant s'appuie sur les travaux les plus récents et de nombreuses sources d'archives pour brosser un portrait aussi rigoureux que nuancé de cet acteur de premier plan de l'histoire politique française.
L'honneur, qui veut toujours régner, se révolte, et il ne reconnaît point de loi. " Cette phrase de Montesquieu semble avoir été lue par les protagonistes des trois histoires qui composent la trame de cette étude : un marquis trop sûr de son droit, au point d'envisager de traîner le roi en justice ; un modeste affairiste entraîné dans une affaire dont les intérêts le dépassent ; un jeune officier d'un régiment colonial, envoyé dans la lointaine Ceylan par sa famille. Si les fils de ces récits sont par trop éloignés pour se croiser, ils n'en forment pas moins un saisissant tableau de ce que pouvait être la France des dernières décennies de l'Ancien régime : un monde régi par un droit non pas rigide, mais pluriel, une société où l'initiative individuelle reste suspecte, mais nécessaire. Il fallait, pour raconter dans leur globalité ces trois destins d'Ancien régime, tour à tour surprenants, tragiques et terriblement humains, imaginer une approche différente de l'histoire et de son récit.
L'opération Barbarossa, qui s'ouvre le 22 juin 1941 par l'entrée des Panzers de l'Allemagne hitlérienne en Union soviétique, est une guerre d'idéologies : le nazisme et son armée donnent alors la pleine mesure de leur potentiel de destruction. En face, le bolchevisme stalinien radicalise sa violence : la guerre ne change pas le stalinisme, elle l'exalte. En 1941, Wehrmacht et Armée rouge sont, de loin, les deux plus gros instruments militaires de l'époque. Dix millions d'hommes s'affrontent et se détruisent lors d'opérations militaires aux proportions monstrueuses : les plus gros encerclements, les percées les plus spectaculaires, les retournements les plus improbables aussi. Combats, exécutions, exactions, famines délibérées tuent en 200 jours plus de 5 millions d'hommes, femmes et enfants, soldats et civils. Jean Lopez et Lasha Otkhmezuri brossent la fresque du plus terrible affrontement de la Seconde Guerre mondiale, passant du Kremlin au QG du Führer, des états-majors des Fronts à ceux des groupes d'armées, du NKVD aux Einsatzgruppen, des unités en marche aux usines et aux fosses d'exécution. Une somme unique et exceptionnelle.
Personne ne comprend au bon moment ", écrit Goethe dans Le Divan. Serait-il ainsi trop compliqué de comprendre la grandeur d'un empire, la République, l'octroi de la citoyenneté, la figure de l'étranger, l'Algérie, le Moyen-Orient, les Arabes, les musulmans, les cités contemporaines, la Marche des Beurs, l'Attentat, l'assimilation ? Comment est-on passé, depuis 1989, du " beur " au " musulman " puis à " l'islamiste " ? Telles sont les questions posées par Saber Mansouri dans cet essai aussi original qu'accessible, et non dénué d'humour. Alors refaire la France, ce n'est pas la culpabiliser. C'est initier sa renaissance sans lui demander une réparation financière des crimes commis pendant la colonisation, sans fantasmer un " grand remplacement " pour gagner le pouvoir, mais en exigeant d'elle l'estime de ses propres citoyens, ceux qui prient et ceux qui ne croient plus. C'est gouverner sans raconter d'histoires en somme, avec l'unique philosophie vertueuse : l'estime des siens, de tous les siens.