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Malins en diable ! Les méchants en littérature
Mimouni Isabelle ; Tallec Olivier
FOLIO
9,20 €
Épuisé
EAN :9782070463268
Pour celui qui écrit, le méchant est d?abord fonctionnel. Il joue souvent un rôle dans l?intrigue, ne serait-ce que parce qu?il s?oppose au héros qui se laisse terrasser par le dragon ou qui fait ses preuves en l?éliminant. Servant de faire-valoir à tel ou tel personnage, le méchant apparaît comme un contrepoint esthétique, il est la tache sombre qui rend la lumière plus éclatante. Et parfois, l?obscur absorbe si bien le clair que le "gentil" s?efface au profit de la brute et du truand. On en déduit bien entendu que, sur les plans éthiques et idéologiques, la présence du méchant est nécessaire à l?épiphanie de la bonté. Pas de Bien sans Mal. Et inversement, pas de Mal sans Bien. C?est donc l?effet produit sur le lecteur qui s?avère essentiel : le méchant atterre, le méchant terrorise, le méchant scandalise, le méchant dégoûte, le méchant obsède, le méchant fascine, le méchant séduit. En un mot, le méchant ne laisse pas indifférent. A bon méchant, gros public donc. Mais, la méchanceté en littérature n?a pas pour seule vertu d?être racoleuse : la méchanceté est tout bonnement bouleversante . Elle force à réfléchir autant sur les autres que sur soi. Elle provoque des réactions intenses, des commotions, qui engendrent des remises en cause. En fin de compte, elle interroge sur la nature de l?homme". 40 "méchants" personnages issus de la littérature mondiale, de la Folcoche de Bazin au cannibale gastronome Hannibal Lecter, de Voldemort à la Merteuil des Liaisons dangereuses , du Caligula de Camus à l?affreux couple Macbeth? Pour chacun, une fiche d?identité : qui les a créé, quand, quelle transposition dans les arts ou au cinéma ? Leur place dans l?oeuvre , suivie autant que de besoin d?une rubrique concise "Sa vie ses crimes" et un extrait "Ecoutons-le parler", qui servira de bulle pour l?illustration. L'ensemble est agrémenté de 20 illustrations inédites d'Olivier Tallec.
Balzac Honoré de ; Mimouni Isabelle ; Verlet Agnès
Dans Folioplus classiques, le texte intégral, enrichi d'une lecture d'image, écho pictural de l'?uvre, est suivi de sa mise en perspective organisée en six points : - Mouvement littéraire : Balzac, un romantique ? un réaliste ? - Genre et registre : Un caméléon littéraire - L'écrivain à sa table de travail : Une ?uvre au sein d'un monument - Contrepoint : «Dezespérance d'amour», un conte drolatique de Balzac - Chronologie : Honoré de Balzac et son temps - Fiche : Des pistes pour rendre compte de sa lecture. Recommandé pour les classes de lycée.
Résumé : La Baronne de Laroche, nommée également Elise Deroche, est méconnue du grand public. On peut s'en étonner : c'est la première femme brevetée pilote au monde ! La Gloire perdue d'Elise Deroche est une biographie romancée de cette femme exceptionnelle au destin tragique : après plusieurs accidents, elle meurt en 1919, il y a tout juste 100 ans. Mais, avant d'être pilote, Elise Deroche s'est fait connaître par de tout autres talents, cette très jolie femme a eu une carrière de petite actrice et de mannequin. Ses aventures amoureuses l'ont menée dans les bras de Charles Voisin, dont le Musée du Bourget célèbre les inventions. C'est sa métamorphose qui a passionné l'auteure, sa capacité de se faire autre et de toujours renaître de ses cendres. Ce récit est donc aussi l'histoire d'une rencontre : comment la biographe en cherchant les traces de son personnage retrouve-t-elle une part d'elle-même ?
Au pied de la montagne Sainte-Geneviève à Paris, au détour de rues obscures se trouve la Maison Vauquer, "pension bourgeoise des deux sexes et autres". Loin des faubourgs nobles et bourgeois, elle abrite toutes les formes de la misère. S'y côtoient retraités, étudiants en droit et en médecine, jeunes et vielles filles rêvant mariage... Et parmi eux un forçat évadé, Jacques Collin (dit Vautrin ou Trompe-la-Mort), ainsi que le père Goriot, qui se ruine par amour pour ses filles, aussi ingrates qu'il est généreux. On entre dans la pension Vauquer avec Eugène de Rastignac, jeune provincial monté faire fortune à Paris. Avec lui, nous ferons le dur apprentissage des lois de la société : l'égoïsme et l'arrivisme sont partout, l'argent est roi, l'amour désintéressé est bien mal récompensé. Mais, une fois les illusions perdues, jaillit une force qui emporte tout : l'impérieux désir de vivre, la volonté de jouir de la ville et de prendre sa place à la table du jeu social. Féroce, drôle et émouvant, Le Père Goriot (1835) est le grand roman de Paris, la Babylone des ambitions modernes, la ville de toutes les conquêtes. "A nous deux maintenant ! " La géniale architecture de La Comédie humaine se révèle ici, où l'on découvre Balzac en inventeur de l'hypertexte... Le Père Goriot est un roman-monde, où personnages et lieux sont interconnectés. Papa Goriot, maman Vauquer, Rastignac, Bianchon ou Vautrin sont à jamais, pour nous, les compagnons d'un voyage littéraire inoubliable.
Balzac Honoré de ; Mimouni Isabelle ; Verlet Agnès
Dans Folioplus classiques, le texte intégral, enrichi d'une lecture d'image, écho pictural de l'?uvre, est suivi de sa mise en perspective organisée en six points : - Vie littéraire : Le diable en librairie - L'écrivain à sa table de travail : Le don Juan de Balzac - Groupement de textes thématique : Le rapport au père - Groupement de textes stylistique : La mort de don Juan - Chronologie : Honoré de Balzac et son temps Fiche : Des pistes pour rendre compte de sa lecture Recommandé pour les classes de collège.
« Cultiver les plaisirs de mes sens fut, dans toute ma vie, ma principale affaire; je n?en ai jamais eu de plus importante ». Il n?a pas fallu longtemps, un siècle tout au plus, pour que GiacomoCasanova (1725-1798) prenne sa place au Panthéon des mythes. Fils d?une modeste famille de comédiens, il est devenu, à la faveur de ses Mémoires, Histoire de ma vie, une figure de référence dans l?art de la séduction. Mais qu?était-il vraiment? Un agent secret, un aventurier cosmopolite, escroc à ses heures? Pour aborder Casanova, il faut se garder d?appliquer à son histoire les catégories issues des deux siècles qui nous séparent de lui. Le dépouillant de ses attributs de surmâle, Maxime Rovere en fait un éternel amoureux joueur de cartes invétéré, mais aussi un voyageur insatiable, un homme de lettres éperdu de projets, un grand amateur de vins et un incomparable gastronome, en somme le chantre d?une liberté nouvelle, praticien volontaire d?unephilosophie joyeuse et hédoniste.
Jamais pharaon n'aura autant intrigué. L'inventeur du monothéisme, qui défia au péril de sa vie la colère des dieux et de leurs gardiens, était-il un fou ou un visionnaire ? A-t-il été assassiné? La Grande Epouse royale Néfertiti a-t-elle influé sur les décisions du maître de l'Egypte. Tant de siècles écoulés ont éparpillé les pièces de ce puzzle... Au fil des pages, deux égyptologues, Judith Faber et Philippe Lucas, vont tenter de décrypter l'énigme du dieu roi. S'appuyant sur les thèses les plus récentes, Gilbert Sinoué plonge, à la manière d'une enquête policière, au c?ur du mystère de l'une des figures les plus fascinantes de l'Egypte ancienne.
Quelle est la forme de l'Univers? Est-il courbe, refermé sur lui-même? Est-il en expansion? Vers quoi tend-il? L'espace serait-il "chiffonné" au point de créer des images fantômes des lointaines galaxies? Spécialiste des trous noirs et du big-bang, Jean-Pierre Luminet nous fait voyager dans de surprenants couloirs de l'espace-temps où topologies de l'Univers, explorations de l'infini et mirages cosmiques conjuguent leurs mystérieux attraits pour dérouter nos sens. La construction de l'ouvrage épouse la forme de son sujet une lecture à multiples entrées, des pistes à explorer pour s'y perdre, bifurquer à nouveau ou revenir en arrière, au gré du plaisir ou de la curiosité de chacun. Anecdotes cocasses et révélations historiques étonnantes agrémentent ce parcours à la recherche des secrets de la beauté sidérale.
Nouvelle édition en 20034e de couverture : "Quant aux femmes de ces histoires, pourquoi ne seraient-elles pas les Diaboliques ? N'ont-elles pas assez de diabolisme en leur personne pour mériter ce doux nom ? Diaboliques ! il n'y en a pas une seule ici qui ne le soit à quelque degré. Il n'y en a pas une seule à qui on puisse dire le mot de "Mon ange" sans exagérer. Comme le Diable, qui était un ange aussi, mais qui a culbuté, - si elles sont des anges, c'est comme lui, - la tête en bas, le... reste en haut !"
Ces "essais sur le roman" constituent la première manifestation théorique de l'école du "nouveau roman". Nathalie Sarraute y expose ses propres conceptions qui ont exercé une influence profonde sur les jeunes auteurs. De Dostoïevski à Kafka, de Joyce à Proust et Virginia Woolf, Nathalie Sarraute scrute l'oeuvre des grands précurseurs du roman moderne et examine leur contribution à la révolution romanesque de nos jours.
Résumé : "Cette littérature a commencé avec la négritude. Des idéologues de chez eux (les Occidentaux), pour justifier l'esclavage et la colonisation, avaient décrété que le nègre n'avait pas d'histoire parce que son histoire n'était pas écrite. Il s'est trouvé des Africains de chez nous pour le désir d'Afrique, qui se sont armés de la plume. Ils ont démontré que l'Afrique, le premier continent de l'humanité, avait ? écrites ou non écrites ? de multiples traces de son passé multimillénaire. Ils (les idéologues de chez eux) avaient arrêté que nous étions sans culture. On leur a répondu que les Africains de la plus longue histoire de l'humanité avaient la culture la plus riche de l'univers [Mongo-Mboussa] rappelle qu'au début nous savions à peine écrire le français, nous étions un tirailleur sénégalais. Puis ce furent des étudiants, la faim au ventre, qui reprirent le flambeau. Et quand ils quittèrent les universités, devinrent des intellectuels, prirent la relève des étudiants, ce fut pour aller à l'exil. C'est l'exil qu'ils ont continué à écrire. [...] M. Mongo-Mboussa a écrit un livre important sur la littérature africaine, un livre important pour l'Afrique." Ahmadou Kourouma On attend de la littérature africaine qu'elle soit à la fois exotique, porteuse d'une certaine oralité et conforme aux canons classiques du marché européen. Cet essai permet de comprendre un des paradoxes qui pèsent sur les auteurs africains.
Le roi Salomon suppliait l'Eternel de lui accorder un coeur intelligent. Au sortir d'un siècle ravagé par les méfaits conjoints de la bureaucratie, c'est-à-dire d'une intelligence purement fonctionnelle, et de l'idéologie, c'est-à-dire d'une senti-mentalité binaire indifférente à la singularité des destins individuels, à quelle instance adresser cette prière? Ce livre répond: à la littérature. Me fiant à mon émotion, j'ai choisi neuf titres:"La Plaisanterie"de Milan Kundera,"Tout passe"de Vassili Grossman,"Histoire d'un Allemand"de Sebastian Haffner,"Le Premier Homme"d'Albert Camus,"La Tache"de Philip Roth,"Lord Jim"de Joseph Conrad,"Les Carnets du sous-sol"de Fédor Dostoïevski,"Washington Square"de Henry James et"Le Festin de Babette"de Karen Blixen. Et je me suis efforcé de mettre dans mes lectures tout le sérieux, toute l'attention que requiert le déchiffrement des énigmes du monde". Alain Finkielkraut.
Entre le monde cristallin de la féerie et les dérèglements de la science-fiction s'étend un territoire brumeux, crépusculaire, aux reliefs dangereux et aux frontières incertaines, où le voyageur risque fort de se perdre... Fondé sur l'irruption du surnaturel dans la réalité, le fantastique manipule, choque, voire terrifie le lecteur à travers un récit tendu, comme une corde raide, vers une issue aux allures de précipice. Contrairement au merveilleux, où le surnaturel va de soi, et à l'étrange, qui s'explique, le texte fantastique reste une énigme. Pour quelles raisons le lecteur cherche-t-il à tout prix à ressentir le frisson de l'effroi ? Doit-on perdre nos repères pour mieux comprendre la réalité qui nous entoure ? Ou s'agit-il d'explorer les zones les plus secrètes de notre inconscient ? Démon, vampire, spectre... Derrière la peur de l'Autre, n'est-ce pas moi, en fin de compte, que je reconnais ?