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Antun Radic (1868-1919). Homme de lettres engagé et théoricien du mouvement paysan croate
Milos Edi ; Heger Jurikan Henrik
SUP
29,00 €
Épuisé
EAN :9791023105940
Au tournant du XXe siècle, Antun Radic (1868-1919), fin connaisseur de la littérature russe, théoricien de l'ethnologie et écrivain engagé, consacre ses efforts intellectuels et sa plume à l'achèvement du mouvement national des Croates qui s'épanouit alors dans les territoires méridionaux de la monarchie des Habsbourg. Convaincu que la nation à forger s'incarne dans le peuple des campagnes, il se voue à l'instruction des paysans, appelés à s'émanciper des dominations culturelles, politiques et sociales qu'ils subissent. Il développe un système d'idées complexe et cohérent, destiné à synthétiser les valeurs, la culture et les traditions terriennes, tout en les harmonisant avec la modernité. Avec son frère Stjepan (1871-1928), il fonde en 1904 le Parti populaire paysan croate, condamné à traverser les turbulences qui mènent à la Grande Guerre et à l'absorption des pays croates par le bricolage étatique "yougoslave". Roseau pensant, conscient jusqu'au bout et imperturbablement droit dans un monde peinant à résister aux tempêtes qui l'assaillent et qui finira englouti par le séisme de 1914, Antun Radic livre un regard lucide, inspiré et perçant sur les convulsions qui accompagnent la décadence de sa patrie et le suicide de l'Europe.
La guerre d'Espagne éclate en 1936. En trois actes, Dimitri T. Analis nous entraîne auprès des intellectuels et des hommes politiques espagnols de l'époque. Des antichambres du pouvoir à la prison, ces personnages laissent libre cours à leurs impressions sur la révolution, la liberté et le difficile exercice du pouvoir. Comment concilier foi et pouvoir ? Idéaux et devoirs ? Et, surtout, quelle société construire ? Autant de questions essentielles, aussi valables dans l'Espagne de 1936 que dans l'Europe d'aujourd'hui.
Pour découvrir les expressions culturelles (musique, cinéma, théâtre, arts plastiques, photographies...) d'une région d'Europe et mal connue : Au sud de l'Est, un champ ouvert sur l'Autre, sur sa diversité, qui peut nous aider à nous penser nous-mêmes.
Jeune policier féru d'histoire médiévale, K est chargé de protéger une vieille dame. Mis à pied après qu'on l'a retrouvée morte, il est approché par l'étrange chevalier de Lübeck, personnage d'un autre temps qui veut rendre à Prague sa splendeur passée... Milos Urban, renouant ici avec la tradition du roman gothique, nous promène de cryptes en tours, des morts du présent à ceux du passé, à la découverte des secrets de la ville aux cent clochers.
Résumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.
Carraud Vincent ; Bayle Claire ; Meyer-Bisch Gabri
L'un des traits caractéristiques de Leibniz est son rapport, positif, érudit et essentiel à toute la tradition philosophique antérieure. Le rapport qu'il assume à celle-ci peut s'entendre par analogie avec les parties célèbres où les joueurs d'échec apprennent leur art : un bon joueur, instruit de l'histoire des échecs, reconnaît aux premiers coups l'ouverture choisie par son adversaire. Il s'épargne ainsi supputations et hypothèses. Se trouvent ici non seulement restitué ce que Leibniz a pensé des auteurs antiques et médiévaux mais encore analysé son bon usage de l'histoire de la philosophie. "