
Mer calme à peu agitée
Dans les rares sorties qu'il s'accordait il faisait preuve d'une vigilance de mère poule envers lui-même. Mais la routine aidant, une sorte d'ironie satanique l'avait heurté de plein fouet. Camille était arrivée dans sa vie comme certains accidents automobiles surviennent sur les trajets que nous connaissons le mieux [...] Il aimait ce joli dos élancé. Il observait les traces que l'élastique du mini-soutien-gorge avait laissées sur sa peau. Deux lignes parallèles et sanguines au milieu desquelles l'agrafe avait gravé une sorte d'idéogramme. Il redécouvrait ce corps longiligne. Cette beauté irréductible. Et cette chair si mate et lisse aux pores serrés. Si claire et venue du fond de l'hérédité telle une survivance. Sans doute celle des derniers bastions vikings sur le donjon des gènes.
| Nombre de pages | 155 |
|---|---|
| Date de parution | 31/12/2002 |
| Poids | 155g |
| Largeur | 120mm |
| SKU: | 9782842630652 |
| wmi_id_distributeur: | Not set |
| Is Salable (from plugin): | Yes (In Stock) |
| Is Salable (direct MSI check): | Yes (In Stock) |
| Distributor Name: | Par défaut |
| Availability Value: | 0 |
| Availability Label: | Epuisé |
| Match Result: | |
| Default Availability (Config): | 0 - Epuisé |
| Raw Config Mapping: |
Array
(
[_1772119784121_121] => Array
(
[id] => 12707000
[name] => 12707000
[availability] => 1
[activation_attribute] => 1
)
)
|
| EAN | 9782842630652 |
|---|---|
| Titre | Mer calme à peu agitée |
| Auteur | Millon Alexandre |
| Editeur | LE DILETTANTE |
| Largeur | 120 |
| Poids | 155 |
| Date de parution | 20021231 |
| Nombre de pages | 155,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Belgiques. Tragi-comédies
Millon AlexandreBelgiques est une collection de recueils de nouvelles. Chaque recueil, écrit par un seul auteur, est un portrait en mosaïque de la Belgique. Des paysages, des ambiances, du folklore, des traditions, de la gastronomie, de la politique, des langues... Tantôt humoristiques, tantôt doux-amers, chacun de ces tableaux impressionnistes est le reflet d'une Belgique ? : celle de l'auteur.EN STOCKCOMMANDER12,00 € -

Berose et moi
Millon AlexandreQui suis-je ? Aucun autoportrait n'épuisera le sujet. Mais si on parle de qui je suis dans ce texte, alors disons un trio. Auteur, narrateur, personnage. Comme dans le jazz, nous improvisons sur diverses réalités. En joie et en partage. " ...Entre ce que tu as écrit et tout ce tu as vu, lu, entendu, aimé : ça fait famille. T'es autant l'enfant des émotions vécues que le fils de tes parents... ", in Bérose et moi.ÉPUISÉVOIR PRODUIT17,00 € -

Minecraft. Combat, le guide officiel
Milton Stephanie ; Fil AlexandreRésumé : Dans Minecraft, tu n'es jamais seul. Tu peux être attaqué à tout moment. Comment vas-tu faire pour te défendre ? Ce guide t'enseigne tout ce que tu dois absolument connaître pour venir à bout des monstres et affronter les joueurs qui te sont hostiles. Tu sauras bientôt comment bâtir un fort, fabriquer une armure et des armes, poser des pièges, vaincre tes ennemis en combat singulier et réussir à sortir sain et sauf du Nether ou de l'Ender. Grâce aux astuces de joueurs très expérimentés, tu deviendras rapidement un guerrier invincible !ÉPUISÉVOIR PRODUIT11,90 € -

Minecraft. Nether & Ender autocollants et activités. Avec plus de 500 autocollants fantastiques
Milton Stephanie ; Marsh Ryan ; Fil AlexandreRésumé : Affronte les mondes redoutables du Nether et de l'Ender avec ce livre officiel d'autocollants. Découvre avec quoi tu dois t'équiper pour affronter les créatures hostiles que tu rencontreras sûrement dans ces deux terribles dimensions. Grâce aux autocollants, apprends comment passer de l'Overworld à ces deux dimensions parallèles et quelles ressources il est intéressant d'en ramener pour tes constructions.ÉPUISÉVOIR PRODUIT4,95 €
Du même éditeur
-
Que pourrais-je vous donner de plus grand que mon gouffre ? Suivi de Solstices terrassés, Mémoire se
Valet Paul ; Benoît GuyLe pseudonyme Valet : je l'ai choisi pour ce qu'il signifie, je ne suis pas libre d'écrire ce que j'écris : la pensée va au-delà de la parole et, pour exprimer ma pensée, il faut que je la soumette aux lois de la parole. Je suis donc le valet de la parole, la valet de la poésie." Paul Valet, entretien avec Madeleine Chapsal, L'Express, 15 août 1963.ÉPUISÉVOIR PRODUIT17,00 € -
L'Aimable-Julie, Monsieur Charlot et consorts
Vidalie Albert ; Ducher Patrice« C'était le quatrième décembre. La neige poudreuse des hivers continentaux estompait nos silhouettes. Nul d'entre nous ne savait si demain serait un jour. Nous pouvions l'espérer, sans plus.Nous avions fini par nous accoutumer de ces hivers très rudes qui commençaient en octobre pour finir en mai. Nous avions connu le temps où une pomme de terre volée valait une fortune. Nous avions fait des festins de moineaux piégés, de frites cuites dans des huiles verdâtres destinées à lubrifier Dieu sait quels moteurs. Bref! nous étions des hommes pleins de sagesse et de connaissances, et nous regardions vers l'an neuf.»ÉPUISÉVOIR PRODUIT17,00 € -
Glaces sans tain
SOLUTOJ'ai assassiné puis violé Claire Draingan un soir ensoleillé d'octobre 1974, dans un chemin creux de l'île aux Boeufs.Nous étions âgés à cette époque de dix-sept ans et nous nous connaissions. Suffisamment pour nous saluer et plaisanter ensemble, mais peut-être pas assez pour oser dire que nous étions amis. Nous avions fréquenté les mêmes classes au collège Jean-Charcot d'Oissel, de la cinquième à la troisième. L'arrivée au lycée André-Maurois, à Elbeuf, dans deux classes voisines mais différentes, nous avait un peu éloignés. Elle avait choisi, parce qu'elle se pensait douée pour les langues et qu'elle voulait être journaliste, une filière littéraire tandis que moi, qui ne m'imaginais pas d'autre avenir que celui qu'on me voulait, je m'étais retrouvé, sur le conseil appuyé de mon père, dans une section scientifique.J'étais donc en première C lorsque j'ai tué Claire.De son côté elle avait doublé sa seconde. On lui avait décelé, vers le mois de décembre de l'année précédente, une tumeur au cerveau qui avait failli une première fois la terrasser.Nous nous le rappelons tous bien. Elle s'était mise en quelques semaines à tituber, à vomir en fusée à l'improviste et elle n'était plus capable, à certains moments, de se situer dans le temps ou l'espace. Puis elle avait multiplié des crises d'épilepsie qu'aucune médication ne stabilisait. A la mi-janvier elle avait dû renoncer au lycée. Le diagnostic avait vite été posé au vu d'un électroencéphalogramme éloquent. Quelque ponte parisien lui avait alors ouvert la tête pour extraire de sa cervelle comprimée une noisette grasse, molle et délétère. On lui avait octroyé une convalescence que chacun s'accordait à trouver méritée.Cette opération, dans un premier temps redoutée, s'avéra être un succès au-delà de toute espérance. Elle revint fatiguée, souriante, sans la moindre séquelle motrice ou psychomotrice et se requinqua doucettement en toute discrétion, au fil des mois. L'absence d'issue tragique, comme si les pires craintes n'avaient pas été nourries ou soutenues jusqu'au bout, fit dire à quelques camarades que son histoire de maladie avait été sans doute exagérée et que le chiqué y avait sa part. Si elle s'en était si bien sortie, c'était bien sûr parce que ce n'était pas si grave.Ce premier trimestre avant l'annonce de son cancer ne fut pas assez convaincant pour qu'on lui permît de passer en première. Elle refit donc une seconde, mais cette fois dans un autre lycée que le nôtre.Ses parents, qui avaient beaucoup prié et qui s'étaient cru exaucés, avaient négocié en direct avec le Bon Dieu. On l'avait scolarisée dans un établissement catholique.C'était le moins qu'ils pouvaient faire.Elle ne semblait pas s'en plaindre.ÉPUISÉVOIR PRODUIT17,00 € -
Loin des querelles du monde
Rozen AnnaIl a une bonne cinquantaine, il aime Lautrec, les livres, les femmes et les sardines à l'huile. Germain, un des rares privilégiés à vivre de sa plume, peut se permettre quelques caprices et certains états d'âme. Le temps d'écrire son dernier livre, il rêve de changer de style et va tenter de tout bouleverser...ÉPUISÉVOIR PRODUIT17,50 €
De la même catégorie
-
Les oiseaux rares
Paviot HugoRésumé : A Vitry-sur-Seine, Sihem, jeune franco-algérienne de 23 ans, fait sa rentrée en première au microlycée, un établissement pour élèves décrocheurs. Elle loge à la résidence autonomie Auguste Blanqui, où elle fait la connaissance d'Emile, dit Zapata, un vieux révolutionnaire de 82 ans. Sihem ne croit pas en une société qui, pense-t-elle, ne lui offre pas d'avenir. Zapata cherche un sens à sa vie qui s'achève. Hélène, la professeure de français de Sihem, et Rose, la directrice de la résidence, sont les témoins complices de l'amitié naissante entre ces deux écorchés. A l'aube et au crépuscule de leur chemin, ils prendront ensemble leur envol. Sur l'autre rive de la Méditerranée, en Algérie, Achir rêve lui aussi de changement et de liberté... Un premier roman lumineux.ÉPUISÉVOIR PRODUIT18,00 € -
Ainsi parlait ma mère
Benzine RachidRésumé : " Vous vous demandez sans doute ce que je fais dans la chambre de ma mère. Moi, le professeur de lettres de l'Université catholique de Louvain. Qui n'a jamais trouvé à se marier. Attendant, un livre à la main, le réveil possible de sa génitrice. Une maman fatiguée, lassée, ravinée par la vie et ses aléas. La Peau de chagrin, de Balzac, c'est le titre de cet ouvrage. Une édition ancienne, usée jusqu'à en effacer l'encre par endroits. Ma mère ne sait pas lire. Elle aurait pu porter son intérêt sur des centaines de milliers d'autres ouvrages. Alors pourquoi celui-là ? Je ne sais pas. Je n'ai jamais su. Elle ne le sait pas elle-même. Mais c'est bien celui-ci dont elle me demande la lecture à chaque moment de la journée où elle se sent disponible, où elle a besoin d'être apaisée, où elle a envie tout simplement de profiter un peu de la vie. Et de son fils. "ÉPUISÉVOIR PRODUIT13,00 € -
La plus précieuse des marchandises. Un conte
Grumberg Jean-ClaudeIl était une fois, dans un grand bois, une pauvre bûcheronne et un pauvre bûcheron.Non non non non, rassurez-vous, ce n'est pas Le Petit Poucet ! Pas du tout. Moi-même, tout comme vous, je déteste cette histoire ridicule. Où et quand a-t-on vu des parents abandonner leurs enfants faute de pouvoir les nourrir ? Allons...Dans ce grand bois donc, régnaient grande faim et grand froid. Surtout en hiver. En été une chaleur accablante s'abattait sur ce bois et chassait le grand froid. La faim, elle, par contre, était constante, surtout en ces temps où sévissait, autour de ce bois, la guerre mondiale.La guerre mondiale, oui oui oui oui oui.J.-Cl. G.Prix spécial du jury du prix des Libraires 2019.Prix des lecteurs L'Express/BFMTV 2019.ÉPUISÉVOIR PRODUIT13,50 € -
Barroco bordello
Clermont ThierryRésumé : Parti sur les traces de Robert Desnos et de son séjour à Cuba en 1928, le narrateur arpente les rues de La Havane, découvre les nombreuses églises et les bars, flâne sur le Malecón pour y capter le " réel merveilleux " auquel il finira par succomber. Au fil de ses séjours, il croise des personnages hauts en couleur, dont un ancien guérillero, des musiciens, des anonymes extravagants rêvant de départs, une riche New-Yorkaise qui attend la chute du castrisme, une mystérieuse infirmière, un prêtre de la santería... Des souvenirs remontent : une amante ensorceleuse, un chauffeur de taxi fanfaron, des poètes et des cinéastes, ainsi que des figures illustres ; Sartre et Beauvoir enflammés par la révolution, Alejo Carpentier, Lezama Lima, le boxeur Kid Chocolate, Paul Morand, le coureur automobile Fangio (kidnappé par les barbudos), Hemingway, Allen Ginsberg, García Lorca et quelques invités surprises, tels que le jeune Leonard Cohen ou encore Anaïs Nin.ÉPUISÉVOIR PRODUIT19,00 €







