Ce livre fait le point sur les avancées et les enjeux de la méthodologie qualitative en contexte numérique. Il offre un panorama des méthodes de recherche les plus récentes pour l'étude des phénomènes en ligne parles sciences sociales - communication, sociologie, anthropologie. Cet ouvrage foisonnant présente des textes allant des fondements épistémologiques aux méthodes visuelles pour l'étude d'objets numériques, en passant par les stratégies ethnographiques, la collecte et l'analyse de traces d'activités en ligne. Au-delà du manuel, l'ouvrage se distingue par son actualité, sa cohérence entre la théorie et la pratique ainsi que par sa résonance interdisciplinaire. Les chercheurs et les chercheuses en sciences humaines et sociales, les spécialistes d'Internet ainsi que les étudiantes et les étudiants intéressés par l'analyse d'un objet ou d'un fait social relié à l'univers numérique seront comblés notamment parla richesse des thèmes abordés, les types de corpus étudiés et les exemples d'enquêtes.
Résumé : Avancer dans la vie, c'est se remettre en question - mais pas tout le temps, et avec modération. C'est regarder derrière soi pour tirer parti des échecs comme des réussites et se construire un avenir sur mesure. C'est tenir compte à la fois de soi, des autres et de la réalité. C'est accepter avec sérénité que certaines choses ne puissent être changées. C'est donner un sens à nos actions. C'est mûrir en s'appuyant sur l'expérience, cette force inouïe qui est en chacun de nous...
Résumé : Votre enfant de huit ans vous tient tête comme un ado et pique des colères dévastatrices apparemment sans raison ou pour des "broutilles" ? Ce petit guide de Béatrice Millêtre, l'une des meilleures spécialistes des enfants précoces, devrait vous être utile. Ses conseils, pistes de réflexions et informations scientifiques vous aideront à faire la part des choses entre des émotions normales à cet âge et qu'il faut accompagner, et d'autres, plus spécifiques, qui suivront votre enfant toute sa vie et qu'il devra savoir gérer. Parents, n'oubliez pas que, pour la plupart, vos enfants sont bien comme ils sont. Faites-leur plus confiance ? et faites-vous confiance !
Résumé : De nombreux enfants sont au bord du gouffre. Epuisés nerveusement, ils craquent. Un ado sur trois est aujourd'hui en burn-out, ou en passe de l'être. A quoi est-ce dû ? Principalement à la pression phénoménale qui s'exerce sur eux. On exige trop de nos enfants, et surtout pas au bon âge. Ils sont suroccupés, ils doivent être premiers partout, parfaits en tout, sans plus aucun droit à l'erreur, alors que les adultes, eux-mêmes perdus, n'offrent plus de modèle stable d'éducation et que la société du bien-être magnifie l'imperfection... Face à ce fléau, Béatrice Millêtre montre qu'il est possible d'agir. Avec elle, nous qui avons tous leur bonheur à coeur, nous allons réapprendre à nous occuper de nos enfants !
En littérature comme en politique, quelles sont les conditions d'émergence des discours singuliers ? Sans prétendre épuiser une aussi difficile question, cet essai l'aborde par le biais du récit, posant par hypothèse qu'un récit diffus et structurant parcourt l'ensemble du discours culturel et le contraint. Ce récit commun, Micheline Cambron tente de le retracer, entre 1967 et 1976, avec des textes aussi différents, à première vue, que les chansons de Beau Dommage, les articles de Lysiane Gagnon sur l'enseignement du français, les monologues d'Yvon Deschamps, la pièce Les belles-soeurs de Michel Tremblay, les poèmes de Gaston Miron et L'hiver de force de Réjean Ducharme. Cet essai, qui s'interroge sur le type d'histoire que nous nous racontions en ces années-là, reconstruit avec bonheur tout l'intelligible d'une époque au Québec. S'il s'adresse d'abord au lecteur de littérature québécoise, il se révélera également précieux pour tous ceux qui aiment réfléchir sur la dimension sociale du langage et de la littérature.
L'étendue des expérimentations locales dans le domaine de l'intervention psychosociale auprès des jeunes et de leur famille est largement méconnue. Pourtant, si l'on innove, c'est pour répondre à la nécessité souvent criante de s'adapter à l'environnement de travail et à la clientèle. Or, lorsque les pratiques originales restent dans l'ombre, les intervenants courent le risque de passer à côté de trouvailles utiles et de reproduire les erreurs du passé. Ce livre décrit une trentaine d'initiatives en cours dans le réseau des centres jeunesse du Québec. Les auteurs sont des praticiens et des universitaires dont la collaboration a permis de trouver des solutions prometteuses pour offrir aux jeunes en difficulté un soutien individuel et familial adéquat.
A force d'entendre dire que les Québécois parlent un français dégénéré, nous avons fini par le croire. Comme nous croyons que le français du XVIIIe siècle était plus pur que celui d'aujourd'hui et qu'on n'a plus d'identité lorsqu'on dit chu au lieu de je suis. Nous sommes aussi convaincus que ceux qui n'utilisent pas de grandes phrases n'ont pas de grandes pensées. Ces croyances et quelques autres sont fermement ancrées dans les esprits et n'ont jamais cessé d'alimenter les débats sur la langue au Québec. Mais sont-elles fondées ? Et sur quoi ? Relèvent-elles des états d'âme ou des états de langue, de l'opinion ou du savoir ? On se pose rarement la question. On devrait. Cela nous permettrait peut-être d'entendre un jour autre chose que le concert des lamentations qu'on nous sert depuis des lustres sur la syntaxe déficiente et la prononciation relâchée des Québécois. Cela nous permettrait d'avoir une vision plus juste, moins réductrice de notre réalité linguistique, et d'échapper enfin tant à la glorification du français parisien qu'à celle du joual.
En abordant la question de la mémoire, Régine Robin a dressé la carte de ses différentes représentations dans cet essai qui a marqué les études littéraires des années 1990. Mémoire savante, historique ou nationale, mémoire culturelle et collective... C'est cette dernière qui est au coeur du "roman mémoire" étudié dans cet ouvrage, qui montre bien que si le roman est la "mise en forme narrative" du souvenir, la mémoire collective en est le sens. Selon ses propres mots, elle offre un itinéraire intellectuel qui n'entre pas dans les catégories d'usage. "Récit de voyage si l'on veut, voyage intellectuel, spirituel, existentiel, itinéraire qui ne s'arrête pas au découpage convenu des discours."