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Paris, carrefour culturel autour de 1500
Millet Olivier ; Sanchi Luigi-Alberto
SUP
24,99 €
Épuisé
EAN :9791023105230
Au temps des guerres d'Italie, Paris fait figure de creuset européen des courants humanistes, comme en témoigne la présence précoce d'Erasme. Qu'ils soient diplomates ou professeurs, imprimeurs ou mécènes, Grecs, Italiens, Flamands, Français ou Espagnols convergent autour de la Sorbonne et des collèges parisiens, mais aussi de la cour. Dans ce contexte international, la capitale du royaume assume un grand rôle intellectuel et littéraire et voit éclore les germes d'une nouvelle culture, grâce à ses élites et à l'apport des nombreux étrangers qui s'y installent ou y séjournent. Paris forme ainsi l'unité de lieu dont les chapitres du présent volume éclairent les diverses facettes : du rôle de l'Université à celui des réseaux d'amitié liant les différents courants, de l'apport des copistes grecs à celui des imprimeurs humanistes, de la production littéraire en latin à celle en français, du débat autour de la langue hébraïque aux premiers ferments de la Réforme luthérienne. Autant de témoignages essentiels pour saisir la richesse des pistes qui se croisent dans ce " carrefour culturel " depuis l'automne du Moyen Age jusqu'à la fondation du Collège de France à travers la nomination des premiers Lecteurs royaux en 1530.
Portrait d'un homme, synthèse d'une oeuvre, situation et portée d'un auteur. Calvin, présenté par un des meilleurs spécialistes actuels, reprend vie et couleur. Sa pensée et son action s'inscrivent dans le vaste courant d'idées de la Réforme, dans les polémiques et les combats politiques de son temps, dans l'histoire même de la langue et de la littérature française. Au coeur de la Renaissance, Calvin contribue de manière déterminante à la métamorphose de l'horizon religieux et culturel de l'Occident. Biographie de l'auteur Olivier Millet, ancien élève de l'Ecole Normale Supérieure, est professeur de littérature française à l'université de Paris 12. Spécialiste de l'humanisme et de la littérature religieuse, il a consacré sa thèse à Calvin, a édité Institution de la religion chrétienne dans sa version française de 1541 et publié de nombreuses éditions et études d'oeuvres de la Renaissance française (Montaigne, Du Bellay, Marguerite de Navarre).
Millet Jérôme ; Gohin Olivier ; Chocquet Christian
Qui fait la police ? La diversité des acteurs impliqués dans la lutte contre la délinquance au niveau départemental et les multiples relations qu'ils sont amenés à nouer interdisent de répondre simplement à la question. L'analyse des politiques publiques de sécurité conduit en effet à identifier cinq acteurs principaux, qui prennent une part variable, mais jamais négligeable, dans la lutte contre la délinquance : le préfet, le procureur de la République, le maire, le policier et le gendarme. L'existence de ce "quintette" met en exergue la centralisation importante et la place primordiale accordée à l'Etat dans le dispositif de sécurité, caractéristiques toutefois disputées - à défaut d'être remises en cause - par une décentralisation territoriale débutée à la fin des années 1970 et le passage à une logique de sécurité initiée au début des années 1990. C'est en étudiant ces glissements portés par la succession des politiques publiques de sécurité qu'on observe qu'il y a moins une répartition stricte des tâches qu'un enchevêtrement des attributions, cet enchevêtrement variant aussi bien dans le domaine de la sécurité quotidienne que dans ceux de la police judiciaire et du maintien de l'ordre public. La "coproduction" qui en découle questionne la permanence du monopole étatique de la contrainte, incarné par le préfet de département, en matière de lutte contre la délinquance ; il impose également un partenariat local.
Quels sont les exploits réalisés par Samson ? Qui est Tobie ? Qu'est-ce que la Genèse ? Voici enfin une somme pour tout savoir sur la Bible : grandes figures, notions, scènes-clés. Tout ceci est référencé, explicité, éclairci. Un ouvrage indispensable qui s'adresse aussi bien aux étudiants (en lettres, théologie, arts ou encore philosophie) qu'à tout lecteur à la recherche d'une synthèse qui explicite méthodiquement références bibliques et réalisations artistiques majeures inspirées par Le Livre des livres. En fin d'ouvrages, 3 index : noms propres, passages bibliques, notions.
Au moment où une idéologie mensongère veut transformer les coupables en victimes et les Français en coupables, cet ouvrage revient sur les derniers moments de notre présence en Algérie. En 1960 et 1961, l'Etat français menait une lutte contre la barbarie des combattants du FLN, et tentait d'en protéger les populations civiles. L'auteur nous raconte avec ses tripes ses souvenirs de jeune officier du Génie en Algérie. Il nous fait revivre la vie d'une compagnie en première ligne sur le barrage tunisien, et son baptême du feu au milieu de sa section. Il décrit ses rapports avec la hiérarchie militaire et avec ses hommes. Ses contacts avec les harkis et la population indigène seront pour lui une véritable initialisation à la culture et à la sociologie musulmane. A l'occasion de ce témoignage, il nous fait part des convictions et des engagements qui ont guidé toute sa vie.
Ahmad Zaki fut entre 1892 et 1934 l'une des figures les plus dynamiques de la vie culturelle égyptienne : polyglotte, traducteur, bibliophile, philologue, homme d'érudition, mais épris de modernité et de voyages. A l'aise tant dans la culture arabe que française, il stupéfiait déjà ses contemporains par l'ampleur de ses connaissances et sa liberté d'esprit. Le tour d'Europe qu'il effectua à partir de 1892 et dont on présente ici la traduction intégrale a tout pour nous étonner encore aujourd'hui par éclectisme dont il témoigne. Rédigeant ses feuillets à la diable, d'où un style singulièrement alerte, l'auteur nous fait partager le regard qu'il porte à la fois en humaniste, en ethnographe amateur et en touriste bon vivant, sur l'Italie, la France, l'Angleterre, le pays de Galles, la péninsule Ibérique, auréolée pour lui du souvenir d'Al-Andalus et de ses splendeurs. Chemin faisant, ce qui se construit, dans ce récit au ton personnel, mi-parti d'humour et de souci patriotique, c'est aussi un discours occidentaliste, véhiculant savoir et représentations moins de "l'Autre", que des autres, mais sans aucune lourdeur dogmatique.