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Valéry par-devers Freud. L'écriture des actes de connaissance
Millet Jacques
L'HARMATTAN
24,50 €
Épuisé
EAN :9782747521291
Dans quelle mesure la réflexion valéryenne est-elle opposable à la métapsychologie freudienne des actes de pensée ? Surtout lorsque de tels actes édifient un système éclaté, dont les fragments permettent l'organisation d'un savoir partiel, "définitif" dans l'instant où il est appréhendé et qui a la propriété de se relancer indéfiniment - comme le désir : le désir de connaître, le désir de ne pas connaître ? La lecture des premiers Cahiers de Valéry (1894-1905) est ici confrontée aux textes fondateurs de la première topique freudienne, de l'Esquisse (1895) aux Trois essais sur la théorie sexuelle (1905), et au-delà jusqu'à L'inquiétante étrangeté (1919) - dans quatre moments épistémologiques restreints. Ces moments relatent l'ambition croisée de Freud et de Valéry de construire un modèle de l'appareil psychique s'appuyant sur les quantités discrètes du fonctionnement psychique et les états de moindre conscience. A l'instar d'un rêve éveillé, l'extension valéryenne du domaine de la conscience bute à représenter ce lieu de passage impossible entre l'exigence tensorielle de la pulsion et le désir d'en penser le détournement comme savoir. Les actes de connaissance sont ici examinés sous l'angle de leur retentissement corporel, de l'intime à l'automate. Valéry calcule le caractère prédictible de telles figures de la pensée subjective, entre invention et oubli actif, tandis que Freud y incarne à rebours le sujet dans la séquence brisée des moments de son destin. Mais il s'y trouve une inquiétude commune, projection du sujet analytique, qui pose non plus la question aporétique de la pensée de la machine mais son retournement dans la machination de la pensée.
La relation privé/public entre acteurs économiques et politiques, entre entreprises et territoires, est au coeur des réflexions en géographie et économie depuis plus de trente ans. Le processus de territorialisation des politiques publiques est aussi mis en parallèle avec la redécouverte, par les entreprises, des vertus du territoire. Le développement ne se produit que dans et par les territoires. Il ne s'agit pas seulement de souligner que le développement comprend une dimension spatiale forte- liée à la localisation et à la distribution inégale des ressources naturelles -, des effets de proximité ou des contraintes de la distance, ou encore des obstacles ou avantages physiques à la circulation et aux échanges. La notion de territoire implique plus que cela; elle suppose que s'établisse une concordance, dans les espaces donnés, entre des faits d'ordre économique, politique et social. D'une économie de production à une économie de services, la sophistication du fonctionnement des entreprises s'est singulièrement compliquée, notamment avec la prise en charge des principes du développement durable.
Bertrand Lavier est un "électron libre" et n'appartient à aucun courant artistique de la seconde moitié du 20e siècle et du début du 21e, il se défie de la tradition comme des modes - celles du ready-made ou de l'installation. Jouant avec les catégories, les matériaux et les codes esthétiques, il crée des chocs visuels, des courts-circuits formels et toniques, il joue avec les mots, toujours en prise sur le réel, et invite le public, avec humour, parfois ironie, à se déprendre de ses certitudes. Le Centre Pompidou lui a consacré deux expositions : l'une en 1990, l'autre, une rétrospective plus importante, en 2013, intitulée : Bertrand Lavier depuis 1969. Elles sont à l'origine de deux des entretiens de ce volume dans lesquels il évoque, de manière précise, la genèse et la réalisation de certains de ses "chantiers", et la manière dont il se situe dans le contexte de l'art actuel. A travers Bertrand Lavier, c'est tout un pan de l'art contemporain qui s'éclaire.
Millet Catherine ; Henric Jacques ; Dufour Bernard
Résumé : Défendu à ses débuts par le célèbre marchand Pierre Loeb, ayant représenté la France à la Biennale de Venise, Bernard Dufour paiera d'années de solitude le fait d'avoir été un pionnier dans la remise en cause de l'abstraction alors triomphante, et dans l'exploration d'une nouvelle figuration. Restaient les liens étroits avec le milieu littéraire (Breton, Mandiargues), les amitiés indéfectibles avec des écrivains (Robbe-Grillet, Denis Roche, Guyotat, Henric), et la fidélité de ses marchands, Pierre et Marianne Nahon. Mais une jeune génération de peintres, de critiques, de conservateurs de musée remet enfin cette oeuvre à sa vraie place. Une salle permanente lui est consacrée au musée d'art moderne de la Ville de Paris. Dans les interviews données à artpress, tous les aspects de l'oeuvre sont envisagés : le travail d'après modèle, mais aussi le rapport à la photographie et à l'écriture.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.