Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le schisme et la pourpre. Le cardinal Pierre d'Ailly, homme de science et de foi
Millet Hélène ; Maillard-Luypaert Monique
CERF
33,00 €
Épuisé
EAN :9782204104753
Astrologien, aumônier du roi de France Charles VI, cardinal, évêque de Cambrai, Pierre d'Ailly a été l'un des acteurs principaux d'une lutte de la France pour réunifier l'Eglise d'Occident, écartelée entre un pape à Rome et un autre à Avignon. Rappelant l'engagement de d'Ailly pour la réunion d'un concile qui mettrait un terme à la querelle des papes, revenant sur sa postérité scientifique, notamment sur ses travaux de géographie dont s'est servi Christophe Colomb, n'oubliant rien de son héritage intellectuel, comme sa valorisation du conciliarisme, cette biographie relate non seulement la vie d'un homme de science, d'un homme d'Eglise et d'un homme d'Etat, mais restitue aussi le décor et son envers d'une des époques les plus chancelantes du catholicisme. Fondé sur des documents et archives inédits, cet ouvrage éclaire une problématique majeure de l'Eglise d'aujourd'hui, celle de la collégialité. Directeur de recherche émérite au CNRS, Hélène Millet est spécialiste du Grand Schisme d'Occident et des rapports entre Eglise et Etat à la fin du Moyen Age. Chercheur associé à l'université Saint-Louis à Bruxelles, Monique Maillard-Luypaert consacre ses recherches aux évêques, aux dignitaires et aux chanoines du chapitre cathédral de Cambrai à la période médiévale.
Le Grand Schisme d'Occident, temps de crise pour la papauté, a ouvert une période d'expérimentations ecclésiologiques. Les assemblées du clergé voulues par le roi de France ont ? ni par prendre valeur de conciles et la soustraction d'obédience a posé le pr
Loin d'être une sous-littérature, simple produit qui se vend, s'achète, se consomme et se jette après utilisation, la littérature populaire apparaît au contraire comme un observateur privilégié des mentalités et des représentations collectives, comme le lieu même où s'inscrivent les mutations de la société, où s'articulent notre histoire et notre imaginaire.
Décembre 1996, la Bambée, pays (imaginaire) d'Afrique de l'Ouest, s'apprête à vivre ses élections présidentielles. Alpha Sako, premier opposant, arrive à Landé, son fief historique, pour tenir un grand meeting. Il y croise celle qui sera le témoin privilégié de cette campagne électorale où rien ne se passera comme prévu ...
Paul Stéphane ; Crovella Elise ; Milet Hélène ; Sa
L'évaluation des politiques publiques est un outil majeur de pilotage de l'action publique. Pourtant cette pratique demeure inégalement développée et reste encore, pour les acteurs publics, en cours d'appropriation et en voie d'institutionnalisation. En suivant les étapes chronologiques d'une évaluation de politique publique (avec des exemples issus de tous les domaines de l'intervention publique), cet ouvrage analytique et pédagogique donne à voir de l'intérieur des administrations les mécanismes d'une démarche évaluative. En confrontant théories et cas pratiques puisés dans les trois fonctions publiques, cet ouvrage d'expertise, soutenu par la Société française de l'évaluation, répondra aux besoins des acteurs de l'évaluation et permettra aux professionnels (évaluateurs, administrations, collectivités), aux enseignants et aux étudiants de s'appuyer sur un ouvrage de référence. Avant-propos de Pierre Savignat, président de la Société française de l'évaluation (SFE).
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones
Deux fois millénaire, le christianisme implique un cinquième de l'humanité. Ce volume en offre d'abord un survol historique ("Le Christianisme raconté"), de Jésus à Jean-Paul II, en passant par l'apogée du Moyen Âge et Vatican II. Suit l'abécédaire proprement dit (70 notices). On s'y repère par des carrés de couleurs indiquant s'il s'agit de doctrine (Apocalypse, Docteurs de l'Église, Péché...), de rituel (Musique sacrée, Reliques, Saints...), ou d'histoire (Hérésies, Judaïsme, Oecuménisme...). Des renvois par astérisques incitent aussi aux chemins de traverse. Les 100 illustrations, presque toutes en couleurs, font ressentir l'impact considérable du christianisme sur la culture occidentale. Chronologie, bibliographie sélective et index des noms viennent s'y ajouter. Très maniable, concis, suggestif, d'une présentation agréable sur papier glacé, ce livre présente les qualités de la collection ABCdaire. Ancien rédacteur en chef du quotidien La Croix, Jean Potin a écrit maints ouvrages sur l'Écriture Sainte. Pierre Chavot a collaboré à de nombreux travaux sur le christianisme. Colette-Rebecca Estin
Pouderon Bernard ; Salamito Jean-Marie ; Zarini Vi
Premiers : les plus anciens de ces textes sont immédiatement postérieurs aux derniers écrits des apôtres (fin du I ?? siècle) ; les plus tardifs se situent à la frontière du II ? et du III ? siècle. Le corpus commence avec des hommes qui ont connu les apôtres : Clément de Rome fut proche de Pierre. Il prend fin avec les disciples de leurs disciples : Irénée de Lyon se réclame de Polycarpe de Smyrne, qui avait connu Jean. - Certains témoignages et quelques poèmes sont moins anciens. Ecrits : les auteurs, "Pères de l'Eglise" pour la plupart, ne cherchent pas encore à bâtir une oeuvre. Ils disent qui ils sont, comment ils vivent et meurent, ce qu'ils croient. Leurs textes adoptent les formes les plus variées : lettre, récit, traité, dialogue, discours judiciaire, poème... formes empruntées à la littérature de leur univers culturel, l'hellénisme, à moins qu'elles n'aient des parallèles dans la littérature juive, comme les actes de martyrs, dont l'Ancien Testament offre l'archétype. Pour exprimer les réalités nouvelles, les vieux mots changent de sens : baptizein, "immerger ", devient "baptiser" ; ekklesia, "assemblée ", signifie désormais "église". Chrétiens : la période est celle de l'autodéfinition du christianisme. Le terme apparaît autour de 117, chez Ignace d'Antioche. C'est le temps de la séparation, plus ou moins rapide et marquée selon les aires culturelles, d'avec le judaïsme. Se constituent peu à peu des usages liturgiques, des règles communautaires, un canon des Ecritures, des doctrines qui formeront le dogme de l'Eglise "catholique", c'est-à-dire universelle. Naissance d'une religion, d'une Eglise, d'une littérature. A la fin du Il ? siècle, sous l'oeil des "païens" et des juifs (dont on présente aussi, en ouverture, les témoignages), l'Eglise est en passe d'unifier ses usages et d'installer ses institutions. Le christianisme a trouvé sa place dans la société. Il a propagé ses idées dans le monde intellectuel. De cette aventure, car c'en est une, les Premiers écrits chrétiens retracent les divers aspects, d'une manière extraordinairement vivante.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.