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Mon vélo et autres amis. [Joey
Miller Henry
BOURGOIS
18,55 €
Épuisé
EAN :9782267013054
Henry Miller ne fut jamais à une provocation près. Au regard de celles qui lui valurent d'être banni du champ littéraire officiel durant de nombreuses années, celle qui consiste à mettre au même niveau ses amis et son vélo prête plus à sourire qu'à scandaliser. Car qui a lu Miller sait que l'amitié a été, au même titre que l'amour, l'une des clés de son existence, c'est à dire de son oeuvre.Datant des dernières années de sa vie, l'entreprise de rédiger un "livre des amis" constitue l'ultime hommage de l'écrivain à ceux qui, après tout, furent sa principale source d'inspiration. Miller en énumère une bonne vingtaine auxquels il consacre de courts chapitres ou de plus longs portraits. Quelle que soit l'intensité des sentiments qui l'ont lié à chacun, quelle que soit la durée de la relation nouée, c'est toujours la même chaleur qui envahit ses mots lorsqu'il parle des hommes et des femmes qu'il a aimés.Truffée d'anecdotes, cette galerie de portraits permet au lecteur de Miller de revivre certains épisodes de La cruxifixion en rose ou des Tropiques par exemple. Mais si on retrouve le grand écrivain, le regard qu'il pose désormais sur son passé est celui d'un homme vieillissant, dont l'heure de la mort approche. Il n'en conserve pas moins l'innocence de l'enfant quand il avoue avoir toute sa vie été amoureux de son premier amour. Ou la flamme de l'amant lorsqu'il termine son livre par une merveilleuse déclaration à celle qui fut sa dernière compagne.Admiratif et tendre, Henry Miller l'est envers tous ces personnages dont il fait rejaillir la personnalité en quelques mots, nous les rendant subitement proches. Et même cet attachement insensé qu'il eut pour un simple vélo donne envie de le connaître.--Isabelle Yaouanc--
Résumé : Qu'un écrivain aussi original, aussi peu suspect d'avoir subi des influences qu'Henry Miller établisse une liste des livres qui, à quelque titre, ont aidé à la formation de son esprit, il y a là, déjà, de quoi surprendre. On verra d'ailleurs que cette liste est curieuse : D. H. Lawrence voisine avec Rider Haggard (entre ce dernier et l'auteur de Nadja, Miller établit un curieux parallèle), Lao-tseu avec G. A. Henry, auteur de romans historiques, le Gallois John Cowper Powys avec Dostoïevski. Le lecteur français ne manquera pas d'être flatté par la place importante donnée aux écrivains de son pays. On trouvera dans ce livre les éloges les plus émouvants et les plus justes de Céline, de Jean Giono, de Blaise Cendrars et de beaucoup d'autres. Mais ce livre n'est, en aucune façon, un ouvrage de critique littéraire. Le recensement de ses lectures est aussi, pour Miller, un prétexte à rechercher le temps perdu, à faire revivre ses années d'enfance et de jeunesse, la vie théâtrale à New York au cours des années 1900.
Inspiré d'un souvenir de son enfance à Brooklyn, La boutique du Tailleur fait revivre le New York des années 1900 avec ses personnages hauts en couleur. Avec Plongée dans la vie nocturne, Henry Miller nous entraîne dans un long cauchemar peuplé d'ombres menaçantes, de fantasmes terrifiants, d'érotisme et de mort. Deux textes très différents, mais d'une grande liberté d'écriture pour pénétrer dans l'univers de l'auteur scandaleux du Cauchemar climatisé.
Henry Miller, qui voulait être débarrassé des contingences matérielles pour devenir écrivain, a la chance de trouver en sa seconde épouse, Mona, une femme dévouée qui le supplie de rester au logis pendant qu'elle part en quête de l'argent nécessaire pour vivre. Ce pourrait être le paradis... mais il y a Stasia, l'amie hautement pittoresque de Mona. Miller se ronge d'énervement, il délire, il tourne comme un ours en cage dans Brooklyn. Dix, vingt personnages baroques traversent son univers. Nul n'est plus extravagant que Stasia! Que faire? Seule l'Europe, affirme Mona, convient à l'écrivain qu'il veut être. C'est sur le départ de l'auteur pour le « vieux continent » que s'achève Nexus, le troisième et dernier volume de la célèbre « Crucifixion en rose », comprenant Sexus et Plexus. Ce récit, passionné de langage et de vie, est assurément l'oeuvre la plus importante du grand écrivain américain.
Empoigner la vie et la savourer à loisir. Henry Miller ne réalisera vraiment son rêve qu'après avoir rencontré la jeune femme à qui est dédié ce livre, Mona (héroïne de Plexus et de Nexus), et après avoir compris que, plus encore que mordre la vie à belles dents, il désire exprimer ce qu'il pense et ressent. La période qu'évoque Tropique du Capricorne est celle qui précède la découverte de sa vocation d'écrivain. La sexualité tient une place qui avait fait interdire le livre à sa parution en 1939, mais Henry Miller ne fait pas que fouler aux pieds les interdits : il raconte avec une verve infatigable son enfance à Brooklyn, ses ambitions, sa découverte du surréalisme, sa philosophie.
Résumé : Ecrit en 1969, Love est un roman trouble et bouleversant où le féminisme radical, mais nuancé, de l'auteur se présente sous les dehors les plus pervers et les plus violents. Love raconte une étouffante histoire d'amour à trois où les émotions les plus subtiles côtoient les pulsions sexuelles les plus grossières et les névroses sentimentales les plus cruelles. Le tout sanctionné par l'acte de violence et d'amour le plus définitif. Illuminé par la présence d'une héroïne aussi fragile que radieuse, ce livre vibrant représente la quintessence du talent d'Angela Carter.
Invité en 1966 à Princeton, à une session du Groupe 47, Peter Handke y fait un éclat en s'opposant à la vogue du "réalisme" en littérature : Une certaine conception normative de la littérature désigne d'une belle expression ceux qui se refusent à raconter encore des histoires, tout en étant à la recherche des méthodes nouvelles pour décrire le monde (...) : elle dit qu'ils "habitent une tour d'ivoire" et les traite de formalistes, d'esthètes. Que les écrivains se réfugient dans leur "tour d'ivoire", c'est ce que revendique paradoxalement Peter Handke. Confrontation avec Brecht, Horvath ou Bernhard, avec les méthodes du théâtre et du cinéma ou avec le discours de la justice, réflexions, critiques, satires, pamphlets..., cet ensemble de textes divers passe du sérieux à l'humour, des méditations austères aux "gais feuilletons". Handke s'attache à y définir sa position par rapport à l'écriture : longtemps, la littérature a été pour moi le moyen, si ce n'est d'y voir clair en moi, du moins d'y voir tout de même plus clair. Elle m'a aidé à reconnaître que j'étais là, que j'étais au monde.
Un jour j?ai sorti un livre, je l?ai ouvert et c?était ça. Je restai planté un moment, lisant et comme un homme qui a trouvé de l?or à la décharge publique. J?ai posé le livre sur la table, les phrases filaient facilement à travers les pages comme un courant. Chaque ligne avait sa propre énergie et était suivie d?une semblable et la vraie substance de chaque ligne donnait sa forme à la page, une sensation de quelque chose sculpté dans le texte. Voilà enfin un homme qui n?avait pas peur de l?émotion. L?humour et la douleur mélangés avec une superbe simplicité. Le début du livre était un gigantesque miracle pour moi. J?avais une carte de la bibliothèque. Je sortis le livre et l?emportai dans ma chambre. Je me couchai sur mon lit et le lus. Et je compris bien avant de le terminer qu?il y avait là un homme qui avait changé l?écriture. Le livre était Demande à la poussière et l?auteur, John Fante. Il allait toute ma vie m?influencer dans mon travail" (Charles Bukowski, 1979).
Lady Susan était resté inédit du vivant de Jane Austen. L'intrigue est entièrement bâtie autour des lettres échangées entre les différents protagonistes : Susan, ravissante veuve d'environ trente-cinq ans, en est le personnage central. Ses agissements volages engendrent bien des critiques. Cette femme spirituelle et sans le sou s'est en effet installée chez son beau-frère, un riche banquier. Est-elle dénuée de scrupules, prête à tout pour faire un beau mariage, ou simplement une coquette qui veut s'amuser ? Le jeune Réginald risque de payer cher la réponse à cette question... Ce texte est suivi de deux fragments inachevés rédigés, l'un au milieu de sa vie, et l'autre juste avant sa mort. Au-delà de leur intérêt documentaire, ils valent par leur qualité littéraire et le plaisir de lecture qu'ils procurent.