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Lire aux cabinets. Précédé de Ils étaient vivants et ils m'ont parlé
Miller Henry ; Rosenthal Jean
FOLIO
2,00 €
Épuisé
EAN :9782070344291
Fils d'un tailleur de Brooklyn, Henry Miller naît à New York en décembre 1891. II passe son enfance et son adolescence dans les rues de son quartier. Après de courtes études au City College de New York, il exerce divers métiers et devient chef des coursiers de la West Union Telegraph Company. Il se marie, mais quitte rapidement sa femme. En 1917 paraît son premier livre Clipped Wings, resté inédit. Il rencontre June Edith Smith dans un dance palace de Broadway; elle l'encourage à se consacrer entièrement à la littérature. Le couple s'installe à Paris en 1930 où il mène une vie de bohème et se lie avec Anaïs Nin, Raymond Queneau et Blaise Cendrars. Miller écrit Tropique du Cancer en 1934, roman qu'il définit ainsi: "Un libelle, de la diffamation, de la calomnie, une vignette démesurée, un crachat à la face de l'art, un coup de pied dans le cul de Dieu, à l'homme, au destin, au temps, à la beauté, à l'amour." Paraissent ensuite un recueil de nouvelles, Printemps noir, et Tropique du Capricorne. Jugés pornographiques, ces ouvrages sont interdits aux Etats-Unis, mais ils circulent clandestinement et le font connaître comme écrivain d'avant-garde. En 1939, fuyant la guerre, il séjourne à Corfou chez le romancier anglais Lawrence Durrell et y écrit Le Colosse de Maroussi, un livre consacré à la Grèce. De retour aux Etats-Unis, son voyage à travers le pays lui inspire Le Cauchemar climatisé (1945), violente dénonciation du modernisme américain, et Souvenirs, souvenirs (1947). Il se fixe finalement en Californie à Big Sur, son "jardin des délices" où il mène une vie de reclus, partageant son temps entre l'écriture et la peinture. Entre 1949 et 1960, paraît une ambitieuse trilogie autobiographique, La Crucifixion en rose, composée de Sexus, Plexus et Nexus. Ce n'est qu'en 1961 que Tropique du Cancer est enfin publié dans son pays natal. Il meurt en 1980. Écrivain de culture européenne, prodigieux conteur, il laisse une ?uvre riche et sensuelle qui dénonce l'hypocrisie et le puritanisme de son pays.
J'avais marché les yeux bandés, à pas chancelants, hésitants; j'étais orgueilleux, arrogant, satisfait de mener la vie fausse et restreinte du citadin; la lumière de la Grèce m'a ouvert les yeux, a pénétré mes pores, a fait se dilater mon être tout entier. J'ai retrouvé ma patrie; le monde avec le centre véritable, la signification réelle de la révolution. Aucun conflit guerrier entre les nations de la terre ne saurait troubler cet équilibre... Je refuse catégoriquement toute qualité, dans l'avenir, qui serait inférieure à ce titre de citoyen du monde que je me suis décerné en silence, debout dans le tombeau d'Agamemnon.
On a pu dire de son ?uvre qu'elle était pornographique et immorale. Et jamais Henry Miller n'aurait démenti ces propos. Aux États-Unis, Henry Miller est l'homme par qui le scandale arrive. Le scandale de celui qui ose dire la vérité du sexe, obstinément et crûment. Dans Sexus, deuxième opus de son autobiographie, on retrouve un Henry Miller âgé d'une trentaine d'années qui, comme à l'accoutumée, tire le diable par la queue, emprunte de l'argent pour ne pas sombrer et rêve de devenir un grand écrivain. Nous sommes dans le Brooklyn des années vingt et la crise n'est pas loin. Un jour, Miller rencontre dans un dancing une entraîneuse nommée Mara dont il tombe raide amoureux. Durant 7 ans, ils vivent une passion torride et dévastatrice. "C'était l'apothéose de ma vie", se souvient Miller au début de Sexus.L'humour de Henry Miller n'a pas d'équivalent. Un mélange détonnant de fausse culpabilité juive, d'égoïsme revendiqué et de conscience aiguisée de la lâcheté masculine. Mais, pour Miller, tout se noue et s'enroule autour du corps des femmes. Sexe über alles ! Le sexe, comme le pensait Miller, est le domaine naturel du roman. Il devient dans Sexus la matière première du livre, transformée aussi bien en intrigue dramatique qu'en observation sociale, en philosophie hédoniste qu'en rempart ultime et unique contre la mort. --Denis Gombert
Ce n'est pas un voyage de plaisance qui t'attend. Oh non! Nous n'irons pas à Disneyland ni au parc Astérix. Je t'emmène ailleurs. Là où la majorité des grandes personnes refuse de se rendre parce qu'elles n'ont plus le temps ou se sont tellement accoutumées à côtoyer la déraison que la sagesse leur semble définitivement hors de portée. Ce n'est pas un projet prémédité. Je l'avoue, je n'ai rien étudié du parcours. Nous improviserons.Mais il faut que tu voies.Je te livre tout en vrac. Ce sera à toi, à vous, de faire le tri et de décider s'il faut laisser le monde se déconstruire ou tenter de réparer les dégâts. Et si d'en bâtir un tout neuf vous semble l'utopie suprême, alors surtout n'hésitez pas. Rien n'est plus jubilatoire que de transformer une utopie en réalité. "
« Cultiver les plaisirs de mes sens fut, dans toute ma vie, ma principale affaire; je n?en ai jamais eu de plus importante ». Il n?a pas fallu longtemps, un siècle tout au plus, pour que GiacomoCasanova (1725-1798) prenne sa place au Panthéon des mythes. Fils d?une modeste famille de comédiens, il est devenu, à la faveur de ses Mémoires, Histoire de ma vie, une figure de référence dans l?art de la séduction. Mais qu?était-il vraiment? Un agent secret, un aventurier cosmopolite, escroc à ses heures? Pour aborder Casanova, il faut se garder d?appliquer à son histoire les catégories issues des deux siècles qui nous séparent de lui. Le dépouillant de ses attributs de surmâle, Maxime Rovere en fait un éternel amoureux joueur de cartes invétéré, mais aussi un voyageur insatiable, un homme de lettres éperdu de projets, un grand amateur de vins et un incomparable gastronome, en somme le chantre d?une liberté nouvelle, praticien volontaire d?unephilosophie joyeuse et hédoniste.
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
Nouvelle édition en 20034e de couverture : "Quant aux femmes de ces histoires, pourquoi ne seraient-elles pas les Diaboliques ? N'ont-elles pas assez de diabolisme en leur personne pour mériter ce doux nom ? Diaboliques ! il n'y en a pas une seule ici qui ne le soit à quelque degré. Il n'y en a pas une seule à qui on puisse dire le mot de "Mon ange" sans exagérer. Comme le Diable, qui était un ange aussi, mais qui a culbuté, - si elles sont des anges, c'est comme lui, - la tête en bas, le... reste en haut !"
Résumé : Siggy et Graff, les deux narrateurs farfelus de ce roman, sont une version moderne de Don Quichotte et Sancho Pança. Seules différences : ils sillonnent la campagne autrichienne sur une énorme moto et se battent pour la libération des animaux du zoo de Vienne. Avec sa richesse, sa vitalité, sa fraîcheur, Liberté pour les ours !, premier roman de John Irving, cache cependant une intrigue plus grave : celle qui explore l'histoire, tour à tour tragique et grotesque, de l'Europe centrale de ces cinq dernières décennies.
Dupin est le roi de la déduction. Et quand il décide de mener l?enquête, c?est avant tout pour prouver que tout s?explique, même les histoires les plus extraordinaires. Afin d?illustrer ce propos, le narrateur nous raconte deux affaires que son jeune ami a résolues. D?abord, celle du double assassinat d?une mère et de sa fille, particulièrement affreux, survenu de nuit dans une rue sombre de Paris. Ensuite, celle de la cachette introuvable dans laquelle un maître chanteur avait placé une lettre volée fort compromettante pour sa propriétaire.
L'écrivain sud-africain J.M. Coetzee, qui a reçu le prix Nobel de littérature 2003, a placé l'apartheid et ses stigmates au centre de son oeuvre. D'ascendance anglo-allemande, John Maxwell Coetzee est né en 1940 au Cap, en Afrique du Sud. Scolarisé dans un établissement anglophone, il s'installe en Grande-Bretagne au début des années 1960, où il exerce la profession de programmateur informatique. Il délaisse rapidement cette activité pour embrasser des études d'histoire et de littérature aux Etats-Unis. Il est édité pour la première fois en 1974 avec Terres de crépuscule. Mais c'est en 1980 qu'il connaît le succès international avec En attendant les barbares. En 1983, l'auteur sud-africain décroche le prestigieux Booker Prize pour Michael K, sa vie, son temps. Parallèlement, Coetzee enseigne les lettres et l'anglais à la State University de New York à Buffalo, dans l'Etat américain de New York (nord-est). L'année suivante, il obtient une chaire de professeur de littérature anglaise à l'université du Cap. En 1986, il publie une version revue de Robinson Crusoé dans le roman Foe, avant de revenir à son Afrique du Sud. Il publie en 1990 L'Age de fer. Premier écrivain à recevoir le Booker Prize deux fois (pour son roman Disgrâce en 1999), il s'expatrie en 2002 en Australie, à Adélaïde précisément où il occupe un poste à l'université. Traducteur et critique, il a publié cette année Elizabeth Costello: Eight Lessons.
Résumé : Eté 1958. Ted Cole, auteur de livres pour enfants, pousse son assistant de seize ans dans les bras de sa femme Marion. Il veut précipiter un divorce devenu inévitable depuis la mort de leurs deux fils. Mais la belle et triste Marion décide de tout quitter, laissant derrière elle une petite fille désorientée, Ruth. Automne 1990. Ruth est devenue un écrivain de renom. En tournée à Amsterdam, elle est confrontée à une aventure tout droit sortie de ses terreurs enfantines...