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La honte et le châtiment. Imposer le français : Bretagne, France, Afrique et autres territoires
Milin Rozenn
CHAMP VALLON
24,99 €
Épuisé
EAN :9791026712688
L'une des plus grandes mutations qu'a connues la Basse-Bretagne au XXe siècle est le changement de langue. Jusqu'aux années 1950, un million de personnes parlaient le breton, qui se transmettait de génération en génération. Quelques décennies plus tard, il ne reste plus qu'une centaine de milliers de locuteurs et la langue est menacée de disparition, selon l'UNESCO. Comment une langue autrefois florissante a-t-elle pu décliner aussi vite ? Quel a été le rôle de l'Etat français ? Quelle a été la part de l'école, des punitions parfois violentés et des méthodes vexatoires comme celle du "symbole" ? D'autres régions de France, plusieurs pays européens, et même le Japon, ont connu des processus similaires. Là également, des langues dominantes ont été imposées au détriment des langues historiques et familiales des populations, souvent au prix, de souffrances passées sous silence. Le présent ouvrage tente de comprendre les enjeux et les conséquences de ces politiques croisant les sources historiques et des centaines de témoignages collectés en Bretagne et en Afrique auprès des acteurs de cette tranche d'histoire peu connue du public français.
Loup et sa bande, tous âgés d'environ 70 ans, sont retraités et sans ressource. Ils vivent dans une des "zones d'échanges" de la Nouvelle Organisation Sociale des Membres Unifiés (NOSMU), la zone 731, sorte de no man's land surveillé par des miliciens privés. Ils décident de tuer un des agents de sécurité de la zone afin d'être arrêtés et incarcérés. Pour eux, la prison représente "le nouvel Eldorado social" et ils ont bien l'intention d'aller y finir leurs jours. Parallèlement, un enquêteur-contrôleur de la NOSMU présente un rapport sur ce phénomène, qu'on appelle "phénomène T O B O G G AN". Outré par les conditions de vie des vieillards, il est résolu à les aider. Loup croise une Jeune Femme, ivre et désespérée, mais forte physiquement, bien plus en tout cas que son gang de vieux. Ils voient tous en elle un espoir, car elle pourra leur ramener nourriture et armes. L'agent de sécurité qu'ils pensaient avoir tué survit à ses blessures, et n'étant pas dupe des véritables intentions de son agression, décide de ne pas porter plainte pour laisser les vieux à leur triste sort. Le gang décide en dernier recours d'aller braquer une banque. C'est la fusillade et seuls Loup et la jeune femme survivent. L'enquêteur-contrôleur revient à leur rencontre pour leur expliquer que l'agent de sécurité a finalement porté plainte. Loup se fait arrêter et abandonne la jeune fille.
Je suis un monstre. Mais je ne suis pas un monstre comme quelqu'un qui dirait : je suis un monstre. Mon mal, que personne ne connaît et que personne ne peut comprendre et dont je n'ai envie de parler avec personne, fait, de moi, un monstre. Un monstre concret. Or, que peut faire un monstre ? C'est-à-dire quelqu'un de fondamentalement différent ? Sauver les autres... C'est ce que j'ai cru. Sauver tous ceux qui ne sont pas des monstres et qui méritent de vivre. Alors, je suis devenu médecin et j'ai sauvé beaucoup de gens. Mais, parmi ceux que j'ai sauvés, j'ai aussi trouvé des monstres qui me ressemblaient... Et un monstre qui sauve la vie d'autres monstres devient le roi des monstres. Alors, il faut réparer cette monstruosité ; il faut trouver quelque chose... Voilà mon idée : désormais, je me donne le droit de sauver : "le droit de la vie", et le droit de tuer : "le droit de la mort".
Eugène Carrière (1849-1906) fut un artiste extrêmement célèbre dans son temps. Grand ami de Rodin, il fut avidement collectionné et le sculpteur Devillez donna en 1930 quarante tableaux de l'artiste au Louvre. Parmi ses amateurs et mécènes se trouve d'ailleurs Paul Gallimard, père du fondateur de la NRF. En 1896 à Genève, l'exposition Puvis de Chavannes, Rodin, Carrière marque durablement la place de l'artiste dans l'histoire de l'art. L'importance du peintre et de l'homme, le rôle central de son œuvre dans l'art de son temps, sa présence dans la vie sociale et la pensée au tournant entre le XIXe siècle et le XXe siècle ont été amplement commentés, essentiellement dans le cadre du symbolisme, dont il est l'un des principaux acteurs. Sa notoriété a cependant décru à partir de l'après-guerre, mais des travaux récents, dont l'exposition monographique des musées de Strasbourg (1996) et celle, co-organisée par le Musée national d'art occidental de Tokyo et le musée d'Orsay (2006), qui associait son œuvre aux sculptures de Rodin, ont remis en lumière la place singulière de Carrière dans la peinture française.
Une sélection d'exercices les plus représentatifs des oraux des concours. Des corrigés enrichis de commentaires comportant : des points méthodes, des rappels de cours, des remarques sur les questions, des conseils de rédaction, des remarques issus des rapports de jurys, etc
Résumé : L'histoire de la clandestinité intrigue, tant sont nombreuses les zones d'ombre, parfois artificiellement entretenues, et les pages méconnues, tandis qu'une poignée de clandestins a su polariser la curiosité du public et des historiens. Mais cette histoire est-elle seulement possible ? Chaque chapitre de ce livre, à sa manière, répond par l'affirmative, en retraçant la trajectoire d'un groupe politique, d'un mouvement structuré, avec une fortune variable, dans la dissimulation et par la pratique de l'illégalité. Contrairement à une impression première, les sources les plus diverses permettent d'en brosser une histoire incarnée, une histoire de l'intérieur, sans négliger pour autant le domaine des fantasmes que la lutte clandestine suscite immanquablement. Il s'agit là d'une conviction partagée par les auteurs, la compréhension de la clandestinité en politique se doit d'articuler, d'une part, les représentations propres aux mondes clandestins, qui, malgré leur diversité, peuvent être rassemblées dans l'expérience de cette lutte radicale et secrète, avec, d'autre part, les images de la lutte clandestine qui circulent à l'extérieur des groupes, que ce soit celles diffusées par le pouvoir ou les médias ou bien celles qui se développent au sein de la société et des différents mouvements sociaux. A travers l'exploration de la clandestinité comme modalité d'action politique, cet ouvrage expérimente une comparaison entre différents mouvements politiques dont les spécialistes dialoguent d'ordinaire trop peu ? anarchismes, résistances, mouvements révolutionnaires ou anticoloniaux ? en montrant l'existence de problématiques communes malgré les différents contextes. Il ambitionne également de fournir des clés pour comprendre la persistance de la menace clandestine, toujours actuelle, mais qui plonge ses racines dans une histoire longue et multiforme.
Les débats autour de la désinformation, des fake news et de la post-vérité risquent d'occulter une crise peut-être plus radicale que la crise de la vérité : la destitution de la réalité elle-même. Cette destitution commence avec la volonté prométhéenne de transformer la nature en environnement, et donc de détruire celle-ci. Elle prend bien d'autres formes, hétérogènes et indépendantes les unes des autres en apparence, mais qui en fait conjoignent leurs effets. L'artificialisme, le simulationnisme, le présentisme, le prédictionnisme, le fictionnisme, le négationnisme, le complotisme et le nihilisme sont les huit formes de destitution de la réalité analysées dans cet essai. Comme l'avait vu le psychanalyste Jacques Lacan, c'est la psychose qui guette l'humanité.
Tenant des carnets (un journal ?) depuis la jeunesse, je n'y ai jamais écrit que par spasmes, par bouffées, et dans une sorte d'état d'urgence. Brusques afflux de souvenirs, rêves ou lectures pareillement commentés, ce double qui n'a cessé de m'accompagner est bien aussi projet, que le livre entrevu ait abouti ou non, et interrogation sur ce projet même. Aussi m'a-t-il semblé que je ne pouvais extraire des fragments de ce long flux tout ensemble intermittent et proliférant sans tenter d'y introduire au moins un fil d'Ariane. Si le thème de la mémoire, chez l'être de souvenir qu'est, par définition presque, l'autobiographe, s'est imposé à moi, c'est que la mémoire m'est longtemps apparue comme la dépositaire de l'être même. Souvent, il va sans dire, ces plongées ou ces visitations fortuites s'accompagnent d'une réflexion sur la littérature. Au naïf émerveillement des premières années ici retenues - contemporaines de L'Adoration et s'aventurant à tâtons vers Le Retour - succède assez vite un soupçon qui, dû pour la plus grande part à la cruelle expérience de la mère internée, et qui va s'accusant dans ces pages mêmes, est tout près de s'en prendre au chant longtemps tenu pour " doré " d'une mémoire qui, par places traversée de nostalgie, entend bien pourtant ne se confondre avec aucun " passéisme ", sans cesse au contraire jouaillé, dénoncé que, pratiquement dès le début, est ce dernier. " J. B.
En janvier 1589, alors que la France subit sa huitième guerre de Religion entre catholiques et protestants, Jacques de La Guesle, procureur général au parlement de Paris, dénonce les effets désastreux de la division religieuse aux représentants des trois états réunis au château de Blois. Elle n'a apporté que désordres, confusions, démolitions d'églises. Pour le haut magistrat, la dissension religieuse est un glaive à deux tranchants qui pénètre jusque dans la moelle des os. Les années de la fin du règne de Henri II voient s'accélérer la rupture reli- gieuse entre catholiques et protestants. En témoignent les arrêts criminels rendus par le parlement de Paris, cour souveraine qui rend la justice au nom du roi. Ils sont un observatoire privilégié, sorte de caisse de résonance de leur époque. Ils offrent la possibilité de suivre presque au jour le jour les violences et les affrontements toujours plus intenses entre catholiques et réformés. L'enquête débute en 1555, pour s'achever sur la paix d'Amboise en mars 1563, soit les huit années qui précèdent la première guerre de Religion et qui l'englobent aussi. Se distinguent trois phases différentes : une politique de répression menée par Henri II jusqu'à sa mort accidentelle en 1559, la recherche de conciliation menée en 1560 et 1561, puis l'éclatement de la guerre en mars 1562 et ses effets. L'activité criminelle de la plus haute cour de justice du royaume montre qu'en matière de religion la politique royale est souvent hésitante, parfois volontariste, et qu'elle finit par se heurter à l'opposition des sujets, laquelle entraîne l'inapplication des lois et le développement de la violence. Quant à la justice du roi, son légalisme pétri de modération tente de conjurer une réalité qui ne veut pas s'encombrer de scrupules juridiques. Cette étude révèle à quel point la Réforme protestante a ébranlé la France ainsi que la monarchie. Elle aide à nous convaincre de l'importance du danger que constitue la résurgence de la violence au nom de la religion.