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MEMOIRES D'UN JANISSAIRE - CHRONIQUE TURQUE
MIHAILOVIC CONSTANTI
ANACHARSIS
17,00 €
Épuisé
EAN :9782914777834
Konstantin Mihajlovic, Serbe d'Ostrovica, village situé non loin de Nish, fut capturé par les Turcs à l'âge de vingt ans en 1455. Incorporé de force dans le corps de Janissaires du sultan ottoman, il fut à nouveau fait prisonnier par les Hongrois en 1463. Ayant recouvré sa liberté, il s'en fut en Bohème, puis en Pologne. C'est là qu'il écrivit son ouvrage, une Chronique turque. Mais ce livre présente nombre de parts d'ombres. On ne sait, en réalité, en quelle langue au juste il fut écrit. Il en existe des versions en tchèque et des versions en polonais, mais, quant à la version originale qui aurait du être en serbe, on ignore tout. Ces considérations philologiques ne sont guère tout à fait dénuées d'intérêt: la Chronique turque de Konstantin est un tableau du monde ottoman en plein essor, rapporté par un homme qui passa près de dix ans parmi les soldats d'élites que constituait le corps des janissaires. Ce qu'il rapporte, ce sont des récits tout à fait inédits sur les origines de l'Empire, sur les moeurs des "Turcs" de cet âge, qu'il a sans doute puisés du fin fond de son casernement. Et il s'adresse aux rois de Pologne et de Hongrie afin qu'ils partent en guerre contre le Sultan: autrement dit, ces Mémoires d'un janissaire constituent un récit qui, des marches de Hongrie aux confins septentrionaux de la Pologne, a donné à connaître le monde turc à l'ensemble de l'Europe centrale. Ses multiples versions en différentes langues témoignent de l'importance qu'il a revêtu à cet égard. On connaît les "visions du turc" en Occident à la fin du XVe siècle; il est nettement plus rare que l'on rencontre une figuration des "ennemis intimes" des populations de l'Europe dite "médiane". Les Mémoires d'un janissaire déploient ainsi une représentation encore inédite des peuples variés qui composaient les "Turcs", selon le principe de récits qui s'apparentent souvent à des légendes colportées sans doute au sein des contingents d'origine chrétienne du Sultan, ou bien issus de l'expérience de l'auteur. Au total, le récit de Constantin, qui balance entre l'exposé historique et le récit de vie, expose toute la matière, parfaitement méconnue en France, qui va donner lieu aux romans nationaux des mondes balkaniques contemporains. Après Des Turcs, du Saxon de Transylvanie Georges de Hongrie, et Captif des Tatars du Bavarois Johannes Schiltberger, Anacharsis poursuit ses enquêtes sur le monde turc naissant tel que rapporté par d'anciens captifs. Ici, le Serbe Konstantin propose une autre entrée dans ce monde, un autre regard; mais, toujours, il reste en bascule entre peur et fascination.
Vélimirovitch Nicolas ; Mihailovitch Lioubomir ; L
Résumé : On ne trouvera pas ici les sermons routiniers, moralisateurs et ennuyeux que trop de prédicateurs livrent par obligation, mais des réflexions inspirées, toujours originales, sur des problèmes existentiels qui préoccupent l'homme moderne. Ces homélies sont de la même veine que les Homélies pour les dimanches et jours de fêtes précédemment publiés dans cette collection, mais alors que ces dernières partent de l'évangile du jour, celles-ci sont plus libres et ont plutôt un caractère thématique. Elles visent à renforcer la foi de fidèles qui, à l'époque où elles ont été prononcées, doivent affronter les doutes suscités par une Histoire passablement troublée et menaçante, et par les progrès d'un athéisme s'alimentant au développement d'une science qui a l'illusion de pouvoir répondre à toutes les questions de l'homme et d'une technique qui a l'illusion de pouvoir combler tous ses besoins. On verra qu'après près d'un siècle, les Sermons sous la montagne et les Nouveaux sermons sous la montagne, considérés comme des oeuvres spirituelles majeures du "Chrysostome serbe", n'ont rien perdu de leur actualité, et restent captivantes par l'intelligence de leur contenu et la beauté de leur style.
Ce volume de saint Nicolas Vélimirovitch (1880-1956) rassemble Pensées sur le bien et le mal et Leçons spirituelles (L'ARC de la vérité et LABC de la victoire), réflexions spirituelles brèves mais profondes qui explorent la nature fondamentale de l'existence. Pensées sur le bien et le mal transcende le simple cadre éthique suggéré par son titre, embrassant des perspectives théologiques, cosmologiques, anthropologiques et psychologiques, toutes intrinsèquement liées à la quête spirituelle. L'auteur y manie avec habileté les oppositions et les paradoxes, dans le but de pousser le lecteur à la réflexion et le faire progresser dans sa compréhension du véritable sens de sa vie et du monde qui l'entoure. Les deux oeuvres qui constituent les Leçons spirituelles ont comme particularité de s'adresser directement au lecteur. Alors que Pensées sur le bien et le mal restait marqué par l'époque, encore récente, où l'auteur avait fréquenté les sagesses orientales, les Leçons sont plus centrées sur le Christ, l'Evangile et les modalités de la vie spirituelle chrétienne. La première a pour titre L'ABC de la vérité, car la vérité est le Christ lui-même et ne se trouve que dans la vie en Christ. Et si la seconde s'intitule L'ABC de la victoire, c'est parce que seuls le Christ et la vie chrétienne permettent de surmonter les difficultés et les obstacles que l'homme rencontre dans son existence, venant de l'intérieur de lui-même ou de son environnement. Imprégnées de la conviction de la victoire ultime du fidèle, ces réflexions et conseils insufflent vigueur et espoir, baignés dans l'optimisme qui domine l'ensemble de l'oeuvre de saint Nicolas Vélimirovitch.
Sam Kenoi, Apache Chiricahua interrogé dans les années 1930 sur la réserve de Mescalero, se souvient du Geronimo de son enfance. Il n'appréciait guère cet "emmerdeur [...] trouillard comme un coyote". L'épopée du célèbre chef apache s'en trouve écornée, mais c'est aussi le moyen de faire entendre - malgré a dévastation apportée par les Blancs - la voix du peuple chiricahua, qui survécut à une déportation de vingt-cinq ans avant de pouvoir retrouver ses terres ancestrales. Un récit vif, dense et poignant, parcouru d'un humour cabotin - signe de vie. Ce livre, apparenté aux documents tels que les Lettres à sa fille de Calamity Jane, forme un contrepoint aux célèbres Mémoires de Géronimo.
White Richard ; Desbarats Catherine ; Cotton Frédé
Immense fresque narrative, l'ouvrage de Richard White a bouleversé la conception que l'on se faisait de l'histoire de l'Amérique du Nord. Il rapporte comment, du XVIIe au début du XIXe siècle, Indiens et Européens établirent les pratiques d'un monde commun, le Middle Ground, fondé sur des accommodements précaires, traversé de conflits et néanmoins mutuellement compréhensible. Mais il raconte aussi comment ce monde partagé a pris fin dès lors que les jeunes Etats-Unis d'Amérique ont refoulé une fois pour toutes les Indiens dans les limbes de l'exotisme, les figeant dans une altérité radicale qui ouvrait la voie à la "Conquête de l'Ouest". Un livre fondateur, palpitant, qui possède le souffle dévastateur des chefs-d'oeuvre de la littérature historique.
Résumé : Surgis du fin fond du décor, Lee Lightouch et Pato Conchi, le grand maigre et le petit gros, se rendent à Booming pour raison sentimentale. " Personne ne va à Booming " ; " Prenez un bonbon, je ne crois pas qu'ils en aient " : on les avait pourtant prévenu. Kid Padoon et sa bande font régner la terreur à Booming, le shérif à leur botte, le bordel à leur service, le saloon à leur disposition, le croque-mort aux petits soins. Mais ça n'est encore rien : il y a quelque chose de détraqué à Booming, un truc qui coince, qui débloque, qui recoince et qui vous rend cinglé. Accrochez-vous : Booming est un western quantique qui se joue des balles et du temps qui passe.