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L'influence par l'amalgame. Pratique courante de manipulation parmi d'autres
Mignot Bruno ; Jong Peer de
L'HARMATTAN
22,00 €
Épuisé
EAN :9782336447322
Le fait que la société française actuelle soit submergée d'informations a des conséquences directes sur l'intellect humain : baisse du temps de réflexion, nécessité de simplifier, atonie du sens critique. Jamais n'y a-t-il eu autant de risques de faire l'objet de manipulations. L'influence par l'amalgame génère chez l'individu une association partisane et pernicieuse d'idées ou de notions, différentes mais proches, pour créer une perception et modifier sa posture. Le plus souvent, on discrédite une cause en la conjuguant à des sujets repoussoirs, ou alors on l'associe à d'inattaquables pour s'en approprier le prestige. Cette étude dénonce cette technique en apportant un éclairage neutre mais intransigeant sur ces manipulations dont les Français sont victimes sans le savoir. Elle appelle à une nécessaire prise de recul pour ne pas verser dans le politiquement correct ambiant qui inhibe la liberté de penser et entretient à dessein les confusions.
L'armée française est aujourd'hui davantage utilisée comme un prestataire de services plutôt qu'un ultime recours. En effet, le traitement de menaces très éloignées du territoire national et l'emploi des militaires sur le terrain font croire que leur vocation n'est plus de se préparer ou de conduire la guerre mais de maintenir la paix sans user de violence. Ensuite, les militaires ayant été petit à petit dépossédés de leur symbolique propre, le métier des armes se trouve fortement banalisé et la spécificité militaire considérablement diluée. Dans l'inconscient collectif, l'heure étant à la sécurité des personnes et des biens plutôt qu'à la défense du sanctuaire national, le militaire d'aujourd'hui ressemble de plus en plus à un super policier et on peut se demander à quoi il ressemblera demain. Après s'être dans un premier temps intéressé aux évolutions de la société française dans son premier ouvrage Regard d'un militaire sur la société française, le colonel Mignot porte ici sa réflexion sur la vision qu'entretient la société civile sur la fonction militaire. Sans faire preuve de bienveillance ou de langue de bois dans ses constats mais toujours avec le souci du bon sens, il tente de dresser un portrait aussi fidèle que possible des conditions dans lesquelles servent aujourd'hui les forces armées.
Rimbault-Minot Caroline ; Ricard Bruno ; Marchal A
Les Archives départementales de l'Oise conservaient depuis 1933 un trésor inédit : la correspondance illustrée du Beauvaisien Auguste Ravenel, élève à l'Ecole supérieure des Beaux-Arts de Paris puis soldat de la Grande Guerre mort à l'âge de 24 ans dans la bataille de la Somme en 1916. Les 123 lettres ou parties de lettres, toutes illustrées de dessins, présentées dans cet ouvrage, constituent un témoignage exceptionnel, et universel dans sa singularité même, de la vie d'un tout jeune provincial dans le Paris étudiant du début du XXe siècle, puis à la guerre. Dans les tranchées ou à l'hôpital, son regard reste vif, sa conscience aux aguets. Ses affectueuses lettres destinées à ses parents et à sa soeur manifestent, par leurs textes et leurs illustrations, sa conviction que sa mission d'artiste a encore un sens à la guerre et donne sens à sa vie. "Malheureusement mes croquis sont un peu sales, mais ça ne fait rien, c'est la preuve qu'ils viennent du front". Lettre d'Auguste Ravenel, 19 mars 1916.
Le monde actuel est pris au filet de l'immédiateté et l'analyse d'un événement relève souvent d'une interprétation immédiate et instinctive. Or, le recul est nécessaire pour interpréter correctement une décision gouvernementale, en la replaçant dans un contexte géopolitique et historique, ce à quoi le général de Gaulle excellait. Un parti-pris d'un Etat, une menace brandie par un Président ou une réaction spontanée d'une population sont le résultat d'une longue histoire qui agit inconsciemment dans l'âme d'un peuple et de ses dirigeants. Cet ouvrage a pour ambition de s'intéresser à ce qui ne change pas dans ces politiques, à ces " invariants stratégiques " qui s'inscrivent dans le temps long et font qu'un pays, une population, des gouvernements successifs poursuivent les mêmes objectifs et défendent les mêmes intérêts, et ce quel que soit le régime ou les partis politiques au pouvoir. Connaître ces invariants, c'est prévoir leurs réactions et anticiper les nôtres. Avec l'aide des réflexions du fondateur de la Ve République dont la majorité s'avère très applicable à la période contemporaine, le parti pris de cet essai est de s'intéresser au Royaume-Uni, aux Etats-Unis, à la Russie, à l'Allemagne et enfin à la France. En étudiant leur géographie et leur histoire, il est possible de retracer leur parcours, d'identifier leurs invariants, d'expliquer leur positionnement actuel et d'imaginer leurs dispositions futures. Les chefs d'Etat sont de passage sur la scène internationale mais ils agissent avec un fond identitaire qui est celui de leur pays et selon des schémas qui sont propres à leur culture. Parcourons-les ensemble et voyons en quoi les amis intangibles et les ennemis désignés ne sont pas toujours ceux qu'on croit.
Claude Mignot, Professeur d'histoire de l'art à l'université Paris IV-Sorbonne et Daniel Rabreau, Professeur d'histoire de l'art à l'université Paris I-Panthéon-Sorbonne.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.