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INDUSTRIES DU CONTENU FACE A L'ORDRE INFORMATIONNNEL
MIEGE B
PU GRENOBLE
13,20 €
Épuisé
EAN :9782706108921
Les contenus - ou les programmes - sont, avec les réseaux et les outils (ou matériels) de communication, l'une des trois composantes des " industries de la communication ". L'avenir de celles-ci, comme on s'accorde à le reconnaître, dépend largement de la capacité des firmes, grandes et petites, à industrialiser des services, c'est-à-dire à reproduire par des moyens industriels des programmes uniques, dans le domaine de l'information et de la culture, pour répondre à des demandes d'ordre privé ou professionnel. Ce procès est engagé, car les modernes " industries du contenu ", pour une bonne part, sont en continuité avec les industries de la culture, de l'information ou avec des médias de masse, dont elles reprennent plus ou moins les règles de fonctionnement spécifiques, formées depuis un siècle et plus. Pour éclairer les enjeux très actuels de l'industrialisation de l'information et de la culture, il ne suffit donc pas d'observer les éléments émergeants à partir des innovations en cours, mais il faut faire retour sur des modalités connues et déjà expérimentées, comme l'édition ou le " flot ", auquel les médias audiovisuels de masse nous ont accoutumés.
Au cours des vingt dernières années, l'information et la communication ont donné lieu à de nombreuses publications où cependant dominent les essais, les coups de force théoriques, les anticipations, les descriptions technologiques ou les témoignages. C'est d'autant plus surprenant que, dans le même temps, les sciences de l'information et de la communication sont loin d'être restées inactives, leur productivité et leur pertinence commencent à être reconnues, et elles ont acquis progressivement une légitimité certaine, gênante pour les disciplines en place. Au-delà des travaux portant sur les médias, sur les techniques de l'information et de la communication, ou sur les différents champs où la communication se déploie, est-il possible de développer une analyse argumentée de l'information - communication qui ne cède pas devant les risques de généralisations abusives ou de prophéties rarement vérifiées ? L'auteur qui se refuse toujours à envisager la perspective d'une théorie générale, fonde son approche autour de quatre dimensions : la relation information- communication ; l'identification de logiques sociales de la communication ; la référence à une théorie de l'action qui donne toute sa place à l'action communicationnelle ; et un plaidoyer pour l'interdisciplinarité. Les contributions qui composent l'ouvrage sont constituées à la fois d'articles déjà publiés (souvent dans des langues autres que le français) qui ont donné lieu à des modifications substantielles, et d'inédits.
Considéré depuis les cités grecques et les Lumières comme indissociable du fonctionnement des régimes démocratiques ou de l'avancée de la démocratie, l'espace public est en permanence un lieu de controverses et de beaucoup d'incompréhensions. C'est une notion qui divise, autant les responsables politiques, les publicistes que les universitaires. Faut-il la réduire aux (nouveaux) espaces de sociabilité, à la scène politique ou même aux espaces urbains, favorisant les échanges? Ou s'organise-t-elle toujours autour du débat public, de l'échange argumenté d'idées et de leur publicisation? Cette dernière option est celle de l'auteur qui rediscute les fondements de la notion: dans ce but, s'il prend appui sur les propositions successives de Jürgen Habermas, il les critique et s'efforce de les prolonger. L'auteur fait également appel aux méthodes d'enquête et de recherche des sciences sociales, et donc à des travaux de terrain pour mettre en correspondance l'espace public, ou plutôt les espaces publics, avec des mutations contemporaines. Enfin, il montre combien il est important, du point de vue réflexif mais aussi dans l'action, de distinguer les espaces publics partiels, qu'il qualifie de sociétaux, de l'espace public politique.