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Corps N° 7, Octobre 2009 : Le corps dansant
Midol Nancy ; Praud Dominique
DILECTA
18,30 €
Épuisé
EAN :9782916275574
Ce numéro 7 de la revue Corps s'ouvre sur un entretien avec Isabelle Queval, philosophe, qui renouvelle une analyse critique des performances sportives et technologiques. Le dossier central est consacré à la danse et aux possibilités du corps d'être en mouvement : acrobatie, contorsion, tango, danse tibétaine, danse afro-brésilienne, danse de Pièze... Extraordinaire miroir des civilisations, la danse se déploie dans l'espace spirituel, artistique ou social, participant à des régulations sociales comme à des enjeux politiques. Ce dossier invite à comprendre l'usage métaphysique qui est fait du Dasein, de l'être là qui danse dans le partage du monde et l'invention du réel, selon le clivage entre les chorégraphes démiurges aspirant à réinventer le monde à leur image et ceux qui appartiennent au Grand Tout et prêtent leur corps aux forces de l'invisible pour maintenir vivante la communication avec les ancêtres, les esprits, les forces de la nature. Le cahier iconographique Corps construits, espaces chahutés présente les dessins au fusain de Didier Deleplancque, artiste parisien contemporain formé à l'art, aux côtés de Jean Rouge notamment, aux ateliers des beaux-arts de la ville de Paris. La rubrique " Découvrir " propose quatre textes originaux de jeunes chercheurs sur des thèmes variés : le corps âgé analysé selon un prisme foucaldien et bourdieusien, les représentations des femmes dans les pratiques sportives à travers des discours médicaux à l'aube du XXe siècle, une étude des scarifications chez les adolescents tunisiens et une analyse des pratiques d'éclaircissement de la peau dans les populations d'origine africaine immigrées. Enfin, les notes de lecture de la rubrique " S'informer " rendent compte de publications récentes sur les problématiques de l'art, du sexe et de l'eugénisme, de la philosophie du sport et des corps monstrueux.
4e de couverture : Tout ce que l'on dit sur Narcisse est faux. Narcisse n'est pas égoïste. Il n'est pas amoureux de lui-même. Tout au contraire, Narcisse, dans toute l'histoire de l'Occident, d'Ovide à Freud, éclaire le sens le plus profond de notre humanité. Il est le mythe de la vie, de la joie, de l'innocence... Comment et pourquoi l'avons-nous perverti, détruit, souillé ? Une stupéfiante enquête qui, de Sophocle à Barthes, de Caravage à Poussin, de Mallarmé à Rilke, met au jour ce que le mythe signifie. Dans cet essai engagé, Fabrice Midal montre aussi qu'à l'heure de la défiguration du monde, d'une négation de notre humanité, d'une instrumentalisation fanatique de tout, Narcisse est le mythe qui peut nous ouvrir un chemin de libération... Oui, Narcisse est le mythe dont notre XXIe siècle a tant besoin.Notes Biographiques : Philosophe et écrivain, Fabrice Midal est l'un des principaux enseignants de la méditation en France. Il a publié de nombreux livres à succès, dont le libérateur Foutez-vous la paix ! (Flammarion-Versilio, 2017), traduit dans le monde entier.
Résumé : Vous avez l'impression de vous sacrifier pour les autres. Vous avez le sentiment de vous exploiter, de vous maltraiter. Vous n'osez pas dire non. Dans ce livre, je propose une toute nouvelle interprétation du mythe de Narcisse, qui n'est nullement cet homme coupable de ne penser qu'à lui, mais l'être qui apprend à se rencontrer, à se respecter, à se faire confiance. Contrairement à une illusion tenace, c'est en étant narcissique, en étant en paix avec soi, que nous pouvons développer un rapport authentique aux autres, sans les prendre de haut ni se rabaisser soi-même. Comme moi, sauvez votre peau, devenez narcissique !
Prononcez le mot transe, les regards s'éclairent ou les sourcils se froncent, on s'écarte de vous ou on s'en rapproche, il y a de l'émotion potentielle dans l'espace transactionnel ! Car le terme est chargé, et il le serait à moins ! Qu'on se souvienne de l'origine latine transitus (passage) ou de son ancienne acception : passer de vie à trépas au sens où l'on dit de quelqu'un qu'il est passé, trépassé. Pas moins inquiétantes les idées d'errements contenues dans le mot transe pour évoquer l'état dans lequel un grand souci nous met, l'appréhension d'un mal radical que nous craignons imminent ! Oui, les transes ont rapport avec le destin, dont les arrêts édictent l'ordre immuable qui nous soumet, un enchaînement nécessaire qui nous plombe d'une gravité particulière. Que le destin tente d'échapper au sort, au mauvais sort ou bien qu'il soit appelé à une résolution glorieuse, sera-t-il du côté du hasard ou de celui de la nécessité ? Il faut bien l'esprit iconoclaste, cruel et définitivement irrévérencieux de Milan Kundera pour oser déjouer cette gravité par l'annonce de l'insoutenable légèreté de l'être : comme autre un destin à partager !
Résumé : A la croisée des approches anthropologiques et psychiatriques sur les manifestations multiples de la conscience, plusieurs questions surgissent autour du normal et du pathologique, de la maladie et de la guérison, du réel et de l'imaginaire. Si les états modifiés de conscience entrent dans la nosographie occidentale des maladies mentales, ils sont aussi vecteurs de guérison quand ils sont manipulés par le chaman, le médium ou l'hypnothérapeute. Cette polysémie est étrange en ce que ces états sont à la fois l'apanage du fou et, paradoxalement, aussi du guérisseur. Les contributions réunies dans cet ouvrage traitent sous différentes approches scientifiques des dimensions conceptuelles, pathologiques, thérapeutiques et spirituelles de pratiques qui se focalisent sur la conscience dans ses différents états. Entre pathologie et élection divine, des éléments empiriques, cliniques et théoriques éclairent " l'écologie " de ces situations saturées de symbolisme, aux dimensions émotives de mieux en mieux repérées par les travaux contemporains. Ce livre est l'occasion de montrer comment le processus dynamique de la connaissance relève d'un incessant échange entre l'environnement et l'imagination, suggérant une " co-émergence " simultanée entre le monde et la conscience du monde. Il prend acte de la globalisation mondiale, qui permet que des cultures se dévoilent les unes aux autres, alors que de nouvelles approches scientifiques confrontent et évaluent les données des nouveaux terrains d'observation. L'ouvrage s'adresse aux psychiatres et neurologues, mais aussi à tous ceux qui questionnent les phénomènes de conscience, dans leurs aspects biologiques, psychologiques, sociaux et spirituels. II intéressera les anthropologues comme les professionnels des arts et des cultures par sa démarche à la fois pluridisciplinaire et novatrice.
Préparant l'exposition "Esprit es-tu là ? ", laquelle s'apparente à une tentative de rétrospective augmentée de documents et de sources d'inspiration, je me suis replongé dans des travaux anciens. J'ai alors constaté, à peine surpris, que dès mes premières années d'artiste, avant même ma sortie de l'école des Beaux-Arts, certaines "obsessions" (je ne trouve pas immédiatement d'autre mot) se sont faites jour, qui n'ont cessé d'être présentes". Arnaud Labelle-Rojoux Artiste, essayiste et historien de la performance, Arnaud Labelle-Rojoux est une personnalité atypique formée à l'Ecole des beaux-arts de Paris. Il vit et travaille à Paris et enseigne actuellement à l'Ecole nationale supérieure d'art de la Villa Arson à Nice. Il est représenté par la galerie Loevenbruck à Paris. On notera les expositions suivantes : 2016, Villa Tamaris, Toulon ; 2014, "Tombe la neige" , galerie Loevenbruck, Paris ; 2013, "Le surréalisme et l'objet" , MNAM/CCI Centre Pompidou, Paris ; 2011, "L'oignon fait la sauce" , galerie Loevenbruck, Paris ; 2008, "Ne pas jouer avec des choses mortes" , Centre d'art de la Villa Arson, Nice.
Cette exposition vise à montrer que chez Pierre David la représentation du corps tend à contester les codes sociaux qui enferment chacun dans des catégories ethniques, stylistiques et comportementales. Les portraits sans regard (Portraits d'argent), présentent des visages aux yeux clos qui anéantissent toute communication avec l'autre. Les corps étendus sur une table (Dormir) et les corps fragmentés (Modèles, Nu) sont saisis par l'exactitude d'un dessin mimétique au style clinique. Ces témoins de vies mises à nu, sans décorum et sans fard, ces morceaux d'êtres que Pierre David s'applique à représenter, sont la mémoire précieuse (d'or et d'argent) des années et des tragédies de l'existence qui conduisent à l'inexorable déchéance. Les commandes passées à l'artiste par des particuliers ou des institutions permettent de les contextualiser et de leur conférer une humanité. De ce fait, l'oeuvre de Pierre David acquiert une dimension sociale. Les notices accompagnant les oeuvres parviennent à leur donner un souffle, une vie". Caroline Bongard
Pour la première exposition à caractère rétrospectif d'Anne et Patrick Poirier en France, le Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Etienne Métropole réunit une quarantaine d'oeuvres majeures de l'un des tout premiers et rares couples d'artistes. Danger Zones, titre choisi à dessein par Anne et Patrick Poirier, reprend celui donné à l'une de leurs pièces, emblématique et prémonitoire, de 2001. Il témoigne du caractère visionnaire de leurs intuitions, nourries par leur observation attentive et distanciée de l'histoire passée et du cours du monde actuel. Il réaffirme avec éclat la pertinence de leurs questionnements au centre de leur oeuvre polymorphe et poétique : la fragilité des civilisations et de la nature, le rôle primordial de la mémoire et de son fonctionnement, antidote à la tyrannie du temps, les désordres des guerres et les menaces pesant sur la connaissance".
Raoul Hausmann (1886-1971) est l'un des fondateurs du mouvement Dada à Berlin qui, au cours de la première guerre mondiale, a profondément redéfini la forme et les buts de l'art. Il fut un pionnier du collage, du photomontage et de la poésie sonore. Au-delà de son iconoclasme affiché, l'expérience dada a remis en cause les cloisonnements artistiques et la frontière entre l'art et la vie, postulat qui n'a jamais quitté ni Hausmann ni l'art du XXe siècle. En 1933, l'artiste fuit l'Allemagne nazie et, après un périple européen, trouve refuge en Limousin où il demeure jusqu'à son décès. Avec 700 oeuvres et un ensemble d'archives considérable (poèmes, textes théoriques, correspondances, carnets ou encore négatifs photographiques), le fonds Hausmann du musée départemental d'Art contemporain de Rochechouart permet de rendre compte de l'oeuvre ambitieuse de Raoul Hausmann et de l'arrière-plan historique et intellectuel qui l'a nourrie.