Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La France devant l'Europe
Michelet Jules ; Potin Yann
VERDIER
8,10 €
Épuisé
EAN :9782864326717
Voici un livre oublié, car égaré dans le pli des événements, entre guerre étrangère et guerre civile. Publié à Florence en janvier 1871, moins de trois mois avant le tragique épisode de la Commune de Paris, La France devant l'Europe est une oeuvre crépusculaire, nourrie par le désespoir d'un homme qui n'a pourtant cessé, au cours de son travail d'historien, d'annoncer la "Révélation" d'une humanité enfantée par l'éclair de la Révolution française. Ce petit texte aussi nerveux que précipité, fut écrit dans la fuite et l'exil, face à la défaite et à l'invasion du territoire national par les armées de Bismarck. C'est donc un livre de l'effondrement, qui tente de penser le désastre avant même son issue. Il ressort de cette prise de parole et d'écriture prématurée une sorte de prophétisme maladroit et sublime, suspendu dans le temps et qui semble être autant écrit pour soi que pour les autres.
Résumé : De la chaire " d'histoire et de morale " que Michelet occupe au Collège de France de 1838 à 1852, date à laquelle il est révoqué par Napoléon III, celui que la " jeunesse des écoles " appelait M. Symbole a su faire une des grandes tribunes de l'opposition. Ces quatorze ans se situent au c?ur de sa carrière, au moment où il se détourne de l'Histoire de France, menée jusqu'à la fin du Moyen Age, pour se lancer dans l'Histoire de la Révolution. Dans ce haut lieu qu'il considère comme l' " asile du libre examen ", Michelet associe à la " résurrection " du passé de la nation une ardente prédication démocratique tournée vers l'avenir. Il oppose le " choix " de la Révolution, inséparable du génie inventif de la Renaissance, à la stérilité dont il accuse aussi bien le " juste milieu " de Guizot que l'éclectisme de Cousin, le cléricalisme du parti-prêtre que le bonapartisme du corps électoral de IIème République. D'où le silence, provisoire en janvier 1848, définitif en avril 1852, que lui imposent les gardiens successifs de l'Ordre. Le cours interdit de 1848 est précisément le seul, avec celui de 1843 sur les Jésuites, que Michelet ait publié. La présente édition, largement inédite, réunit pour la première fois en deux volumes l'ensemble des Cours au Collège de France. Fondée tantôt sur la version du Journal général de l'Instruction publique, tantôt sur la sténographie d'Alfred Dumesnil, élève et futur gendre de l'historien, tantôt sur le fonds des manuscrits de la Bibliothèque historique de la Ville de Paris, elle est l'?uvre de Paul Viallaneix, éditeur du Journal, des Ecrits de jeunesse et des ?uvres qui s'est adjoint, cette fois, de deux autres spécialistes de Michelet, Oscar A. Haac, de l'université de l'Etat de New York, et Irène Tieder, de l'université Bar-Ilan de Tel-Aviv. Une préface et une post-face de Paul Viallaneix, assorties d'éclairantes introductions aux quatorze cours, retracent l'histoire et la postérité d'un enseignement que Michelet, victime de sa popularité, conclut le 6 mars 1851 en s'écriant : " D'autres ont été applaudis, moi, j'ai été cru. "
De la chaire "d'histoire et de morale" que Michelet occupe au Collège de France de 1838 à 1852, date à laquelle il est révoqué par Napoléon III, celui que la "jeunesse des écoles" appelait M. Symbole a su faire une des grandes tribunes de l'opposition. Ces quatorze ans se situent au coeur de sa carrière, au moment où il se détourne de l'Histoire de France, menée jusqu'à la fin du Moyen Age, pour se lancer dans l'Histoire de la Révolution. Dans ce haut lieu qu'il considère comme l' "asile du libre examen" , Michelet associe à la "résurrection" du passé de la nation une ardente prédication démocratique tournée vers l'avenir. Il oppose le "choix" de la Révolution, inséparable du génie inventif de la Renaissance, à la stérilité dont il accuse aussi bien le "juste milieu" de Guizot que l'éclectisme de Cousin, le cléricalisme du parti-prêtre que le bonapartisme du corps électoral de la II ? République. D'où le silence, provisoire en janvier 1848, définitif en avril 1852, que lui imposent les gardiens successifs de l'Ordre. Le cours interdit de 1848 est précisément le seul, avec celui de 1843 sur les Jésuites, que Michelet ait publié. La présente édition, largement inédite, réunit pour la première fois en deux volumes l'ensemble des Cours au Collège de France.
Résumé : La sorcière avait dix-huit ans ; c'était une belle fille et fort désirable, assez grande de taille, la voix douce et pénétrante. Elle se présenta humblement, " comme une pauvre petite bergerette ", démêla au premier regard le roi, qui s'était mêlé exprès à la foule des seigneurs, et quoiqu'il soutînt d'abord qu'il n'était pas le roi, elle lui embrassa les genoux. Mais, comme il n'était pas sacré, elle ne l'appelait que Dauphin : " Gentil Dauphin, dit-elle, j'ai nom Jehanne la Pucelle. Le roi de cieux vous mande par moi que vous serez sacré et couronné en la ville de Reims, et vous serez lieutenant du Roi des cieux, qui est roi de France ". " Les hommes comme vous sont nécessaires ; puisque les siècles sont des sphinx, il faut qu'ils aient des Oedipes " (lettre de Victor Hugo à Michelet).
Voici l'histoire d'un homme sur une île déserte, élevé sans père ni mère, qui découvre par sa raison seule la vérité de l'univers entier, puis qui rencontre un autre homme, religieux mais sagace, venu d'une terre voisine. Une "sorte de Robinson psychologique", écrivait Ernest Renan à propos du livre. Ecrit en arabe au XIIe siècle par le penseur andalou Ibn Tufayl, né à Guadix, Vivant fils d'Eveillé est un chef-d'oeuvre de la philosophie. Il dévoile sous la forme d'un conte les secrets de la "sagesse orientale". Traduit en latin en 1671, il connaîtra un immense succès dans l'Europe des lettres. Jean-Baptiste Brenet en propose ici une adaptation qui donne la parole au personnage principal." Préface de Kamel Daoud.
Bashõ est l'une des figures majeures de la poésie classique japonaise. Par la force de son oeuvre, il a imposé dans sa forme l'art du haiku, mais il en a surtout défini la manière, l'esprit : légèreté, recherche de la simplicité et du détachement vont de pair avec une extrême attention à la nature. Le haiku naît donc au bord du vide, de cette intuition soudaine, qui illumine le poème, c'est l'instant révélé dans sa pureté.La vie de ce fils de samourai, né près de Kyoto en 1644, fut exclusivement vouée à la poésie. Agé de treize ans, il apprend auprès d'un maître du haikai les premiers rudiments de ce genre. Plus tard, après avoir lui-même fondé une école et connu le succès à Edo (l'actuelle Tokyo), il renonce à la vie mondaine, prend l'habit de moine, et s'installe dans son premier ermitage. Devant sa retraite, il plante un bananier, un bashõ, offert par l'un de ses disciples - ce qui lui vaudra son pseudonyme. Sa vie est dès lors faite de pauvreté, d'amitiés littéraires et de voyages. Osaka sera le dernier. Après avoir dicté un ultime haiku à ses disciples éplorés, il cesse de s'alimenter, brûle de l'encens, dicte son testament, demande à ses élèves d'écrire des vers pour lui et de le laisser seul. Il meurt le 28 novembre 1694. Sur sa tombe, on plante un bashõ.
Le fil de ce récit déroule l'histoire d'une rencontre entre une jeune femme, l'art de Piero della Francesca et un peintre d'aujourd'hui, qui s'appelle lui aussi Piero - un homme aperçu pour la première fois dans un café, au détour d'une place, à Rome. Cette vie à trois devient vite une danse si enivrante, sous la chaleur antique de l'Italie, que souvent l'on ne sait plus au bras de qui l'on danse. "C'est comme l'univers, on ne peut pas dire je le connais. Mais il habite à tel point les nuits et les jours, colore les heures même de repos, s'insinue dans tous les regards jetés, s'immisce dans tous les traits vus, au point qu'un soir, cela devient envahissant, doit naître, et ne cesse plus d'avoir un lieu en moi".
Dans un Paris dévasté par une catastrophe (accident nucléaire, cataclysme naturel, guerre de religion ?), un groupe de jeunes gens arpentent les rues, tentent de survivre en mangeant ce qu'ils trouvent, chantent des airs de John Holiways et fuient la violence de leurs ennemis en cherchant un ailleurs. Car ce monde en lambeaux, il s'agit malgré tout de l'habiter, de s'y vêtir et d'y trouver des raisons d'espérer. Comment tenir ? Comment trouver en soi de quoi réjouir la vie quand tout a sombré? Ce sont les questions que se posent, avec humour et cruauté, les protagonistes de cette aventure.