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Lalo Schifrin. Entretiens sur la musique, le cinéma et la musique de cinéma
Michel Georges ; Schifrin Lalo
ROUGE PROFOND
23,30 €
Épuisé
EAN :9782915083163
Lalo Schifrin est l'un des très importants compositeurs de la modernité cinématographique et de l'espace hollywoodien en son entier - du film fantastique comme Amityville à Opération Dragon (Tarantino ne cache pas qu'il adore cette musique) et Rush Hour, sans oublier les génériques de séries télévisées passés à la postérité : ceux de Mannix, de Starsky and Hutch et celui de Mission impossible, le plus célèbre thème de série jamais conçu pour la télévision. Créateur prolifique dans le domaine de la bande-son (plus de trois cents partitions), il est aussi musicien de jazz : il fut, comme pianiste, compositeur et arrangeur, l'un des compagnons privilégiés de Dizzy Gillespie - pour qui il a écrit, en 1961, la célèbre suite Gillespiana. Il a également donné des partitions classiques et des pièces contemporaines pour cordes. Georges Michel s'est entretenu avec Lalo Schifrin à Los Angeles. Durant une semaine, l'artiste a évoqué son apprentissage, sa fréquentation du milieu du jazz, ses idées sur la musique de films, ses liens à Hollywood (notamment ses collaborations marquantes : avec Don Siegel, John Boorman, Georges Lucas, Clint Eastwood, Peter Yates, Sam Peckinpha), ses méthodes compositionnelles. Il livre des anecdotes passionnantes à propos des personnalités qu'il a côtoyées (Gillespie, Count Basie, Quincy Jones...), revient sur sa collaboration houleuse avec William Friedkin pour L'Exorciste (dont il a composé la première bande originale). Le livre d'entretiens issu de cette rencontre est accompagné de la discographie complète de l'artiste, et enrichi d'une iconographie largement nourrie par les archives personnelles de Schifrin.
Résumé : Novembre 1970. Alors que dans la salle d'audience du palais de justice deux femmes s'affrontent - Emma Clifton, la présidente de la célèbre compagnie Barrington, et lady Virginia Fenwick, son ennemie de toujours -, la presse promet la publication d'une mystérieuse lettre contenant des révélations susceptibles de faire basculer le cours du procès. De son côté, Harry Clifton continue son combat pour la liberté et la démocratie, et il est prêt à prendre tous les risques, quitte à se dresser seul face à l'Empire soviétique. Son beau-frère, Giles Barrington, est quant à lui sur le point de tout quitter pour tenter de retrouver une jeune femme dont il est tombé amoureux à Berlin est. Mais peut-il lui faire confiance ? L'amour, l'intégrité et l'honneur viendront-ils à bout de la perfidie et de l'injustice ?
Extrait du prologueCette histoire n'aurait jamais été contée si je n'étais pas tombée enceinte. Remarquez que j'avais toujours projeté de perdre ma virginité à l'occasion de l'excursion d'entreprise à Weston-super-Mare, mais pas avec cet homme en particulier.Tout comme moi, Arthur Clifton était né dans Still House Lane. Il fréquentait l'école élémentaire Merrywood. Comme j'avais deux ans de moins que lui, il n'était même pas conscient de mon existence. Toutes les filles de notre quartier avaient le béguin pour lui, et pas seulement parce qu'il était capitaine de l'équipe de football de l'école.Bien qu'il ne m'ait jamais montré le moindre intérêt tant que nous étions adolescents, les choses ont changé à son retour du front de l'Ouest. Je ne suis même pas certaine qu'il ait su qui j'étais quand il m'a invitée à danser un samedi soir au Palais. À vrai dire, je ne l'ai pas tout de suite reconnu parce qu'il s'était laissé pousser une fine moustache et qu'il s'était lissé les cheveux en arrière comme Ronald Colman. Il n'a pas jeté un seul regard à une autre fille de toute la soirée et, après notre dernière valse, j'ai compris qu'il finirait par me demander en mariage.Durant tout le trajet du retour il m'a tenu la main, puis, lorsque nous sommes arrivés devant ma porte, il a essayé de m'embrasser. Je me suis détournée. Le révérend Watts ne m'avait-il pas dit, à maintes reprises, que je devais rester pure jusqu'à ma nuit de noces? Et Mlle Monday, notre directrice musicale, m'avait avertie que les hommes ne voulaient qu'une seule chose et que, une fois parvenus à leurs fins, ils ne tardaient pas à se lasser. Je me suis souvent demandé si elle l'avait appris à ses dépens.Le samedi d'après, Arthur m'a invitée au cinéma pour voir Lillian Gish dans Le Lys brisé, et, même si je l'ai autorisé à passer un bras autour de mes épaules, je ne me suis toujours pas laissé embrasser. Il n'a pas protesté. En fait, Arthur était plutôt timide.Le samedi suivant, je lui ai bien permis de m'embrasser, mais quand il a tenté de glisser une main dans mon corsage, je l'ai repoussé. Je ne lui ai d'ailleurs pas permis de faire cela avant la demande en mariage, l'achat de la bague et la seconde lecture des bans.Mon frère Stan m'a dit que j'étais la dernière pucelle connue de ce côté-ci de l'Avon, quoique je devine qu'il en jugeait d'après la plupart de ses conquêtes. Je pensais malgré tout que l'heure était venue. Alors, quelle meilleure occasion que la sortie d'entreprise à Weston-super-Mare en compagnie de l'homme que je devais épouser quelques semaines plus tard?Or, dès qu'Arthur et que Stan sont descendus du car ils se sont précipités vers le pub le plus proche. Ayant passé le mois à me préparer pour l'événement, quand j'ai mis pied à terre, en bonne éclaireuse, j'étais prête.Tandis que, plutôt agacée, je marchais vers le front de mer, j'ai senti que quelqu'un me suivait. Tournant la tête, j'ai constaté, à ma grande surprise, que c'était le fils du patron. Il m'a rattrapée et m'a demandé si j'étais seule.- En effet, ai-je répondu, certaine qu'Arthur en était déjà à sa troisième pinte de bière.
Résumé : On le sait peu, mais Michel Audiard est l'auteur qui a le plus adapté Georges Simenon au cinéma. Entre 1956 et 1962, il a collaboré à pas moins de six films tirés de l'ouvre de l'écrivain belge. Ce volume donne à lire les scénarios de trois de ces adaptations, dont Audiard fut à la fois le coscénariste et le dialoguiste : Le Sang à la tête de Gilles Grangier (1956), Maigret tend un piège de Jean Delannoy et Le Président d'Henri Verneuil (1961). Trois films qui ont pour acteur vedette Jean Gabin, à l'époque où Michel Audiard était son dialoguiste attitré et où l'acteur était devenu l'interprète simenonien par excellence. La lecture de ces scénarios, publiés pour la première fois, permet de suivre le travail d'un auteur, Michel Audiard, au moment où il émerge sur les devants de la scène. Le style de ses dialogues est déjà là, bien sûr, solide et percutant, mais on discerne aussi chez lui une inspiration différente de celle des grandes comédies auxquelles son nom reste attaché. C'est donc l'histoire du rapport d'Audiard à un auteur hors norme, Simenon, qui se donne ici à lire, tout comme celle de sa collaboration avec Gabin. Et cette histoire nous conduit au seuil de sa période la plus glorieuse, les années 1960, où son seul nom suffira à estampiller un film. Cette édition a pour ambition de montrer l'auteur au travail : les scénarios édités, qui divergent parfois sensiblement du film, sont munis d'un appareil critique et accompagnés d'une présentation qui a pour but de retracer le cheminement du projet, depuis le choix du roman jusqu'au film achevé de découvrir-cette écriture précise et son adaptation face à la réalité du tournage et de la production. Des photographies et des extraits d'articles de journaux de l'époque viennent compléter l'ensemble. Cette édition a été établie par Benoît Denis, directeur du Centre d'études Georges Simenon de l'Université de Liège.
The Walking Dead. Un succès planétaire avec des records d'audience aux Etats-Unis. Cette série nous fascine et nous tient en haleine parce qu'elle traite notre plus grande hantise. Toute son histoire s'inscrit au point précis où commence et finit le temps des hommes : le moment post-apocalyptique. Tout a disparu de nos manières incorporées de dire le bien et le mal, de distinguer l'humain et l'inhumain. Nos institutions et nos conventions se sont désintégrées. Il ne s'agit plus de chercher comment nous pourrions nous sauver mais de considérer lucidement la possibilité d'un nouveau départ. Avons-nous besoin d'un chef ? Chacun a-t-il le droit de punir et de tuer ? Peut-on être père dans un univers sans mère, sans école et sans travail ? Devons-nous fuir ou nous enraciner ? Qu'est-ce au fond qu'une vie d'homme ? Cette série est âpre et souvent douloureuse. Elle ne pose pas d'autres problèmes que les nôtres mais les pose autrement en cassant le monde qui nous offrait ses solutions de fortune. Elle établit ainsi une nouvelle distance focale avec tout ce que nous avons bâti. C'est l'intégralité des rapports humains qu'elle intime de réinventer. A la façon propre d'une série, à coup de flashes philosophiques, elle nous contraint à penser. Aucun dogmatisme, nulle volonté de fonder ou légitimer. Cet essai sera votre guide de survie conceptuel dans un monde catastrophé.
Sorcellerie, horreur, thriller. J'ai passé ma vie à raconter des histoires nourries de ces trois thèmes. Mais toujours parle cinéma, par les images. Plus tard m'est venue l'idée de coucher sur le papier des histoires d'horreur, de thriller, de sorcellerie, et de faire en sorte que les lecteurs puissent créer leurs propres visions en conjuguant lecture et imaginaire. Voici donc ce livre que je dédie à tous ceux qui ont suivi et apprécié mes films, ainsi qu'à un nouveau public, celui des lecteurs de romans et de récits. Bon voyage au plus profond de moi-même". Dans ces six nouvelles, Dario Argento arpente les territoires du thriller, du gothique, de l'ésotérisme, du monstrueux et de l'onirique. Son style est vif, précis et rend les ambiances perturbantes. La plongée dans les noirceurs de l'âme humaine y est vertigineuse ; le macabre règne, l'inattendu surgit, l'au-delà soupire, le mystère insiste, entre visions chocs, violences sourdes ou soudaines et suggestions terrifiantes. Sensations fortes garanties : les mots images du maestro de l'épouvante et du giallo frappent fort, résonnent avec persistance. C'est le Colisée des histoires d'horreur, un monument, un jalon. Dario Argento est un dieu, le mien... (Guillermo del Toro à propos de Horror).
Biographie de l'auteur Codirecteur des éditions Rouge Profond et co-rédacteur en chef de Simulacres (1999-2003), Guy Astic consacre ses écrits au cinéma et au roman européen contemporains ainsi qu'au fantastique sous toutes ses formes. Il a publié, aux éditions Kimé, La Tambour littérature. Günder Grass romancier (2004), réalisé un guide " Librio " sur le fantastique (1999) et un autre sur le roman (2002), dirigé deux ouvrages collectifs sur Stephen King, conçu plusieurs anthologies pour la collection " Points-Virgule " des Editions Seuil, notamment Suite fantastique (2002). Il a fait paraître, dans la même collection " Raccords ", Le Purgatoire des sens. Lost Highway de David Lynch (2004).
Pionnier du rock and roll, idole de son vivant et icône après sa mort, Elvis Presley est avant tout un chanteur. Il est aussi l'interprète de trente et un longs métrages entre 1956 et 1969. Une filmographie de qualité plus que discutable qui embrasse de nombreux genres (western, comédie romantique, beach movie...) et garantit son lot de filles plus ou moins vêtues, de décors exotiques et, bien sûr, de chansons interprétées par le King. Il y a bien une "Elvisploitation ", bâtie autour de son charisme naturel et de son aura de star, plutôt que sur ses talents d'acteur. Au-delà des réussites signées Don Siegel ou Michael Curtiz, cet ouvrage tente de comprendre la portée de ce phénomène, des premiers scénarios calqués sur la vie du chanteur aux pantalonnades grotesques qui abondent dans ce corpus, en passant par quelques curiosités méconnues. Sex-symbol immergé dans un cinéma familial et puritain, bombe sauvage désamorcée par un monde lisse et rassurant, incarnation d'une Amérique positiviste à rebours du Nouvel Hollywood naissant, Elvis Presley incarne un paradoxe. Un regard sur les films qui documentent sa fin de carrière et sur la pérennité de son personnage jusque dans le cinéma contemporain complète l'étude de celui qui devint, un peu malgré lui, le mâle américain parfait sur grand écran.