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Montaigne
Michel Pierre
NIZET
19,00 €
Épuisé
EAN :9782707802415
L'auteur évoque les réactions contradictoires des lecteurs à l'égard de Montaigne au cours des siècles : l'accueil favorable de l'Eglise au XVIe siècle, la mise à l'Index des Essais au XVIIe siècle, l'hostilité des Jansénistes et l'admiration des Libertins, la sympathie nuancée des Classiques. Dès la fin du XVIe siècle, l'audience de Montaigne s'étend à l'Europe, particulièrement en Angleterre, où il compte Shakespeare parmi ses lecteurs. Au XVIIIe siècle, les Essais sont annexés par les "Philosophes" qui voient dans l'Apologie de Raymond Sebon les prémisses de leur scepticisme. Rares sont ceux qui, comme Dom Devienne, croient encore dans la sincérité religieuse de Montaigne. La publication du Journal de voyage déçoit les Encyclopédistes, qui ne reconnaissent plus dans le pèlerin de Notre-Dame de Lorette leur aïeul spirituel. Sous la Révolution, Montaigne est considéré comme un précurseur par les sans culottes et comme un consolateur par les aristocrates. Depuis le XIXe siècle, il ne cesse d'être un sujet de contestation, suscitant les interprétations les plus diverses, et un intérêt toujours plus vif à travers le monde entier. Universitaires et lettrés de toutes professions lui rendent un culte fervent, mais sans idolâtrie. La société des Amis de Montaigne, fondée par le docteur Armaingaud et Anatole France, contribue à faire mieux connaître une oeuvre complexe, toujours actuelle, et qui réserve encore des découvertes aux chercheurs.
Paul Méfano est l'une des grandes figures de la musique française du XXe et XXIe siècle qui joue un rôle primordial dans la vie musicale en tant que compositeur, directeur artistique, chef d'orchestre et fondateur de l'Ensemble 2e2m. Il découvre et soutient de nombreux compositeurs comme Jean Barraqué, Philippe Boesmans, John Cage, Aldo Clementi, Edison Denisov, Franco Donatoni, Morton Feldman , Brian Ferneyhough, Luigi Nono, Ysang Yun, Toru Takemitsu, Nguyen Tien Dao et, dans la jeune génération, Mark André, Thierry Blondeau, James Dillon, Pascal Dusapin, Michael Finissy, Stéphane de Gérando ou Laurent Martin. Par ailleurs, Paul Méfano a permis de redécouvrir des personnalités telles que Charles-Valentin Alkan ou des compositeurs tchèques déportés à Theresienstadt en 1940. En tant que pédagogue, son influence, caractérisée par son refus des modes passagères, fut principalement incitative et déstabilisatrice. Il est l'exemple même du compositeur inclassable et difficilement appréhendable par la critique. D'Incidence pour orchestre (1960) aux oeuvres les plus récentes, son écriture évolue vers des univers détempérés, tendant vers les seuils indicibles du subconscient. Cet ouvrage, soucieux d'aborder diverses facettes de la musique de Paul Méfano et de ses activités de chef, comprend des entretiens complétés par des essais analytiques et musicologiques sur ses oeuvres et sur les liens privilégiés qu'il a toujours entretenus avec les arts et la poésie, particulièrement dans ses nombreuses oeuvres vocales. De talentueux interprètes (tels que Pierre-Yves Artaud, Renaud François et Fabrice Pierre) traitent de l'interprétation ou de l'écoute de sa musique, et une attention particulière est ici portée sur les nouvelles techniques instrumentales flûtistiques, domaine dans lequel Paul Méfano innove radicalement. Ce livre inclut également un DVD présentant certains moments importants d'une résidence et d'un concert à l'Académie supérieure de musique de Strasbourg en décembre 2013.
Seul végétal rescapé du bombardementd'Hiroshima, cet arbre sacré, vieux de 250 millions d'années est, dit on, un élixir de longue vie. Son destin hors normes questionne de nombreuses disciplines scientifiques: la botanique, pour son mode de reproduction (il pond des oeufs), la paléontologie pour sa vieillesse, la chimie et la médecine, car il a toujours fait partie de la thérapeutique chinoise, et même l'histoire de l'art et des religions. Biographie de l'auteur Pierre François Michel, docteur en biologie, donne au public, avec beaucoup de talent, une vue d'ensemble sur toutes les composantes scientifiques, artistiques et mythologiques de cet arbre extraordinaire, mêlant pour notre plus grand plaisir l'humour et les considérations scientifiques, l'anecdote et la poésie.Une synthèse remarquable, somptueusement illustrée, pour l'arbre qui a vaincu le temps etose défier le troisième millénaire.
Pour la première fois, un ouvrage entièrement consacré à la vie et aux oeuvres d'un des plus grands compositeurs modernes, à ses conceptions musicales et à son imaginaire artistique. Avec des entretiens et des analyses de ses pièces majeures.
La présente étude propose une analyse d'ensemble du transfert du concept de genre dans le droit. Longtemps innommé, ce concept, comme les études qui y sont consacrées, attise fréquemment la méfiance, voire la défiance des juristes. Cependant, le genre est un outil particulièrement pertinent pour comprendre les fondements et les mécanismes des règles juridiques permettant une différenciation des personnes en fonction d'attributs sexués. Avec la libéralisation des moeurs et sous la pression des luttes féministes et LGBTQI+ pour l'égalité, le droit a connu des mutations profondes s'inscrivant dans un mouvement général d'effacement des distinctions juridiques entre les sexes, les sexualités et les identités sexuées. Le concept de genre est devenu l'instrument juridique ad hoc pour appréhender l'architecture sexuée du droit, mais également pour en ambitionner la refonte. Son transfert dans le droit est apparu nécessaire pour parvenir à instaurer une égalité réelle entre les personnes. Depuis 2015, le genre est ainsi devenu une notion juridique présente dans l'ordre juridique français. Face à cette imbrication entre droit et genre, l'étude révèle leurs influences mutuelles qui se manifestent principalement par une neutralisation réciproque de l'un et l'autre. En définitive, l'étude de la transposition juridique du genre est l'occasion d'une réflexion générale sur les impensés et les non-dits du droit dans sa catégorisation sexuée des individus.
Il est difficile, dans une oeuvre théâtrale aussi singulière que celle de Samuel Beckett, qui déjoue sans cesse les principes traditionnels du genre, de saisir tant les procédés formels sous-jacents que la logique structurelle d'ensemble. S'appuyant en partie sur les études générales des linguistes, mais forgeant en même temps ses propres outils conceptuels d'analyse, Betty Rojtman parvient à relever ce défi, sans jamais trouver refuge dans le jargon ou l'exposition absconse. Monde de la "vibration de surface" et du faux-semblant, le théâtre de Beckett est dépourvu, dans son statisme où pourtant "quelque chose se passe" (Fin de partie), de tout noeud dramatique résolvant les tensions de l'intrigue. Betty Rojtman a parfaitement su repérer ce qui se jouait sous l'apparente absurdité d'un théâtre en instabilité permanente, tel un système de thermodynamique. Et c'est précisément en recourant aux notions de "tension", de "force", que l'auteur parvient à résoudre la dialectique inertie/dynamisme innervant le théâtre de Beckett. Les tensions se dispersent sur plusieurs niveaux et plusieurs axes (verticalement et horizontalement), mais où vont-elles exactement ? Nulle part, conclut B. Rojtman : "elles ne conduisent à aucune paix, à aucune Terre Promise dont le rivage serait entrevu à l'horizon. . ".
Une étude des différentes sources culturelles auxquelles Alfred Jarry a puisé pour bâtir l'ensemble de son oeuvre. La familiarisation avec ces cultures souvent très singulières et éloignées est ici présentée comme le préalable indispensable à la lecture de Jarry.