Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La face humaine de Vincent Van Gogh
Michel François-Bernard
GRASSET
20,10 €
Épuisé
EAN :9782246589518
Un fou, Vincent Gogh ? " protestait Antonin Artaud. Pour le diagnostic, deux camps s'opposent : les Arlésiens - et même son ami, Gauguin - décrivent cet étranger comme une " bête curieuse ", un " fou dangereux " s'oubliant dans l'absinthe, et ne méritant pas mieux que l'internement immédiat ; d'autres voient dans la " fracture mentale " de l'artiste une fragilité passagère. Lui-même affirmera : " Comme peintre, je ne signifierai jamais rien d'important, je le sens absolument. " Et pourtant... Non, Van Gogh n'est pas fou. Il l'écrira lui-même : " Si je suis toqué, tant pis, je préfère ma folie à la sagesse des autres. " Schizophrène, épileptique, possédé par le Malin, " impressionnable " selon sa formule ? - Le vrai visage de Van Gogh reste dans l'ombre. François-Bernard Michel s'applique à retracer l'itinéraire peu commun de celui qui ne se sera pas tant abîmé dans l'absinthe que dans une profonde mélancolie. Ni psychanalyste ni critique d'art, mais scrutateur de la face humaine de Van Gogh, François-Bernard Michel s'attaque à une énigme : Fou-suicidé, peintre des ventes records, plagié, exclu récupéré par la société du spectacle, Vincent Van Gogh reste-t-il un soleil noir ?
Résumé : Frédéric Bazille (1841-1870) a traversé la vie en météore. Né dans une famille de la haute bourgeoisie protestante de Montpellier, il était voué par son père à la médecine. Mais il aban donna bientôt amphithéâtres et hôpitaux pour "monter" à Paris vivre sa passion: la peinture. En moins de dix ans, Bazille conquiert l'amitié et le respect de ceux qui marqueront l'art de la fin du siècle. Il partage son atelier avec Monet et Renoir, fréquente Pissarro, Sisley, Cézanne, Zola et les réunions du Café Guerbois, "dépanne" ses amis "rapins" plus pauvres que lui, peint un des rares portraits connus de Verlaine, joue du piano avec Gabriel Fauré. Il approche les maîtres qu'il vénère: Delacroix, Courbet, Manet, Berlioz, Wagner. Il est de toutes les aventures novatrices. Atteint par une crise de doute et de scrupules, il s'engage dans la guerre où il est tué au combat le 28 novembre 1870. Malgré la brièveté de son passage sur la terre - il avait 29 ans à sa mort - Bazille a laissé une trace importante dans le mouvement aujourd'hui nommé "pré-impressionnisme". Vivant, il eût sans nul doute donné une oeuvre considérable. Cette jeunesse brisée fut toute marquée par l'ambition du créateur, la fidélité familiale, l'admiration pour Delacroix, l'amitié orageuse avec Monet, dont ce livre éclaire parfois la jeunesse assez sévèrement.
Le 21 août 1922, Marcel Proust n'a plus qu'un petit mois à vivre. C'est d'asthme qu'il est atteint mais, en principe, on ne meurt pas de cette affection. Ce que François-Bernard Michel démontre, c'est la relation singulière qu'entretenait Proust avec la maladie et donc avec la médecine puis avec la mort. Il prétendait vouloir qu'on le soigne tout en n'écoutant que lui-même; il s'autoprescrivait des traitements et des régimes qui ne pouvaient qu'accélérer gravement un processus de surinfection. Comme si dans cette lutte contre le temps et la mort Proust avait délibérément choisi cette maladie dont il croyait qu'elle le contraignait à vivre reclus et donc à ne plus vivre que pour écrire. Cette attitude de l'écrivain face à la proximité de la mort, François-Bernard Michel a voulu l'étudier aussi chez les écrivains frappé par le sida. Chez Hervé Guibert ou Gilles Barbedette notamment, François-Bernard Michel admire le courage qui les pousse à écrire malgré ou justement à cause de cette lutte dont ils savent bien qu'ils ne sortiront pas vivants mais vainqueurs grâce aux pages qui leur survivent.
J'ai un cancer ! Est-ce ma faute ?" "C'est trop injuste ! Je n'ai pas mérité ça". "Si j'ai un cancer, c'est à cause de... cette dépression, ce deuil, ce stress. ". . Qui n'a entendu, autour de lui, de telles questions ou affirmations, de plus en plus souvent formulées ? Ces cancéreux qui se demandent s'ils "y sont pour quelque chose" , qui l'infirment ou l'affirment, qui peut leur répondre ? D'autres cancéreux au témoignage pertinent, comme Sigmund Freud, Fritz Zorn, Rainer Maria Rilke, Arthur Rimbaud, Claude Roy, Gilbert Cesbron, Georges Perros, Ania Francos, Jacques Brel et Georges Brassens. Des cancéreux anonymes, guéris ou non, qui "en" parlent. Des médecins enfin, qui, se gardant d'un "psychologisme" facile, savent l'être humain assez global pour refuser de dissocier, dans la genèse d'un cancer, les facteurs "externes" (virus, oncogènes, etc.) et des facteurs "psycho-sociologiques" indissolublement liés. Ce livre voudrait surtout déculpabiliser et en finir avec le cancer de la "faute" . Comme dans son ouvrage Le Souffle coupé, François-Bernard Michel nous fait part de son expérience personnelle, tout en se mettant à l'écoute des oeuvres littéraires dans lesquelles, de la façon la plus diverse, des auteurs ont essayé de comprendre la maladie.
Médecin et chrétien, l'auteur se penche sur "cette chair de Dieu" incarnée en l'homme et s'exprime sur la religion, la souffrance physique et psychique, la génétique et la sexualité.
L'idée générale de ce livre est qu'on apprend des choses sans s'ennuyer, j'espère. Sur des écrivains, des oeuvres, des personnages, des notions, sur la littérature, en un mot, et même à côté : que la France doit la laitue et le platane à Rabelais, par exemple ; tous les écrivains n'en ont pas fait autant. Et leurs "morts inhabituelles" ! J'ai essayé de varier les façons de raconter : plutôt que d'exposer ce qu'est A la recherche du temps perdu, j'ai cherché ce que ce roman n'est pas. Un article est progressif afin de montrer comment on entre dans un écrivain ("Green"), un autre sert à dire pourquoi on ne lit pas certains chefs-d'oeuvre ("Les Misérables"). Il y a des pour et des contre ("Céline", "La Princesse de Clèves"), certains articles servent à parler d'autre chose que de l'auteur même ("Bourges"), on y rencontre "un des romans célèbres les plus mal écrits de la littérature française". La grande majorité des auteurs est du XXème siècle ; le plus ancien est Villon, le plus récent, Françoise Sagan.
Résumé : " Peins ma fille, peins... Le jour commençait à baisser quand elle s'était enfin arrachée d'une ancienne fièvre. Une grande toile en était sortie, comme elle n'en peindrait jamais plus, avait-elle aussitôt compris. Une simple bâtisse dans l'herbe rase d'un vert cru, une bergerie, peut-être, tombée du ciel comme un météore... " Ainsi peint Aimée Castain, bergère de Haute-Provence. La montagne est dans le paysage. La mer nappe l'horizon, invisible, brumeuse, à soixante kilomètres. Et partout, la tendre sauvagerie des collines, les oliviers, les bories, la tentation de la couleur. Saisir sur la toile la beauté du monde. Son mari Paul ne comprend pas bien cette passion nouvelle, mais Aimée s'y donne, entièrement, tout en surveillant son troupeau. Peu à peu, son talent franchit la vallée, les amateurs achètent ses toiles, les journalistes écrivent sur le prodige. Une candeur de touche, un talent singulier, comme offert, par l'insaisissable : l'école du ciel, peut-être... La narratrice et son compagnon, Daniel, avocat, cherchent comment fuir Paris et Marseille, la vie épuisante, éclatée. Dans un village de Haute-Provence, une maison leur apparaît, comme offerte elle aussi, par l'invisible. Elle sera leur point d'ancrage. Chaque matin est une promesse nouvelle. Puis Daniel s'enflamme pour l'oeuvre d'une artiste oubliée, une fille de métayers, née pendant la Grande Guerre, une simple bergère. La maison qu'ils viennent d'acheter fut la sienne. Un talent magnifique et méconnu aurait-il vécu entre ces murs ? Elisabeth Barillé nous entraîne à la rencontre d'Aimée Castain et nous livre le roman de la liberté, avec grâce et un sens unique des images : échapper à son histoire, traverser l'enfance, accomplir son destin.
Résumé : Paru en 1845, Paris anecdote est un livre consacré à la vie quotidienne à Paris, au milieu du XIXe siècle. L'auteur revient sur les métiers les plus insolites de la capitale : du pâtissier ambulant à la femme qui a fait fortune en vendant de la mie de pain récupérée pour les oiseaux, en passant par l'éleveuse de fourmis ou l'exterminateur de chats. Il raconte la vie d'une maison du quartier de Saint-Germain-des-Prés, où logent peintres, poètes, chanteurs, tous pauvres et flamboyants, des princes râpés de la bohème. Il raconte ses nuits dans les plus fameuses tavernes et autres cabarets du quartier des Halles, mille rencontres avec des Parisiens et des banlieusards qui commercent, rêvent, boivent, perpétuant un Paris du Moyen Age depuis bien disparu et qui ont fait de Paris, à jamais, la ville qu'elle est. Industrieux du jour et dériveurs de la nuit, comme ce pair d'Angleterre excentrique et tragique, ou cette tenancière de café gouailleuse, c'est le grand et petit peuple de la capitale du XIXe siècle, pour reprendre l'expression de Walter Benjamin. Un Paris disparu, d'avant les travaux du baron Haussmann, d'un temps où, comme l'écrit Privat d'Anglemont dans ce livre culte et inédit depuis des décennies, " on voulait s'amuser, on ne pensait même qu'à cela ".
En 2016, Alain Mabanckou a occupé la Chaire de création artistique du Collège de France. C?était la première fois qu?un écrivain africain était amené à y enseigner la littérature et la culture si souvent dédaignées du « continent noir ».Alain Mabanckou est l?héritier de l?histoire littéraire et intellectuelle de l?Afrique, qu?il retrace dans ces Huit leçons sur l?Afrique données au Collège de France. Croisant la stylistique et la vision politique, envisageant la littérature mais aussi le cinéma et la peinture, les Leçons d?Alain Mabanckou sont une nouvelle façon de visiter la francophonie, matière moins conventionnelle que son nom ne pourrait l?évoquer. La France n?est pas le seul centre de gravité de ce monde-langue. De « Y?a bon » à Aimé Césaire, la lutte a été longue pour passer « des ténèbres à la lumière », et c?est une vision apaisée des rapports de la culture africaine au monde que ces Huit leçons proposent.Loin d?être en concurrence avec la culture française, la culture noire, d?Afrique, de Haïti ou d?Amérique, l?enrichit. « La négritude n?est pas essentiellement une affaire de Noirs entre les Noirs, mais une façon de reconsidérer notre humanisme. »Le livre est enrichi d?un avant-propos inédit et de deux interventions d?Alain Mabanckou sur l?Afrique, dont sa fameuse lettre ouverte au président de la République sur la francophonie.Notes Biographiques : Finaliste du Man Booker International Prize, prix Renaudot 2006 pour Mémoires de porc-épic (Le Seuil), Alain Mabanckou est l'auteur de plusieurs romans à succès traduits dans le monde entier, dont Verre Cassé (Le Seuil, 2005), et d?essais comme Le monde est mon langage (Grasset, 2016). Depuis une quinzaine d?années il réside à Los Angeles où il est professeur titulaire de littérature d'expression française à l'Université de Californie -Los Angeles (UCLA).