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Nations et nationalismes en Europe centrale, XIXe-XXe siècle
Michel Bernard
AUBIER
19,40 €
Épuisé
EAN :9782700722574
Faut-il avoir peur des nationalismes en Europe centrale ? Ce livre souhaite mettre fin à deux légendes. Première légende : les nationalismes qui avaient disparu sous le communisme ont connu un brusque réveil après 1989. En fait, les nationalismes ont survécu au communisme et n'ont jamais cessé de reparaître chaque fois que les pouvoirs centraux se sont affaiblis, du printemps de Prague à Solidarnosc. Deuxième légende : les nationalismes mènent nécessairement à la violence et à la guerre. En réalité, les nationalismes ont pour but essentiel non pas l'écrasement de leurs adversaires, mais le renforcement du contrôle sur leurs propres partisans. Les guerres utilisent le nationalisme, mais elles sont provoquées par d'autres facteurs : par les rivalités entre grandes puissances au XIXe siècle, par les idéologies totalitaires au XXe siècle ; et, dans le cas de l'ex-Yougoslavie, par la volonté des clans communistes de se maintenir au pouvoir en s'abritant derrière l'idéologie grand-serbe et la purification ethnique. Les nationalismes sont des forces qu'il faut savoir maîtriser et diriger. Pour cela, il importe d'abord de les connaître dans leur développement historique. En Europe centrale, ils sont enracinés durablement dans le passé, dans la vie religieuse, dans l'imaginaire social et dans toutes les formes vivantes de la sociabilité. Leur rôle peut être bénéfique. Ils représentent la principale force d'intégration dans des sociétés hétérogènes et divisées. Nulle modernisation, depuis le XIXe siècle, ne peut s'accomplir sans leur aide. Cet ouvrage a pour but de permettre au lecteur occidental de comprendre ces pays dans leur complexité, au moment même où l'Europe centrale s'apprête à rejoindre l'Union européenne.
Entre la fin du XIXe siècle et les années 20, Prague s'imposa comme l'une des capitales européennes de la littérature, de la peinture et de l'architecture. Cette ville où il faisait bon vivre - Tchèques et Allemands y cohabitaient harmonieusement, et la communauté juive y fut longtemps préservée de l'antisémitisme - accueillit et inspira toutes les avant-gardes : symbolisme, décadence. expressionnisme. cubisme... Une Belle Epoque injustement méconnue, et ressuscitée par ce livre que hantent, à chaque page, Max Brod. Rilke, Meyrink, Mucha, Bilek et tant d'autres... autour de Kafka, l'écrivain pragois par excellence, qui fait ici l'objet de nouvelles interprétations.
Catalogue raisonné et monographie, sous la direction de Bernard Toublanc-Michel. L’ouvrage retrace la carrière d’Henry Ottmann (1877-1927) et recense l’ensemble des oeuvres identifiées à ce jour. Le peintre né à Ancenis - que l’on retrouve successivement en Belgique (à Bruxelles), à Paris, à Nantes, en Seine-et-Oise, etc. - à la fois témoin et acteur de son temps, laisse une suite d’œuvres très diverses que l’auteur présente par thématiques (portraits, autoportraits, scènes de genre, nus féminins, paysages, etc.). Appréhender l’œuvre dans sa globalité, percevoir son évolution et constituer un corpus éclairant, tel est l’enjeu de ce premier ouvrage dédié au peintre Henry Ottmann.
Sur un signe de Napoléon, un officier se détacha de l'état-major pour porter un billet au commandant de l'artillerie. Quelques instants après, les premiers boulets ébréchaient les murs de la ville, faisaient sauter les tuiles et dispersaient les rangs de l'infanterie ennemie. Des fumées commençaient de s'élever au-dessus de Brienne. Il canonnait ses souvenirs."En retraçant la dernière campagne de l'Empereur, commencée en janvier 1814, Michel Bernard dresse le portrait d'un homme au sommet de son génie que sa puissance abandonne.
Les patients atteints de maladies neurodégénératives se plaignent de plus en plus auprès des cliniciens de ressentir, de façon confuse, une certaine déstructuration au sein de ce qui construit leur "moi profond". Face à ce constat, intégrer le concept de représentation à la pratique des thérapeutes devient une évidence : représentation de soi, représentation des autres, représentation du monde. C'est dans cette interface, que l'on désigne sous le terme de neurologie comportementale, que doit se situer leur analyse sémiologique, qu'ils soient gériatres, psychiatres ou neurologues. Cet ouvrage, fruit de la collaboration entre un neurologue et un psychologue, explore la notion de représentation au prisme des dernières découvertes de la science, et s'attache à décrire les effets des maladies neurodégénératives sur la représentation de soi et sur le contrôle émotionnel, cognitif et moteur. Malgré la complexité croissante des représentations, en particulier du fait de l'apport de l'imagerie cérébrale fonctionnelle, les articles qui composent ce manuel sont clairs et didactiques, et évitent l'écueil de construire une nouvelle phrénologie.
Petits dialogues familiers, naturels, presque à bâtons rompus - on les dirait parfois tenus au coin du feu : ces entretiens d'hier et d'aujourd'hui sont ceux de Gitta avec son Ange. Pour la première fois, celle qui fut le scribe des quatre Messagers avoue une intimité qu'elle n'avait jamais révélée jusqu'ici ; après avoir voulu, pendant des années, transmettre l'Enseignement d'une façon aussi rigoureuse et structurée que possible, elle nous raconte enfin à visage découvert comment elle vit, quotidiennement, la présence de son Maître intérieur. Ici se joue une pièce à deux personnages, où il n'est question que de l'essentiel ; tragique par moment, mais avec des pauses, des moments de repos souriant, des face à face tranquilles : " Je lis justement un article scientifique, et je te sens prêt à entamer une petite conversation à ce sujet... " Les grands thèmes des Entretiens s'y retrouvent, bien sûr : l'amour et la joie, la culpabilité et la peur, la naissance de l'homme de demain, la nécessité vitale du don de soi ; mais sous un éclairage différent, qui nous permet d'aller plus loin, d'y découvrir une autre nourriture. Gitta n'a jamais prétendu avoir tout saisi consciemment des paroles de vie qu'elle avait entendues : même si elle sait les Dialogues par c?ur, elle n'en comprend, comme tous les lecteurs, que ce qu'elle est capable d'intégrer, de faire sien. Avec ce nouveau livre, elle vient aujourd'hui nous faire partager ses dernières découvertes.
Van Orman Quine Willard ; Bonnay Denis ; Laugier S
L a logique, pour Quine comme pour les membres du Cercle de Vienne dont il a repris et critiqué l'héritage, est un outil qui permet d'éclairer les débats philosophiques ; elle est le langage de la science, le langage dans lequel la science peut être exprimée avec la clarté maximale et dans lequel les discussions concernant l'existence de tel ou tel type d'objet ou la meilleure explication de tel ou tel concept peuvent être tranchées. Mais, à la différence des philosophes du Cercle de Vienne, et en particulier de son maître Rudolf Carnap, Quine n'attribue pas pour autant à la logique un statut épistémologique d'exception. La logique est une partie du grand tout de la science, et, à ce titre, elle est sur un pied d'égalité avec les mathématiques, la physique et les autres sciences. C'est là la conséquence de la critique par Quine du mythe de l'analyticité, selon lequel il y aurait des vérités - celles de la logique et, par réduction, des mathématiques - qui ne dépendraient pas du monde mais seulement du langage. Philosophie de la logique est commandé par cette double perspective : d'un côté, il s'agit de proposer une reconstruction de la logique classique qui soit en harmonie avec le rôle d'arbitre accordé au " point de vue logique ", et d'un autre, Quine doit préciser le statut qu'il accorde à cette partie de la science, pour expliquer en quel sens les vérités logiques, tout en étant des vérités " comme les autres " s'imposent à nous par leur évidence. C'est ainsi qu'on retrouve dans ce livre les grands thèmes de la philosophie quinienne, qu'il s'agisse du rejet des concepts intensionnels ou de l'utilisation philosophique de la situation de traduction.