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Les fondateurs. Suivi de La Fontaine d'eau et de feu
Michel Anne
L'HARMATTAN
13,00 €
Épuisé
EAN :9782343156149
Dans notre maison de vacances en Charente, les étagères des bibliothèques croulaient sous les livres. Je lisais beaucoup. L'année de mes dix ans, j'avais déniché un exemplaire du Roland furieux de l'Arioste illustré de gravures par Gustave Doré, ouvrage monumental, à la couverture cartonnée rouge sombre ornée de caractères dorés. Je vibrais à ces descriptions d'évènements inspirés par l'Histoire. Il y avait là, grâce au génie des mots et à la tension rythmique de l'Arioste, assortis aux dessins presque délirants de Gustave Doré, le mystère de l'humain, de son apparition, de son temps et de ses lieux. C'est le fil conducteur du recueil Les Fondateurs, de la Genèse. Ce recueil fabule le chemin des Hommes, de l'ère du surgissement à celle de leur présence, de leurs actes et de leurs oeuvres. Dans un élan d'inspiration épique sans oublier que chaque poème, ce point du souffle où tout fait sens, est un acte pour, contre ou avec l'humanité.
La poésie est née avec l'humanité, ou peut-être même avant, qui sait ? Comme un souffle lié au coeur, comme une voix liée à l'esprit, comme un chant lié aux sens, elle soulève le voile du réel pour révéler un autre paysage... Consolatrice. Dispensatrice de biens précieux. Exploratrice d'un monde à part et sans limites. A la fois proche des choses du concret et parente de l'ineffable. Lumière intime éclairant des lieux qui sans elle resteraient dans l'ombre.
Une histoire de femmes toute en sensibilité qui fait du bien ! Un roman sur les magnifiques pouvoirs de l'amitié et des liens du coeur. Sabrina vit plutôt heureuse sous le soleil de Toulon, où le restaurant qu'elle a ouvert avec un couple d'amis connaît déjà un joli succès. Elle s'accommode comme elle peut de son célibat. Même si, lors des longues soirées d'hiver, son chien Biplan et son chat Tranxène ne suffisent pas à combler sa solitude. Capucine, elle, vit à Stockholm, épanouie dans son métier d'illustratrice et auprès de la famille qu'elle a fondée. Lorsque Capucine se sait atteinte d'un cancer du sein, elle compte sur son amitié retrouvée - grâce aux réseaux sociaux - après des années de silence, pour faire face à l'épreuve et ce, malgré la distance. Sabrina comprend alors, en soutenant son amie dans son combat, que c'est le rapport à son propre corps qu'elle va affronter. Elle qui souffre, depuis l'enfance, de ne pas se sentir belle. Le temps est au bilan pour ces deux femmes à l'aube de la quarantaine, dans leurs vies respectives, leurs relations avec les autres, leur féminité. Elles vont apprendre à faire confiance à leur force intérieure... et à la vie !
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.